26 février 2009
Achat route de Paris
La ville vient d'acheter un terrain d'environ 33.000 m² (3 ha) près du centre commercial Champion.
Rien à dire sur la motivation : cela permet de maîtriser le foncier et le développement futur.
La note est de l'ordre de 900.000 €.
Somme dont dispose la ville grâce à la réintégration du budget annexe des salles, ce qui vient enfin d'être autorisé par le percepteur .
M. Pruski avait dans un premier temps voulu acheter "sous délégation" ce qui veut dire que le conseil municipal aurait été prévenu une fois l'achat fait.
Le maire peut toujours dire ce qu'il veut (il adore parler du passé quand on l'interroge sur l'avenir), mais ça, on a jamais fait pour de telles sommes et de tels enjeux. Question de respect des élus et donc de nos concitoyens.
Mais finalement, ça a dû être "passé" en conseil municipal car le prix excède très largement l'estimation des domaines.
Lesquels domaines ont déjà pris en compte le "gros" prix qu'avait payé Champion sur des terrains voisins.
N'oublions pas que c'est du terrain agricole non viabilisé.
Pour se justifier, M. Pruski a avancé 3 explications :
Le prix de départ demandés par les propriétaires était de 39 €/m², et il est de 26,33 €/m² maintenant.
Si la ville n'achète pas, il y a un risque qu'elle ne puisse plus préempter.
Nous aurions acheté un terrain beaucoup plus cher : exact, c'était en centre ville, en zone constructible et le terrain nous était vendu dépollué (normal) et équipé : c'était pour faire un parking : rien à voir donc avec un terrain agricole non desservi par les réseaux (c'est la ville qui va devoir payer l'assainissement, les voiries ...).
Il est vrai que le groupe auquel appartient Champion a acheté cher des terrains non équipés, mais il l'aurait fait à "n'importe quel prix" car c'était une nécessité commerciale pour eux de s'étendre.
J'ai demandé pourquoi la ville n'avait pas demandé conseil avant à un avocat spécialisé en droit des sols car le texte est compliqué en ce qui concerne le droit de délaissement. Je ne suis pas certain qu'il s'applique totalement dans ce cas. Je n'ai pas eu de réponse.
Il n'y avait pas d'urgence non plus car les acheteurs ne se précipitent pas aux portes en ce moment, et la ville a la possibilité disons le franchement de "verrouiller" les projets, ce qui permet de faire réfléchir les acheteurs d'un terrain en zone 1AU (c'est à dire un terrain sur lequel il faut déjà un projet global avant de construire). Le temps d'obtenir réponse d'un avocat et de tenter le classement en zone spécialisée (il y en a de plusieurs types) qui bloquerait les choses tant que la ville ne maîtrise pas le foncier.
Cet achat révèle un amateurisme certain et un total irrespect de l'utilisation de l'argent public. C'est hélas à ajouter à une liste qui s'allonge ...
P.S. Et vous avez-vous également eu un réseau Internet (Orange) très perturbé lundi et mardi ? Au point de ne plus accéder au blog.
20 février 2009
Conseil municipal
Toujours aussi "vivant"
Le maire éprouve toujours les pires difficultés à se contenir et à répondre aux questions autrement qu'en attaquant le passé (comme si cela justifiait les actions présentes ou à venir) ou en tenant un discours politicien archaïque et dogmatique.
Voici un extrait du dernier compte-rendu.
Il s'agissait du mode d'élection pour le conseil municipal des jeunes
Nous l'avions ouvert aux cotteréziens d'une classe d'âge quel que soit leur rattachement scolaire. La nouvelle municipalité ne l'a ouvert qu'aux élèves des 2 collèges de Villers-Cotterêts.
Je voulais connaître la motivation de cette nouvelle règle plus restrictive.
(Ne me dites pas qu'on ne dit pas établissement "religieux", mais établissement "privé". Je le sais, mais je n'ai pas pu m'empêcher d'agiter un peu le "drapeau rouge" sous les yeux du maire. Ce n'est pas bien, je sais).
Allons-y :
Renaud Bellière : « J’ai compris que c’était limité aux élèves des collèges de Villers-Cotterêts. Quid des élèves extérieurs aux collèges et des élèves qui sont dans les écoles religieuses ? »
Jean-Claude Pruski : « De l’école religieuse vous parlez ? Pour le conseil ? »
Renaud Bellière : « Oui, il y a des élèves qui ne sont pas scolarisés au collège mais qui peuvent être scolarisés dans des établissements religieux à Soissons ».
Jean-Claude Pruski : « Oui, mais ce n’est pas à Villers donc, il n’y a pas d’école religieuse, à ce que je sache ce soir, à Villers ».
Renaud Bellière : « Monsieur le Maire, encore une fois, vous n’avez pas pris le temps de m’écouter, c’est dommage, parce que si vous étiez un homme d’écoute, j’ai beaucoup de choses à dire, donc on pourrait s’entendre à un moment ».
Le Maire : « Ecoutez, on n’est pas là … »
Renaud Bellière : « Je parle des élèves cotteréziens qui sont scolarisés, vous ne comprenez pas la question, je la répète ».
Le Maire : « On a autre chose à faire, qu’à faire des petites histoires comme vous faites maintenant ».
Renaud Bellière : « Moi je viens au conseil municipal pour poser des questions et avoir des réponses aux questions ».
Le Maire : « Et bien, vous y répondez à côté ».
Renaud Bellière : « Je ne réponds pas, je pose la question Monsieur le Maire ».
Le Maire : « Je vous ai répondu, il n’y a pas d’école religieuse à Villers ».
Renaud Bellière : « Oui, ça je le sais ».
Le Maire : « Alors si vous savez, vous posez une mauvaise question ».
Renaud Bellière : « Quelle était ma question ? Je vais reformuler ma question. Reformulez ma question vous-même et vous verrez que ça permettra de bien se comprendre. Je dis qu’il peut y avoir des cotteréziens, laissez moi finir ».
Le Maire : « Ce n’est pas sur un conseil de jeunes qu’on va polémiquer, ça n’a aucun intérêt ».
Renaud Bellière : « Je ne polémique pas, je pose une question, je dis… »
Le Maire : « Ecoutez, jusqu’à preuve du contraire, c’est moi qui préside, alors maintenant, si vous posez des questions à côté de la plaque… ».
Renaud Bellière : «Vous allez encore me faire partir ».
Le Maire : « Et bien si vous voulez, ce n’est pas un problème ».
Renaud Bellière : « je souhaite avoir une réponse, que fait-on des élèves cotteréziens qui ne sont pas scolarisés à Villers-Cotterêts, qui habitent Villers-Cotterêts, qui participent à la vie de la Ville de Villers-Cotterêts, comme certains adultes vivent à Villers-Cotterêts et travaillent ailleurs, que fait-on de ces élèves, est-ce qu’il y a une raison pour laquelle ils sont exclus ? »
Mohamed Chelaoui : « Monsieur Bellière, nous avons décidé de faire élire des jeunes cotteréziens de la 5ème à la 3ème pour ce premier conseil municipal des jeunes, par la suite nous pourrons élargir aux élèves cotteréziens qui sont scolarisés dans une autre ville ».
Renaud Bellière : « Voilà une réponse, Merci » ...
J'avais écrit hier que je parlerais de la rumeur concernant l'avenir de la Picardie. Ce sera un autre jour. J'avais heureusement fait cette annonce au conditionnel.
19 février 2009
Prudence et rumeur.
Je lis le message de Prudence, qui commente la lettre RAR que j'ai envoyée à M. Pruski.
Que faire contre des rumeurs. Le propre d'une rumeur est de s'auto-alimenter.
Etant maire, j'ai connu la rumeur de l'homme à la tête coupée dans le parc. J'ai connu la rumeur de mon retrait de permis car je circulais à vélo (je touche du bois, mais "j'ai" tous mes points et n'en ai jamais perdu un seul).
Aujourd'hui cela concerne ma maison.
Est-il pourtant si difficile de comprendre qu'à près de 60 ans, et après avoir exercé mon métier sans interruption, je puisse faire construire une maison ?
Pour la payer, j'ai fait comme ont dû le faire ceux qui propagent la rumeur : j'ai mis mon appartement en vente, j'ai cassé mon "épargne-logement" et j'ai emprunté à la banque. En plus, c'est une maison à ossature bois, plutôt économe. Quant au surcoût de la façade en pierres sur rue, il est de 6.000 €.
Le propre des rumeurs est quand même souvent de donner une explication "tordue" aux évènements, comme si la simplicité n'existait pas.
Demain j'aborderais le sujet plus sérieux de la réforme des institutions ... et la rumeur concernant le découpage de la Picardie.
16 février 2009
Seconde fois.
Pour la deuxième fois, M. Pruski tente de jeter le discrédit sur le cabinet d'architecte que je co-dirige. Et cette fois derrière mon dos ... avec des propos mensongers. La 3ème fois ce sera devant le juge.
Dommage, il y a tant d'autre chose à faire que de perdre et faire perdre du temps.
Je lui ai donc écrit cette lettre en recommandé AR.
Aurais-je une réponse ?
Monsieur le maire,
Je n’ai pas assisté à la réunion publique qui s’est tenue hier à la salle Gérard Philipe.
Il m’a été rapporté que vous auriez à nouveau fait, en mon absence, un amalgame entre la vente des terrains de la “Maison d’Aulnay”, la fonction de maire que j'exerçais et mon métier d’architecte que j’exerce au sein de la sàrl Bellière-Manière.
(*) votre première intervention en ce sens ayant été faite en séance de conseil municipal sans que vous n’acceptiez que je puisse précisément répondre.
Vous reprocheriez que la ville n’ait pas préempté cette propriété au motif qu’il y avait de beaux arbres, pour permettre au cabinet d’architectes Bellière-Manière de réaliser une opération.
Sur la préemption : vous n’êtes pas sans savoir que la ville a été condamnée à “rendre” la propriété des silos qu’elle avait acquise après avoir exercé son droit de préemption au motif qu’il n’y avait pas de projet d’intérêt public sur ce terrain.
Il n’y avait aucun projet communal sur la propriété “Maison d’Aulnay” (de beaux arbres en lisière de la forêt de Retz sont ils suffisants pour représenter le seul argument après de la juridiction administrative), et le prix en était élevé, trop pour les finances communales. Trop également pour la communauté de communes qui avait également étudié ce dossier, avec l’idée d’y faire réaliser un établissement de retraite). Le bâtiment nécessitait en outre de gros investissements pour être conforme aux règlements actuels des ERP (établissement recevant du public) et pour être accessible aux personnes handicapées.
Sur la vente : elle s’est faite entre la ville d’Aulnay, et un groupe d’investissement. La ville n’avait rien à voir dans ce dossier. La ville d’Aulnay n’ayant d’ailleurs fait aucune proposition à la ville de Villers-Cotterêts.
Lorsque la vente a été faite, le groupe Eiffage qui est propriétaire des terrains (et non de la maison) a contacté notre cabinet (Mme Manière, pas moi, mais c’est sans importance) pour établir un projet.
J’attends de connaître avec exactitude la teneur de vos propos pour décider, en accord avec mon associée, de la suite à donner en fonction de la gravité de la diffamation
Je vous prie de croire ...
13 février 2009
Région de Picardie
Une rumeur, maintenant une pétition pour demander que l'Aisne reste en Picardie.
Les axonais disaient ne pas être picards lors de la création des régions il y a plus de 20 ans.
Aujourd'hui, ils ne veulent plus s'en séparer. Ainsi va la vie.
Il faut dire que la région a beaucoup fait, et chacun se rend compte de ses actions (trains, routes ... jusqu'au dernier contrat de plan, lycées, formation, aides aux collectivités, aides économiques, culture, etc ...).
Charles BAUR, 1er président élu a développé cette région de façon intensive et pertinente, et a fait que l'on s'y retrouve tous. Voilà pourquoi nous nous sentons picards aujourd'hui, et fiers de l'être.
Alors va t'on démanteler cette région ?
Nous n'avons aucune information. Est-ce une rumeur comme je l'écrivais en début de ce petit mot, une fuite "contrôlée" de la commission Baladur, d'un politique qulelconque, du président lui-même ?
Lundi prochain, et assez indépendamment de ce "bruit", mais en parallèle de la réflexion gouvernementale sur la réforme des institutions, le conseil régional réunit une commission extraordinaire pour discuter et faire le point sur ce que pourrait (ou devrait) être cette réforme.
Je signale que cette commission (la 5) dont je suis membre a été ouverte à tous les conseillers.
Ca me rappelle que lorsque j'étais maire, j'ai organisé à chaque fois que nous avions un dossier important (PLU, gens du voyage, centre-ville ...) une séance plénière (non publique) du conseil municipal pour que TOUS les élus, quelque soit la commission à laquelle il participait, puisse être informé du sujet, et puisse donner ses idées avant que les choses ne soit finalisées.
Ceci expliquait peut-être le climat plus serein et plus calmes des conseils d'alors.
M. Pruski n'a pas poursuivi dans cette voie. Loin s'en faut, à tel point que même la commission ou les élus (sans parler des citoyens) ne sont pas au courant du futur plan de circulation qui occupe tant les services techniques en ce moment - à en lire une interview parue dans l'UNION.
Lequel UNION s'est publiquement et durement fait rabrouer, car le plan publié (celuicommuniqué lors d'une réunion de l'ECCA) serait "tout faux". A voir.
Et vive la démocratie participative ... oui, mais seulement à la région de Picardie.
12 février 2009
Infinitésimal
Infinitésimal : ça veut dire 4.000 € ... pour l'instant
Evidemment, si l'unité de base est le montant de la nouvelle indemnité des élus, cette somme leur apparaît somme toute assez faible.
Et à quoi correspond ce chiffre ? Les lecteurs de l'UNION auront tout de suite compris : à l'étude du nouveau logo et de la nouvelle charte graphique de la ville.
Là où le bât blesse, c'est que la mise en application de cette charte graphique n'est pas chiffrée.
Il faut savoir que l'addition comportera plus de zéros.
Quelle méthode de gestion : on lance le projet, et on découvre ensuite combien ça coûte !
Je suis consterné à titre personnel, mais surtout triste et inquiet pour les cotteréziens.
L'ancien logo, réalisé du temps du Dr Bouaziz n'avait, lui, rien coûté. C'était le résultat d'un concours d'étudiants.
Il avait vieilli, nous le savions, mais devant le prix du remplacement de tous les panneaux municipaux, nous avions décidé de ne rien changer car ce dossier ne nous paraissait pas prioritaire. Quelle amélioration ce changement apporte t'il aux cotteréziens ?
J'ai critiqué la dépense de la médiathèque au moment où elle avait été faite, et qui avait "plombé" nos finances pendant plusieurs mandats (et oui M. le maire, relisez les audits de gestion de 2001 : "nos" augmentations d'impôt, c'était pour éponger les frais de fonctionnement de cette médiathèque). J'espère que vous l'avez compris, sinon on court à la vraie catastrophe en pensant que l'on peut dépenser gros sans compter. Vous me direz, ça commence.
Mais au moins, à cette réalisation près, à laquelle le Dr Bouaziz tenait par dessus tout (à n'importe quel prix avait il dit un jour en commission), cet ancien maire savait ne pas dépenser sans compter.
Essayez au moins, M. le maire, de respecter l'argent public; surtout en ce temps de crise.
Essayez au moins, M. le maire, de savoir combien coûte les choses avant de les entreprendre.
Essayez au moins, M. le maire, de faire plutôt que de communiquer.
11 février 2009
Orthographe
Certes, je fais des fautes; et parler d'orthographe sur un blog expose à des critiques car il doit se glisser plus d'une erreur dans mes écrits.
Mais je me relis, j'essaye de me corriger, et je suis souvent le nez dans le dictionnaire. De plus, j'écris sans correcteur orthographique car ça oblige à être attentif et ces correcteurs ne sont pas toujours justes.
Si je veux parler d'orthographe ici, c'est parce que je trouve lassant de lire à longueur de journées des lettres bourrées de fautes grossières, et pas seulement dues à l'inattention.
Je suis expert : les courriers sont donc mon lot quotidien. Il faut parfois lire à haute voix pour comprendre. Le summum est atteint lorsque le rédacteur croit bien faire en maniant le subjonctif ou le passé simple. Et là ! Que de confusion entre le verbe être et le verbe avoir. Et oui, la lettre que je vous est écrit(e) m'ait revenu.
L'orthographe est pourtant le principal lien entre les hommes, tout comme la langue.
Mal se comprendre est source d'incompréhension et d'isolement.
C'est pourquoi, l'orthographe, la grammaire, le vocabulaire font partie du bagage culturel indispensable.
Un dernier exemple lu dans un procès-verbal de réception de travaux (il y a eu pire, mais celui-ci est récent) :
- doublage du garage : terminé
Et bien non, il n'était pas terminé, et il aurait fallu écrire terminer (ou mieux à terminer).
Comme quoi, un accent compte en français. Dans le cas présent, il risque de coûter quelques milliers d'euros, car tout se plaide.
C'est la raison pour laquelle la langue française fut longtemps la langue de la diplomatie.
10 février 2009
Réunion publique 2
Je n'ai pas pu me rendre à la réunion publique qui s'est tenue vendredi à la salle M.L. Labouret.
J'en ai lu le compte-rendu dans l'Union, et d'autres personnes m'en ont parlé.
Les problèmes de voirie et de tranquillité sont toujours les sujets les plus abordés car ils nous concernent tous.
Je me répète, mais sans projet à présenter ou sans ordre du jour, ce sont les questions qui intéressent notre quotidien qui sont posées.
On remarque que la difficulté à recenser et traiter les petits problèmes reste un sujet épineux pour toutes les municipalités.
Le panneau mal positionné, le passage protégé au mauvais endroit ...
Evidemment, il faut savoir que les aménagements publics ne peuvent pas être faits "à la carte" et que c'est l'intérêt collectif qui doit primer.
Certaines demandes très (trop) particulières ne peuvent pas être traitées lorsque la solution pénalise d'autres citoyens.
Je pense au poteau d'éclairage qu'untel veut devant chez lui pour voir sa serrure, alors qu'un autre ne le veut pas devant chez lui car ça l'éblouit (c'est du vécu) : la solution est dictée par l'éloignement nécessaire entre mâts pour obtenir un éclairage homogène.
Mais les petits problèmes, les vrais, apparaissent souvent quand le mal est fait; et en matière d'équipement, défaire et refaire coûte cher.
Nous avions essayé de créer un "corps" de citoyens-référents qui aurait veillé et observé les équipements publics (et leur maintenance) et aurait alerté la mairie dès apparition du problème. Il aurait pu être contacté avant la pose des équipements nouveaux. Ca n'a pas fonctionné faute de combattants. Dommage.
A re-tenter ?
La commission constituée pour l'accessibilité de la ville fonctionnait bien.
Des propositions très détaillées et concrètes avaient été faites.
Le maire, lors de sa première réunion publique a, pour sa part, été très clair : très cher, la ville ne tiendra pas le calendrier légal. C'est cher, c'est vrai et il est possible que malgré notre intention d'en faire un chantier prioritaire, nous ne serions pas parvenu à tout boucler dans les délais, mais cela ferait cependant deux années que les travaux d'accessibilité des voiries auraient commencé au niveau des trottoirs (c'était dans notre programme) ...
Mais mieux valait certainement privilégier le doublement de la dépense avec une nouvelle revue municipale, augmenter les frais d'impression des diverses invitations, cartes de voeux, etc ... Ca permet de montrer ce que l'on fait et de taire ce que l'on ne fait pas.
06 février 2009
Relance, relance, relents
Le plan de relance à peine dévoilé, une autre nouvelle tombe.
Qu'en penser ?
Tout d'abord que la période est plus que difficile pour le pays (et les autres), le gouvernement et le chef de l'état, et que l'on ne peut pas lui reprocher d'agir ... comme il le peut.
Evidemment, comme tout politique (et c'est bien là le drame partagé par tous, de droite, de gauche, moins du centre évidemment), il y met une grande part d'habillage et de com.
Pour la relance et les 170 M€ dédiés à la Picardie, on sait qu'il y des crédits prévus et des remboursements anticipés, et peu d'argent neuf (je l'avais écrit le 8 décembre dernier).
Mais essayer de redonner le moral, et mettre dans la balance tout ce qu'on peut n'est pas critiquable.
Passons rapidement sur la RN2 pour laquelle les crédits débloqués étaient attendus depuis des années par la région au titre du (vieux) contrat de plan.
Passons plus rapidement encore sur le canal Seine-Nord Europe pour lequel il faut encore trouver plus de 2 milliards d'euros, et le budget présenté par VNF (Voies navigables de France) ne cesse de croître et ne comptabilise pas les investissements locaux. Croire en la rapidité de ce projet est peu réaliste, quand bien même Alain Gest, futur président de VNF ne saurait rester indifférent à un projet picard.
Pour la seconde nouvelle concernant la taxe professionnelle : hum ! Cette taxe alimente les collectivités locales. L'état va certainement compenser comme il le fait toujours sur la base de l'année précédente et sans réévaluation. Mais avouons que c'est une mesure facile faite avec l'argent des autres, et qui risque d'assécher l'investissement local.
Investir dans le canal Seine-Nord sera certainement moins incitatif et plus difficile pour les collectivités locales si elles n'ont pas la retombée de la taxe professionnelle pour rembourser leurs emprunts.
J'attends maintenant (mais la Cour des Comptes et son président M. Seguin aussi), les économies de structure que doit faire l'état.
Enfin, le président a eu raison de faire un appel du pied aux syndicats car il est temps d'avancer ensemble au travers de cette crise.
La réflexion d'un responsable de syndicat après la grande grève de la semaine dernière, déclarant qu'après un tel succès, il attendait un geste : ou 200 € de plus pour le SMIC ou la prime transport me paraît relever de l'inconscience ou de la démagogie.
Certes un bonus ferait du bien, mais le problème aujourd'hui est bien de conserver de l'emploi, pas de grappiller (désolé pour le teme) quelques avantages pour ceux qui ont un emploi.
Oublier les relents corporatistes devraient aider à traverser cette période où de très importantes inégalités vont croître ou se créer.
05 février 2009
Réunion publique
Réunion publique mardi dernier avec très peu de public (6 ou 7 au grand maximum) si l'on décompte les habitués "politiques", c'est à dire celles et ceux que l'on retrouve aux séances du conseil municipal et les élus.
Mobiliser les habitants est toujours difficile en dehors d'un évènement majeur qui provoque rejet.
Mais il faut dire qu'une réunion se doit d'être préparée et doit être faite pour dire quelque chose.
Que voulez-vous que les gens fassent spontanément si ce n'est d'évoquer leurs soucis quotidiens. C'est légitime, mais cela donne une réunion brouillonne.
Quelques sujets amusants :
La matérialisation des trottoirs rue de Verdun : nous avions respecté ce qu'avait fait le Dr Bouaziz pour cette rue semi-piétonne, pas M. Pruski.
Un remplacement d'arbres sur la place : les arbres ont été choisis par le concepteur-paysagiste de la place en fonction de leur forme qui doit accompagner l'architecture de la place (attention, on rentre dans le domaine culturel), ne pas faire trop de feuilles, mais aussi en fonction des racines qui ne doivent ne pas soulever le bitume ou le bassin. Le maire préfèrerait la sylviculture locale à la culture ? Bref, tout comme pour la circulation, cette place avait été étudiée par des professionnels, mais la nouvelle équipe est encore plus professionnelle.
La grille d'accrochage des vélos près de l'office du tourisme a disparu : cela évitera aux touristes de nous ennuyer avec ces engins polluants que sont les bicyclettes. Et cela évitera que l'office n'ait un jour l'idée saugrenue de louer des vélos, comme nous l'avions (vainement) espéré.
Quant aux poubelles, il en manquerait, d'après les propriétaires de toutous, mais nous en avions ajouté 115, et la nouvelle municipalité en ajoutera une douzaine. Le problème est qu'il faut les vider.
Sinon, je suis tout à fait d'accord avec M. Pruski lorsqu'il a répondu (à maintes reprises) c'est difficile. Et oui, être maire, c'est difficile ! Les réponses esquivées viendront vraisemblablement lors d'une prochaine réunion.
En conclusion, un bel exercice de démocratie participative et de transparence. Surtout en ce qui concerne le sens de circulation.

