Le récent incendie qui a éclaté dans un immeuble collectif à Villers-Cotterêts n'a heureusement pas fait de victimes.
Grâce au sang froid des occupants, des pompiers, mais aussi aux barrières constructives qui évitent la propagation rapide du feu d'un logement à l'autre.
Dans le cas présent, les portes pare-flammes 1/4 d'heure ont rempli leur rôle : ne pas laisser passer les flammes pendant le délai d'intervention des secours (une porte pare-flammes laisse cependant passer la chaleur).
Il y a quelques mois, un incendie s'était déclaré dans un centre d'hébergement. S'agissant d'un établissement recevant du public, les portes étaient coupe-feu, c'est à dire qu'elles limitent également le passage de la chaleur. Résultat : à l'exception des occupants qui ont quitté leur logement sans refermer leur porte, le feu est resté confiné dans le logement enflammé.

Tout cela pour dire que lorsque je vois les réhabilitations faites dans de vieux immeubles avec des matériaux non normalisés, parfois mal montés et sans respect des normes de pose, je m'inquiète pour la sécurité de ces logements.
Il en est de même au niveau de l'isolation thermique et des économies d'énergie.
Il n'est que de voir certaines liaisons entre fenêtres et murs, rembourrées après coup pour comprendre qu'on refabrique des passoires thermiques (il faut qu'un joint étanche ces liaisons lors de la pose et soit ensuite renforcé par un cordon de mastic. La mousse polyuréthane étant évidemment proscrite).
C'est pourquoi nous sommes nombreux à réclamer le même contrôle des bâtiments anciens divisés et/ou réhabilités, que celui qui s'applique aux bâtiments neufs.