J'ai posé hier soir une fourchette sur le banc, dans une pièce bien chauffée avec lumière tamisée et musique douce.
Avant hier, c'était un perforateur sur une table.
Et bien, figurez-vous que dans ces deux cas, rien ne s'était passé.
Aucun rapprochement, aucune scène de sexe.
Cette expérience parfaitement scientifique, démontre très clairement que le genre grammatical, déjà usité chez les romains, n'a que faire du sexe.
300 illuminés, que l'on peut soupçonner d'obsession sexuelle, ont imaginé que la plus grande et urgente réforme de l'apprentissage de la langue française consistait à supprimer la règle la plus simple et la plus compréhensible.
Une langue vivante évolue, mais de façon surprenante car le politiquement correct envahit la parole publique alors que le plus grand désordre se développe dans la langue "populaire". Au point que je me souviens avoir été obligé de lire à voix haute et de gfaçon phonétique certains courriers  pour essayer d'en comprendre le sens.
Allons il y a mieux à faire que de confondre grammaire et condition féminine.
Pierre Desproges, reviens-nous vite