En cette fin d'année, j'ai enrichi l'état en dépensant plus d'essence qu'il n'en fallait à force de détours pour arriver à l'heure à mes rendez-vous.
J'ai aussi vraisemblablement contribué à participer au remboursement des dégats.
J'ai accessoirement contribué à la compensation financière versée par la Région à la SNCF pour réduire le déficit d'exploitation des TER; déficit qui n'effraie pas les contrôleurs que je vois souvent sortir de leur compartiment lors de l'arrêt du train, mais pas pour contrôler.

Cette violence, cet oubli des conséquences économiques, c'est lle lot des mouvements protestataires français. Et pas que des gilets jaunes : les taxis, les agriculteurs, les routiers, les cheminots...
La cause en reste cependant la surdité de plus en plus prononcée des gouvernants successifs, et des résultats obtenus in fine par la "rue" lorsque la marmite explose.
Mais quel manque d'imagination : le réflexe pour ennuyer l'état, c'est d'ennuyer le plus grand nombre, ce qui est profondément anti-démocratique, et d'affecter l'économie nationale, ce qui est préjudiciable pour tous, à commencer pour les plus faibles.
Sans compter l'inutile brûlage de pneus qui n'a d'autre effet que de polluer et d'intoxiquer les piquets de grève.
Je pensais que les gilets allaient bloquer les sociétés qui ne payent pas (ou si peu) leurs impôts en France; mais non, la force de l'habitude a conduit à favoriser le blocage de l'économie, de ceux qui bossent.

J'émets donc le voeu, qu'enfin, l'état se mette au service du citoyen et explique posément les mesures qu'il envisage afin qu'elles soient comprises du plus grand nombre (pas de tous évidemment, faut pas rêver). Accessoirement que les journalistes "télé et radio" travaillent leurs dossiers et puissent analyser et commenter les mesures proposées et ne pas, comme si souvent, en rester aux commentaires "café du commerce" ou ressenti personnel.
Et qu'on puisse discuter sans préalablement tout bloquer.
Pourquoi ne pas bloquer les agriculteurs pendant les moissons ? Absurde, non. Et pourtant que fait-on ?

Pour finir,  de façon personnelle, je présente à chacune et chacun d'entre vous, gilet, agriculteur, routier, cheminot ou autre, mes meilleurs voeux de santé et de bonheur pour 2019.