Ca couvait depuis longtemps et boum, lors de la cérémonie des voeux de la communauté de communes Retz-Valois, ça a explosé.
Le député nous révèlait que la francophonie existait depuis 50 ans (c'est même un peu plus : c'est une idée du général de Gaulle pour assurer une sorte de diplomatie parallèle avec les pays africains qui devenaient indépendants), puis a commencé à expliquer que certains (suivez son regard) sont opposés à l'installation d'un organisme francophone dans le château, à la rénovation du château et à sa grande idée nouvelle d'y associer cette francophonie défendue par le Président lui-même.

Arrive le maire de céans sur ces entrefaits, et chacun des invités de regarder ses chaussures car l'affronrtement entre les 2 hommes fait des étincelles.
Quelle mouche a piqué le député de politiser, une fois encore ce dossier. Et de nier qu'il soit légitime pour le maire de lister les problèmes qu'il faudra résoudre : stationnement, assainissement, circulation ...
Je sais, c'est très terre-à-terre, mais sans solution à ces problèmes, tout projet sera voué à l'échec.
Et pour connaître un peu l'Etat, je ne doute pas que cela reviendra comme un boomerang  et pourra servir de prétexte pour ne pas aller plus loin dans le projet.
Je pense vraiment qu'au-delà de l'auto-satisfaction du député, il serait bon de mettre les mains dans le cambouis et ne pas occulter les problèmes techniques. Sauf à croire au miracle d'un Etat tout puissant et richissime.
J'étais maire lorsque nous avons bataillé pour que Villers soit associé au choix du siège de l'OIF.
Nous avons reçu les hauts fonctionnaires et politiques en charge du dossier. Le siège s'est installé à Paris. Assez logique.

Quant à l'association qui s'est créee. L'UNION a révélé des détails (adresse par exemple) qui laissent à penser à une association de sympathie au député, plus qu'au château hélas.
Ou sa présidente est bien jeune, ou elle débarque directement de Mars et découvre le château : sinon elle saurait (et aurait pu ou du le rappeler au député) qu'une association a déjà existé (Pierre Mascitti en était le président), qu'un poste d'adjoint à la francophonie avait été créé sous mon mandat, que nous avions essayé de créer le pavillon de la francophonie dans la petite partie du château appartenant à la ville, et que, malgré l'appui de quelques diplomates, députés (pas de l'Aisne hélas) et hauts fonctionnaires, nous n'avons pu obtenir le moindre sou d'aide.

Car souvenons-nous que des études et des promesses il y en a eu. Je suis, Madame la Présidente, tout disposé à vous en faire l'historique ... et à vous expliquer certains points de blocage.

Je me souviens même de la préfète de l'époque qui m'avait dit "l'ordonnance de Villers-Cotterêts : le hasard ! Moi-même je signe des documents dans ma voiture sans même savoir dans quelle ville de l'Aisne je suis"
Ajoutant pour être très claire "pas un sou pour le château". Heureusement, rien n'est jamais inscrit dans le marbre, mais il faut pour avancer mettre en place une stratégie commune, partagée et un enthousiasme collectif.

Je regrette, mais le député, du moins à l'analyse de ses discours, ne s'appuie que sur le Président. Certainement bien pour l'image qu'il veut se renvoyer, mais regrettable pour l'avenir du château.  


Peut-être le loto "patrimoine" ? Mais il faudra beaucoup jouer car la France a tant de trésors à rénover.