De retour d'un pays lointain et où la misère est très répandue.
On ne mesure pas cette chance que nous avons de pouvoir disposer d'un toit, d'un système de santé performant, d'être instruit, de pouvoir se nourrir.
Ce confort doit nous endormir car lorsque j'ai branché mon téléviseur, passait un reportage sur les métiers qui recrutent et qui ne trouvent pas de candidats. Un restaurateur disait qu'il allait devoir fermer son établissement qui fonctionnait bien, faute de pouvoir trouver du personnel..
J'entends souvent les mêmes réflexions dans mon métier "du bâtiment".
Encore que ce secteur compense en faisant largement appel aux travailleurs détachés.
Je crains que la politique actuelle et les lois qui arrivent concernant les marchés publics ne favorisent le recours encore plus massif au travail détaché pour proposer les prix les plus bas.
Prix que les acheteurs publics sont souvent incapables d'analyser faute de connaissance des mécanismes de calcul d'un prix.

La course entamée par le gouvernement entre la baisse des aides sociales pour obliger les demandeurs d'emploi à accepter un travail, et le coût du travail détaché tiré vers le bas, va de façon certaine, accroître la pauvreté des travailleurs peu qualifiés.
La concurrence, dogme de l'Europe, n'est plus (l'a t'elle été ?) juste, sincère et équilibrée.
La politique actuelle, en accentuant toujours ce mal français de parier sur les grands groupes franco-internationaux au détriment des PME et TPE nationales accélère cette dégradation du travail de proximité qui reste la garantie d'un équilibre social et économique local.
Tout le contraire de l'Allemagne.