Le blog de Renaud BELLIERE

15 décembre 2017

Devenons-nous grégaires ?

Dramatique accident de car hier.
Ce type de catastrophe nous atteint d'autant plus que nous nous mettons à la place des familles.
Relayés par les médias ces accidents particuliers ne doivent pas nous faire oublier les morts "banalisés" (près de 3.500 l'an dernier).
Est-ce utile que des ministres se déplacent immédiatement ? Ils ne peuvent rien faire si ce n'est gêner les secours : préfet et gendarmes mobilisés pour l'accueil et la protection du ministre, personnels de secours distraits de leur tâche pour expliquer les mesures au ministre ...
D'autant qu'ils n'ont aucune autorité sur la société de cars, sur le donneur d'ordre.
Ne vaudrait-il pas mieux qu'ils restent dans leur ministère où ils seraient plus utiles; rien ne les empêchant de compatir.

Il s'agit d'un phénomène de société : la compassion active, voire médiatique.
Un président, un ministre ne peut plus ne pas aller toute affaire cessante sur les lieux du drame.
Un décès violent, un meurtre odieux et une marche blanche rassemble de nombreuses personnes qui veulent témoigner leur sympathie.
C'est plutôt positif ce phénomène de solidarité.
Dommage que l'élan soit souvent plus mesuré entre voisins.
Dommage que la motivation soit moindre lorsqu'il s'agit d'aller voter et choisir (très peu je sais) le chemin que doit prendre notre pays, notre région, notre ville ...

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11 décembre 2017

Taxe pour l'audiovisuel

Je viens de payer ma taxe pour l'audiovisuel.
Après une semaine de Johnnymania, elle m'apparaît plus éxagérée que jamais.
Le président Macron souhaite réduire les folles dépenses de l'audiovisuel public. Tant mieux.
Pour en revenir à Johnny, je ne m'interroge pas sur le comment survivre après sa mort.
J'ai déjà résisté à l'immolation après le décès de Raymond Devos, Pierre Desproges Jacques Brel et Georges Brassens.
Question rock, il est vrai que Johnny Hallyday a fait de bonnes reprises, dont certaines avec de supers musiciens : Joey and the Showmen.
Mais sinon, pour ma part, si je veux écouter du rock je choisis Chuck Berry, Bill Haley, Eddy Cochran, voire Elvis Presley et quelques Eddie Mitchell, Gene Vincent ou Diock Rivers.
Allez on survit !

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06 décembre 2017

Jean d'Ormesson

Devenu ami public des français, Jean d'Ormesson s'est éteint. Dignement, discrètement.
Johnny Hallyday s'est éteint après une grave maladie, et sa famille en fait un évènement bruyant (rock attitude ?) : le président Macron aurait paraît-il été appelé à 2 heures du matin.
L'un et l'autre, dans des registres au combien différents, ont marqué leur génération, et l'on ne peut que les regretter.
Est-ce une raison pour que même France Musique consacre une demi journée au chanteur ?
Toutes les autres radios le font déjà. 

Le président Macron et Jean-Luc Mélenchon auraient-ils raison de critiquer les médias ?
La médiatisaion nous plonge dans le futile et l'absence de recul.
Trump est en train de mettre le feu au poudre au Moyen Orient, mais c'est un détail.
Ceci dit cette nouvelle mode de communication des politiques, Trump le premier, par voie de tweet est vraiment déplorable.

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29 novembre 2017

Ad'Ap toujours

Relevé sur le bulletin de l'Ordre des architectes :

Escroqueries à l'accessibilité et à l'annuaire professionnel

Les services de l'Etat constatent une persistance de démarches abusives envers les professionnels, qui concernent d'une part de la vente forcée de prestations liées à l'accessibilité et d'autre part l'insertion dans des annuaires professionnels plus ou moins fictifs.
Et quand je pense que je reçois de menaces de certains de ces démarcheurs ! 
Ce n'est pas faute de mettre en garde. En cas de démarchage, soyez vigilants, ne réglez rien sans un contrat préalable définissant ce qui est à votre charge, et le contenu de la prestation vendue

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24 novembre 2017

Le château de Villers-Cotterêts

Une nouvelle association est née le mois dernier avec pour but d'agir pour la sauvegarde, la mise en valeur, la promotion et le rayonnement du château de Villers-Cotterêts.
La précédente association était présidée par Pierre Mascitti.
Une assez luxueuse plaquette sort, sponsorisée.
Aucune indication sur ses membres, à part celle de la présidente et son adresse, ainsi qu'une photo en compagnie d'E. Macron et J. Krabal.
Association à caractère "politique". Peut-être. Mais surtout quelle réelle utilité à quelques jours de la remise des projets pour ce château ?
Avec toujours ces difficultés récurentes : un bail emphytéotique qui attire peu les investisseurs traditionnels (mais ce château doit demeurer inaliénable), un manque de parkings et une étude encore en cours (sur les caves) qui n'aide pas les investisseurs qui doivent calculer le vrai prix des travaux.
Peu importe la motivation de l'association. Parler du château est la meilleure chose qui soit.
L'axer sur la francophonie est l'idée que nous avons développée pendant tout notre mandat, ayant même voulu aménager une mini-maison da la francophonie dans les locaux de la maison des fontainiers, et avoir nommé un adjoint à la francophonie.
L'idée est bonne puisque chacun la reprend depuis à son compte.
Quel dommage qu'en 2011 la France ait mis à disposition de l'OIF une "maison de la francophonie" avenue Bosquet à Paris.
Nous nous étions alors battus avec quelques entités francophones pour qu'elle puisse s'installer à VILLERS.
Une requête avait été présentée au président de la République par de hautes personnalités.
Un haut fonctionnaire, chargé de l'évaluation du futur lieu s'était déplacé à VILLERS, mais la vérité est que les jeux étaient déjà faits. Que faire contre Paris ?

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21 novembre 2017

Informé trop rapidement

L'entrée des cathédrales payantes; compensation des APL par le logement social, etc ...
Les informations sont relayées à grande vitesse, souvent sans explications.
J'ai pris deux exemples grand public, mais c'est pareil dans des domaines beaucoup plus techniques : l'effet d'annonce prime sur la réalité à venir. Personne n'y comprend plus rien.
Pour les cathédrales, il ne s'agit pour l'instant que d'une déclaration du présentateur-vérandaliste et autres pubs. Déclaration sur laquelle il est partiellement revenu.
Pour les HLM, la donne change : plus de compensation d'APL, mais une TVA quasi doublée (5,5 à 10 %) :leurs travaux coûteront plus chers : moins de réhabilitations, moins de logements neufs. Mais tout va bien, dans son effet d'annonce, le gouvernement a déclaré vouloir plus de logements.

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15 novembre 2017

Marché de dupes

la réduction des APL et la réduction de loyers que souhaite le gouvernement cache aussi une volonté de faire que les sociétés d'HLM se regroupent.
Dans l'Aisne par exemple, si cette loi est votée l'OPAL ne pourra pas survivre.
60 % de leurs locataires ont un revenu moyen de 1.000 €.
Evidemment, l'OPAL pourrait suivre le conseil du gouvernement  et vendre ses logements pour se recapitaliser.
Avec 1.000 € mensuel et avec une APL réduite ?

Il y a plusieurs années, lorsque j'étais maire, le CIL avait proposé de réhabiliter un immeuble route de Vivières et le vendre aux locataires (les mensualités étaient sensiblement égales au  loyer et l'APL continuait à aider l'achat). L'acheteur pouvait annuler cet achat les 5 premières années (si ma mémoire est bonne) en cas de problème (licenciement ...) ou de déménagement pour cause professionnelle. Un plan d'entretien était établi permettant de connaître les charges à venir.
L'équipe Pruski s'y était opposée, l'équipe Briffaut était restée muette et une partie de mes colistiers qui commencaient à entrer en dissidence s'y étaient également opposés.
Les retraités d'aujourd'hui toujours locataires seraient propriétaires si les basses manoeuvres politiques et les ambitions n'avaient pas pris le pas sur la raison.
Vous comprenez pourquoi on peut se lasser de la politique

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10 novembre 2017

Un peu découragé

C'est vrai, je ne suis plus assidu à la rédaction de ce blog.
Je finis par me décourager à toujours relever les mêmes travers comprtementaux qui me hérissent. 
Pourquoi ne sait-on plus dire les choses calmement et en face ?
Le sms, le tweet, internet sont des outils qui coupent du contact direct, et qui souvent n'appellent ni à la réflexion ni à la mesure.
Si l'on est mécontent, on peut le dire en face de façon courtoise.
Un de ces derniers dimanches, j'attendais chez le boulanger. La queue était longue et débordait à l'extérieur. A l'intérieur, les gens discutaient sans avancer. La pluie est arrivée. Chacun a essayé de se tasser pour s'abriter. Deux femmes à l'intérieur en pleine discussion avaient laissé un bel espace avec leur prédecesseur. Dehors une personne s'est mise à dénoncer de façon peu amène ce comportement en prenant ses voisins à témoin. Les deux bavardes toutes à leur discussion n'entendait rien, ne voyait pas la pluie.
Il suffisait de demander qu'elles avancent pour qu'elles le fassent. Entre l'égoïsme et la bêtise, il y a aussi la distraction.
Mais on ne sait plus se parler.

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09 novembre 2017

La fourchette sur le banc

J'ai posé hier soir une fourchette sur le banc, dans une pièce bien chauffée avec lumière tamisée et musique douce.
Avant hier, c'était un perforateur sur une table.
Et bien, figurez-vous que dans ces deux cas, rien ne s'était passé.
Aucun rapprochement, aucune scène de sexe.
Cette expérience parfaitement scientifique, démontre très clairement que le genre grammatical, déjà usité chez les romains, n'a que faire du sexe.
300 illuminés, que l'on peut soupçonner d'obsession sexuelle, ont imaginé que la plus grande et urgente réforme de l'apprentissage de la langue française consistait à supprimer la règle la plus simple et la plus compréhensible.
Une langue vivante évolue, mais de façon surprenante car le politiquement correct envahit la parole publique alors que le plus grand désordre se développe dans la langue "populaire". Au point que je me souviens avoir été obligé de lire à voix haute et de gfaçon phonétique certains courriers  pour essayer d'en comprendre le sens.
Allons il y a mieux à faire que de confondre grammaire et condition féminine.
Pierre Desproges, reviens-nous vite

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22 septembre 2017

forains

L'obligation de mise en concurrence touche tous les métiers. Effectivement, cela favorise les plus bas prix, souvent au détriment de la qualité. Le juste prix ou le du mieux-disant est difficile à apprécier. Dans mon métier, je le constate en permanence, face à des acheteurs publics qui ne connaissent pas les métiers de la construction (ils connaissent évidemment les règles d'urbanisme, le Code des marchés publics, mais souvent quasi rien des métiers de conception et d'exécution). .
Aujourd'hui les forains sont touchés. Ils s'alarment et disent qu'ils seront remplacés par de grosses sociétés.
Pas forcément faux : la politique européenne, les acheteurs publics peu aptes à analyser et juger d'un prix défavorise les petits artisans.
Pour les forains, une autre raison de leur colère est aussi qu'ils "s'achètent" fréquemment leurs emplacements. Il faudra maintenant qu'ils l'achètent à la collectivité.

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