22 février 2013

Château de chasses

Château royal, forêt royale.
J'avais proposé, étant maire de poser un tel panneau sous les panneaux d'entrées des ville, mais la pesanteur des uns et des autres est parfois telle que c'était resté au niveau de mes souhaits ... Mais là n'est pas mon propos.
Château dédié aux plaisirs et à la chasse, le château François 1er redeviendrait-il un lieu de chasses ... gardées ?.

Du moins, chacun le voudrait peut-être :
- le maire et maintenant le député s'agitent, ayant compris que le départ de la maison de retraite va laisser ce château sans entretien.
- la société historique s'est emparée du dossier, un peu seule et sans trop se renseigner sur les ramifications et difficultés administratives. Et en déclarant, en contradiction avec l'action, qu'il ne faut pas en faire un enjeu politique.
- la nouvelle association, portée par des jeunes plein d'enthousiasme, découvre le dossier. Mais on sent chez eux une forte volonté d'apprendre vite les rouages compliqués du dossier.
- pour ma part, et même au risque de me montrer immodeste, qui ait acquis une bonne connaissance du dossier; j'en connais les tenants et aboutissants depuis 2001, j'ai conservé les contacts avec le ministère de la culture, l'Oppic, la DRAC. Je connais les règles du jeu, la doctrine du ministère de la Culture et leurs exigences.
Seule la nouvelle association m'a demandé des explications ... Cela leur permettra de gagner du temps, d'éviter les erreurs qui desservent le dossier.
Mais il faut savoir, comme l'avait dit un architecte des bâtiments de France, que le château ne sera pas sauvé par les cotteréziens, mais avec les cotteréziens.
C'est donc ensemble, et sans se prendre pour Zorro le sauveur, que ce dossier pourra avancer à petits pas avec l'appui de personnalités extérieures.
De ce point de vue, le maire actuel a cassé tout le travail que nous avions entrepris. Que de temps et d'énergie perdus.
 
Et je rappelle que l'ouvrage de référence historique qui conditionnera l'accord du ministère de la Culture reste celui de Christiane Riboulleau et qu'il serait bon de ne pas l'oublier. 
Quant à la francophonie, c'est assurément l'argument incontestable qui fait de ce château un monument unique, mais il ne faut pas compter sur l'Etat.
Francophonie ?  Sauf pour une trésorière payeuse générale que j'avais reçue, et parlant de l'Ordonnance de Villers-Cotterêts, m'avait répondu que le lieu de signature était sans importance, expliquant parapher des documents chaque jour dans sa voiture, sans savoir précisément dans qu'elle commune elle se trouvait. Bonjour la culture ...

Quant à la demande de notre député à la ministre de la francophonie : ou il croit en ce qu'il dit, ou il fait du vent et se fiche de nous. La seconde explication étant évidemment la bonne, sauf à penser qu'il n'ait plus sa raison.
La "francophonie" avait étudié la possibilité de faire de Villers un haut lieu de rencontre. Nous avions reçu un haut fonctionnaire chargé de trouver le lieu d'implantation : Paris a été choisi (Villers est trop loin pour y attirer des diplomates et chefs d'état, et il n'y a pas de lieux d'hébergement).
Maintenant la question que doit poser le député est la suivante : qui a 100 millions d'euros à mettre sur le château ?
S'il veut être vraiment utile, qu'il demande au ministère de charger l'Oppic d'une étude. C'est le préalable et le passage quasi obligé pour définir l'avenir du château. Mais cela, personne ne l'entend, à commencer par M. Pruski qui a abandonné cette voie, croyant que ses amis socialistes du gouvernement allait lui faire un chèque.


Posté par BELLIERE à 06:12 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires sur Château de chasses

    Article très juste, qui résume bien la situation et que je partage dans les grandes lignes. Il est toujours bon de rappeler à la mémoire des cotteréziens l'excellent ouvrage de Mme Riboulleau que nous cherchons à faire rééditer de notre côté. Il est en effet absolument introuvable sur les plateformes de vente en ligne comme Amazon ou Priceminister, ce qui ne rend pas justice à son énorme travail. Signalons à ceux que ça intéresse que la médiathèque Alexandre Dumas en détient une copie, ainsi que l'office de tourisme avec qui on peut éventuellement convenir d'un prêt pour une durée raisonnable.
    Nous n'étions pas conviés au dernier "meeting" de M. Arnaud, et c'est par l'Union que nous apprîmes qu'après Stéphane Bern et Frédéric Mitterand, c'était maintenant Yamina Benguigui qui suscitait les plus grandes espérances municipales... sans commentaire ! Ou plutôt, je ferai part de mon commentaire dans un article que je publierai vraisemblablement ce soir sur le site des Amis. Quant à la fameuse "brochure" de synthèse disponible sur demande auprès d'Alain Arnaud, je me suis empressé de le contacter afin qu'il me l'envoie. L'idée me paraît en effet excellente et très actuelle. Nous avons de plus manifesté à plusieurs reprises notre désir sincère de travailler en coopération avec la Société Historique. Je n'ai reçu à ce jour aucune réponse de sa part, ce qui est assez inélégant, et pour un éminent instituteur, fort peu pédagogique...

    Bien à vous,
    Vincent ROUSSEAU, Président des Amis du Château François Ier.

    Posté par Vincent ROUSSEAU, 22 février 2013 à 10:35 | | Répondre
  • Que se passe t-il Monsieur Arnaud ? Je suis déçue !

    Posté par Prudence, 22 février 2013 à 13:24 | | Répondre
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