Le blog de Renaud BELLIERE

maire de VILLERS-COTTERETS

27 octobre 2008

Congés scolaires

Une semaine de repos, comme les enfants des écoles.

Et deux commentaires pour patienter :

Le suicide du professeur de Saint Michel qui avait été placé en garde à vue car un élève avait dit qu'il l'avait frappé.
Or la dent cassée l'avait été avant, et un médecin, alors qu'il n'y avait pas d'écchymose sur le visage, avait attesté d'un coup porté.
Le professeur a alors été placé  en garde à vue. Evidemment ce n'est peut être pas la cause directe du suicide, mais ce drame rappelle combien la justice doit être  sereine et prudente ... et combien les médecins doivent réfléchir avant de rédiger un certificat : ça n'est pas qu'un bout de papier pour faire plaisir. On ne peut en tout cas qu'être révolté par une telle affaire.

Le second, absolument dérisoire, mais juste "pour la route" concerne la déclaration de Xavier Bertrand qui a dit que Michel Laviolette a été exclu de l'UMP. Ah bon ! Je le croyais apolitique. J'avais dû mal le comprendre lors des municipales

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24 octobre 2008

www.gares.picardie.fr : un super site

Vous prenez le train en Picardie.
Consultez www.gares.picardie.fr
Ce site réalisé en interne par le conseil régional de Picardie est un bijou.
On y trouve tous les renseignements sur l'accueil des personnes à mobilité réduite, et gare par gare; horaires; parkings; garage à vélos ...
Bon il faut bien trouver des défauts : Villers est difficile à trouver sur la carte. Il faut zoomer. Il est évident que cette ville aurait dû apparaître clairement dès l'affichage de la carte.

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23 octobre 2008

Erreur de jeunesse

Il est évident que lorsqu'on arrive en terre inconnue, on commence par analyser, se poser des questions et réfléchir. Puis on agit.
Monsieur Pruski et son équipe ont agi tout de suite, puis maintenant il semble qu'ils réfléchissent.
Mettre la charrue avant les boeufs est cependant souvent source d'erreurs. Et cet adage a été vérifié.
Début 2008 avant les élections, la crise de l'immobilier pointait son nez et le mécanisme des subprimes commençait a agiter le landerneau de la finance.
Le président de la République plaidait déjà pour une baisse des taux de crédit par la banque centrale européenne, mais M. Trichet s'y opposait. L'exécutif parlait plus que jamais d'une réforme du financement des collectivités locales, remise après les municipales.
Nous savions tous raisonnablement que le crédit allait coûter plus cher, que le montant des échéances des prêts à taux variables allait croître et que les dotations de l'état allaient au mieux stagner. Nous avions bâti un budget avec une augmentation de l'impôt de 1,6 % avec à la clé des mesures d'économie (la nouvelle équipe a voté 37,5 % de plus)
Depuis 2001, je prônais l'économie pour les collectivités. J'ai d'ailleurs toujours dit qu'un maire disait beaucoup plus non que oui.
Qu'a fait Monsieur Pruski dès les premiers jours ?
augmentation des élus indemnisés et augmentation de l'indemnisation des élus
augmentation du personnel
augmentation du coût du magazine d'information
augmentation des attributions aux clubs ... qui le demandaient (dixit M. Pruski en réponse à une question posée en conseil municipal), même sans justificatif
diminution de ... ? (à part le nombre d'élus de l'opposition à la communauté de communes, du nombre de lignes attribuées dans Villers Info et le temps de parole au conseil municipal, je ne vois pas ce qui a diminué)

Et la crise est arrivée, plus forte que chacun ne pouvait l'imaginer.
Les prêts deviennent difficiles à obtenir (cf le conseil général de la Somme); les taux augmentent, la réforme de la DSU, des dotations et l'inflation reprend.
M. Pruski a mis Villers dans une situation difficile. Il est évident que la cotation financière de notre ville s'était très largement redressée et que nous entrions dans les bonnes catégories. Les premières mesures prises par la nouvelle équipe, en augmentant les frais de fonctionnement nous font replonger dans le classement.
La conséquence en sera simple : moins, voire plus du tout  de marge de manoeuvre pour emprunter (les remboursements sont "pris" sur les frais de fonctionnement qui augmentent et vont bientôt mobiliser toutes les ressources).
Dans un premier temps, arrêt brutal des investissements (l'entretien patrimonial de la ville a déjà diminué)
Puis dans un second temps, augmentation des impôts, mais hélas l'impôt représente peu dans les recettes (il n'est qu'un complément aux dotations) et un "gros" impôt ne rapporte finalement pas beaucoup.
Oh je sais, M. Pruski par petites touches dans ses éditos, ses interventions commencent à nous y préparer : c'est la faute de la crise et de l'état.
Certes la crise aggrave la situation, mais la politique des premiers jours de M. Pruski va la rendre catastrophique car les impôts vont augmenter pour couvrir des dépenses inutiles.
A ce sujet, l'étude menée pour intégrer les CLSH (centre de loisirs sans hébergement) dans les services municipaux méritera d'être menée en regardant de prêt l'économie de fonctionnement et surtout le fait qu'une fois intégré, ce service n'explose pas le budget, sachant qu'il deviendra récurent année après année, puisque le personnel sera du personnel territorial.

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22 octobre 2008

Villers-Compiègne en train ?

Le conseil régional de Picardie a fait réaliser une étude pour savoir si une ligne SNCF reliant les barreaux Laon-Paris et Amiens-Paris serait économiquement et techniquement faisable.
La ligne existe déjà et nécessiterait peu d'aménagements structurels (ce qui ne veut pas dire pas chers). La liaison se ferait vers Duvy. 2 gares pourraient alors être ouvertes : Verberie et Béthisy St Pierre. Comparés aux temps de route, Villers-Compiègne serait équivalent, mais le gain deviendrait réel pour Crépy-Compiègne.
C'est un bassin de vie de 115.000 habitants qui serait concerné et les études tablent sur 1.000 voyageurs potentiels.
C'est donc envisageable en terme d'aménagement de transport public. Avec le coût qui va avec, car il ne faut pas oublier que les TER sont très largement déficitaires. Dans le cas présent, ce serait environ 1 M€ de recettes et 14 M€ de dépenses.
Ca n'est pas prévu dans le plan budgétaire à venir, mais un prochain ? En tout cas, la commission s'y est montrée favorable.

A l'assemblée nationale, Olivier Jardé qui avait constaté que tous les crédits n'étaient pas mobilisés pour les nouvelles lignes TGV, a déposé un amendement avec le soutien des autres parlementaires du département pour une ligne Paris-Amiens-Calais (accepté en commission parlementaire), mais aussi l'électrification Amiens-Boulogne et la création d'un barreau Creil-Roissy.

Ce dernier barreau, plus celui étudié par la région, permettrait un beau maillage transversal picard.

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17 octobre 2008

Pour rire

Je roule dans une voiture hybride qui a un défaut. L'autoradio reçoit mal la FM et il n'y a pas de gamme grandes ondes.
Lorsque j'ai reçu un questionnaire de satisfaction, j'ai noté cette absence de GO, gênante en France.
La réponse, avec une petite boite de chocolat m'est parvenue :
... les services techniques de Toyota France se sont déjà mis en relation avec votre réparateur agréé qui doit établir un rapport technique concernant les incidents relatés.
Nous vous informons également que parallèlement des tests de comparaison seront effectués sur un Prius identique ou autre modèle. Les conclusions de ce test seront ensuite transmises à Toyota Japon ...
C'est sympa et aimable, mais pourquoi n'apprend t'on pas dans les écoles de commerce ou de marketing à plutôt écouter la demande plutôt que de mettre un point d'honneur à répondre vite ... et pas toujours à bon escient.
Toyota Japon sera t'il inquiet de constater que tous les modèles Prius sont équipés du même autoradio sans GO ?
En tout cas, il faudra remercier le réparateur agréé d'en avoir averti Toyota France.

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16 octobre 2008

Grenelle de l'environnement

Les bonnes intentions de départ tirent plutôt à la baisse. La faute à la crise. Pas sûr, mais on va lui en faire endosser à cette crise ...
L'obligation de construire dès 2012 des bâtiments encore plus économes en énergie (50 kWh/m²/an pour 80 à 100 aujourd'hui) : le lobby "électricité et nucléaire" est arrivé à permettre de déroger à cela en cas d'utilisation de convecteurs électriques dans les logements neufs !
La sauvegarde des espaces naturels : elle ne serait plus opposable aux projets d'urbanisation (il faut reconstituer ... ailleurs)
La capacité routière ne serait plus augmentée : déjà des dérogations (il est vrai qu'on ne peut pas être jusqu'au-boutiste, mais il faudrait encadrer cela).
Le bonus-malus automobile dont on sait à la suite d'une enquête du journal L'AUTOMOBILE qu'il arrive à favoriser des moteurs diesel plus polluants que des moteurs utilisant l'éthanol. Ce même éthanol, plus taxé que le fioul dans l'absolu et dont la détaxe (qui corrige la taxe) va diminuer.
Mais sur l'éthanol, mes connaissances ne me permettent pas d'avoir un avis tranché tant je lis d'articles contradictoires concernant le coût écologique de sa production.
Sans parler de la lenteur que mettent les collectivités et l'état à se montrer éco-responsables. La France avait été reconnue en 2003 l'un des pays les plus impliqués en matière d'engagement, pour finir en 2005 (étude sur les marchés publics) par ne plus être classé parmi les 7 pays vertueux par la commission européenne. La consommation des bâtiments d'état est de l'ordre de 156 kWh/m²/an, et "il" ne roule qu'avec 10% de véhicules propres. Sans parler de l'enquête qui dénombre encore de nombreux sites où le chauffage n'est pas réduit pendant les périodes d'inoccupation.
Alors courage, la marge de progrès est énorme. Et si l'on est optimiste, on peut dire que les résultats à attendre vont être considérables.

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15 octobre 2008

Dette

Il y a longtemps que je n'ai pas parlé de la dette.
La crise en accroît son poids en augmentant la charge du remboursement.
Cette dette devrait grimper à 66 % (les deux tiers !) du PIB, avec un déficit exécuté de 48 milliards.
Le déficit du régime social agricole qui sera désormais géré par l'assurance maladie au prix d'une "subvention d'état" de 1,2 milliards n'arrange évidemment pas les choses.
Alors oui, il faut faire des économies, et oui ces économies obligent à réduire et à supprimer des services.
J'entends la Région, le Département, la ville de Villers (et d'autres villes) pleurer devant la réduction des dépenses, alors que ces collectivités augmentent les leurs en se mélangeant allègrement les compétences.
Je répète depuis des années qu'il ne sert à rien de rejeter la faute sur l'autre car nous sommes dans le même bateau.
La réforme des collectivités est une nécessité (que les conseillers généraux arrêtent de se dire indispensables; itou pour les conseillers régionaux, les maires, les conseillers communautaires, les présidents de syndicats SIVOM ou SIVU,  et simplifions ... vite, très vite.
Vous comprendrez très vite (je développerai prochainement ce sujet) pourquoi les décisions prises par M. Pruski ces derniers mois vont plomber rapidement et de façon importante les capacités financières de la ville. D'autant, et il commence à s'en rendre compte (et à le dire par petites touches), qu'il a initié et promis un train de mesures incompatibles avec la réforme annoncée des financements publics aux collectivités

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14 octobre 2008

Les Subprimes pour les nuls

Voici le texte que m'a envoyé un ami par mel. Le pire est que c'est tout à fait cela.

Alors voilà, Mme Ginette a une buvette à Bertincourt, dans le Pas de Calais. Pour augmenter ses ventes, elle décide de faire crédit à ses fidèles clients, tous alcooliques, presque tous au chômage de longue durée. Vu qu'elle vend à crédit, Mme Ginette voit augmenter sa fréquentation et, en plus, peut augmenter un peu les prix de base du "calva" et du ballon de rouge.

Le jeune et dynamique directeur de l'agence bancaire locale, quant à lui, pense que les "ardoises" du troquet constituent, après tout, des actifs recouvrables, et commence à faire crédit à Mme Ginette, ayant les dettes des ivrognes comme garantie.

Au siège de la banque, des traders avisés transforment ces actifs recouvrables en CDO, CMO, SICAV, SAMU, OVNI, SOS et autres sigles financiers que
nul n'est capable de comprendre.

Ces instruments financiers servent ensuite de levier au marché actionnaire et conduisent, au NYSE, à la City de Londres, aux Bourses de Francfort et de Paris, etc., à des opérations de dérivés dont les garanties sont totalement inconnues de tous (c.à.d. les ardoises des ivrognes de Mme Ginette).

Ces "dérivés" sont alors négociés pendant des années comme s'il s'agissait de titres très solides et sérieux sur les marchés financiers de 80 pays.

Jusqu'au jour où quelqu'un se rend compte que les alcoolos du troquet de
Bertincourt n'ont pas un rond pour payer leurs dettes.

La buvette de Mme Ginette fait faillite.
Et le monde entier l'a dans le cul ...

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13 octobre 2008

Une occasion de se taire

Dans sa tribune du Villers Info de ce mois-ci, Monsieur Gervais explique que la communauté de communes avait voulu acheter la Maison d'Aulnay ou Carpentier pour y réaliser une maison intercommunale de retraite spécialisée ... mais que l'opération avait été réalisée par un grand groupe national avec un cabinet d'architectes bien connu.
Si j'ai bien compris et si je lis bien ce qui est écrit, c'est donc fait ! On inaugure quand ?
Je pense que Monsieur Gervais veut dire que le terrain était déjà acheté.
3 précisions sur ce dossier :
J'avais fait, au nom de la ville de Villers des démarches pour implanter une maison de retraite spécialisée depuis 2001. Auprès de l'EHPAD de Villers et auprès de groupes privés. La ville avait des terrains près de la Haute Borne.
Michel Laviolette qui aimait souvent nos projets au point de vouloir les récupérer pour la CC avait même dit en conseil d'administration de la maison de retraite de Villers qu'il allait créer une maison de retraite de 100 lits. Privée ou publique avait demandé la directrice. On verra avait répondu le conseiller général. Par la suite, cette compétence a été ajoutée aux statuts de la CC (ce qui est logique).
Le seul hic, c'est que nous savions déjà que les autorisations départementales étaient bloquées et le resterait; ce qui a été officiellement confirmé lors de la parution du schéma départemental en faveur des Personnes Agées 2007-2011 qui fait état d'un taux d'équipement supérieur au national et à un taux de remplissage moyen sur quelques secteurs.
Le secteur dont fait partie Villers (Clic du Chêne doré) avait le taux d'équipement le plus élevé du département, auquel il fallait ajouter 16 lits autorisés non installés. Des créations nouvelles ne pouvaient être envisagées que dans le secteur du Grand Laonnois.

La ville d'Aulnay a mis en vente la propriété.
Nous l'avons appris par la gardienne qui est venu pour demander du travail à Villers car elle ne souhaitait pas partir en région parisienne. J'en ai informé le bureau municipal et la CC (communauté de communes).
Compte tenu du prix de vente et des frais énormes à engager pour faire un ERP (c'est à dire un établissement ouvert au public), dans cette maison, il a été décidé de ne pas préempter (acheter le terrain) - d'autant plus que nous avions été échaudé lors de la vente du silo; le tribunal nous ayant reproché de ne pas avoir de projet sur le terrain antérieurement à sa mise en vente.
Plusieurs groupes de construction ont été contactés par le vendeur. L'un a acheté le terrain, et un autre la grande maison.
Je n'ai aucun souvenir d'avoir été informé en bureau de la CC de son intention d'acheter cette propriété.

Quant au cabinet d'architectes bien connu, c'est un cabinet qui emploie 17 personnes, qui ne participe pas aux opérations immobilières (c'est même interdit par la déontologie professionnelle), mais qui établit les projets qui lui sont confiés. Lorsque les terrains sont acquis.
En l'occurrence, ce cabinet bien connu travaille avec le groupe de construction cité par Monsieur Gervais depuis des décennies sur des villes telles Chauny, St Quentin, Reims ... et Villers.
Mais ça faisait si plaisir à Monsieur Gervais, certainement amer de son procès perdu , de s'essayer à quelques méchancetés, quitte à réécrire l'histoire.

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10 octobre 2008

L'exemple vient il d'en haut ?

Non, je ne parlerai pas du comportement des financiers, mais de façon beaucoup plus terre à terre de nos élus.
J'avais demandé aux élus de notre groupe, lorsque nous étions majoritaires, de faire en sorte de montrer l'exemple.
A commencer par le stationnement.
Hier à la salle Labouret, 2 voitures stationnaient devant l'entrée de la cuisine (en principe interdite par des plots, et à l'endroit où nous nous battions pour que les jeunes ne stationnent pas) : celle d'un adjoint (qui se plaint souvent du comportement des automobilistes) et celle du maire.
Devant ce bel exemple, une troisième voiture d'un membre de la communauté de communes est venue également se garer.
Que voulez-vous que nous disions aux "jeunes" qui viennent là le soir ?
Evidemment, l'habitude étant prise, il y a de belles traces de roues sur l'espace vert.
Ca n'est pas grand chose, mais ces comportements me choquent.

Dans la série l'argent du contribuable n'a qu'une importance relative, cette belle photo de l'ancien Villers Info en bout de caisse dans un supermarché du quartier de Pisseleux. Les cotteréziens sont ils sur-informés ou le nouveau magazine est-il tiré en trop grand nombre dans le but d'arroser plus que très largement la ville et ses environs ?

vilI

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