Le blog de Renaud BELLIERE

28 mai 2018

Maire et vélo

Ainsi donc, un maire va effectuer ses déplacements en vélo dans "sa" ville.
Bravo. C'est bon pour le climat et bon pour la santé. En plus, compte-tenu des difficultés fréquentes pour stationner en ville, c'est aussi, voire plus, rapide. Et on voit mieux la ville en vélo.
Ce qui m'interpelle et m'a toujours interpellé, pourquoi faire payer un vélo d'élu par les contribuables ? 
Pour ma part, j'ai toujours considéré que le maire recevant une indemnité (ça vaut pour tous les élus indemnisés), celle-ci devait lui permettre de faire face à ses frais. Souvenez-vous de la fameuse histoire du bureau de M. Pruski. J'avais choisi un bureau qui me convenait plus que celui qui était en place. Je l'ai payé, puis repris à la fin de mon mandat. L'ancien bureau devait se trouver encore aux services techniques. Quant à mon vélo, c'était le mien depuis belle lurette. Cette indifférence de l'argent public est toujours inquiétante. Notre député ne vient-il pas de déclarer que le coût de restauration du château François 1er ne coûtera rien aux contribuables locaux car c'est l'Etat qui finance ? Et pourtant chaque année, le Parlement vote le budget et donc l'impôt que les habitants de notre région paye aussi.

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25 mai 2018

Santé et urgences

Proposition merveilleuse : que les généralistes réservent une journée de libre accès à leur cabinet pour éviter que les services d'urgence soient encombrés.
C'est tout simplement ce qui se faisait et qui continue à se faire chez beaucoup de médecins qui ont des consultations sans rendez-vous.
C'est impossible chez les spécialistes chez qui les délais atteignent souvent plusieurs mois.
En dehors du fait que des crânes d'oeufs ont créé un numerus clausus très restrictif, estimant que réduire le nombre de médecins réduirait les dépenses de la sécu, de plus en plus de jeunes diplômés préfèrent le salariat hospitalier et exercer une spécialité.
Il faut dire que le rôle du généraliste a été de moins en moins reconnu, de plus en plus réduit et que des contrôles tatillons en ont épuisés plus d'un.
Les patients ont également délaissé le généraliste, préférant le grand spécialiste. Sauf pour demander un arrêt maladie.
Le généraliste, vraisemblablement lassé des plaintes ne recoud plus, ne plâtre plus : c'est l'affaire du spécialiste ou de l'hôpital.
Les gouvernants ont bien aidé à ce problème médical, mais nous patients, en portons aussi une grande part de responsabilité.
Phénomène de société, la confiance n'est plus de mise. Ni envers son médecin, ni envers son boucher, ni envers personne.
On croise les informations, on fonce chez le spécialiste. 
Comparaison n'est pas raison : mais le magasin indépendant qui vendait et réparait notre lave-linge ou notre téléviseur a fermé au profit de "spécialistes" (DARTY, FNAC, CONFORAMA, BUT ...). Vous trouvez des spécialistes en vente certes, mais des conseillers ? J'ai découvert hier que DARTY promouvait des contrats ENGIE !!!

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07 mai 2018

Il n'y a pas de petit profit

VEOLIA remplace de nombreux compteurs d'eau à Villers-Cotterêts (et ailleurs vraisemblablement).
Une réflexion:
l'index lu sur le nouveau compteur (et indiqué sur la fiche d'intervention) est 460,708 m3.
Le courrier officiel qui suit indique que le calcul de consommation se fera sur l'index relevé : 460 m3.
Normal me direz-vous, il ne faut indiquer que les 3 premiers chiffres (ceux des m3) sur les relevés.

Mais cela signifie que les 0,708 m3 seront facturés à l'abonné, bien que non consommés.
Cela représente peu, mais multiplié par le nombre de compteurs, c'est un bonus pour VEOLIA.
Statistiquement, il aurait fallu que VEOLIA arrondisse au chiffre inférieur jusqu'à 0,5 et au chiffre supérieur au-delà pour être à peu près équitable.
Le surcoût maximum pour les abonnés qui "bénéficieraient" de l'arrondi supérieur serait au maximum de 0,5 m3 et non de 0,99 m3  (0,708 m3 dans mon exemple)  comme cela peut être le cas avec le calcul  retenu par VEOLIA.
Il n'y a pas de petit profit pour une grande société.

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25 avril 2018

Dîme

Pas d'impôt nouveau a déclaré le président de la République dans sa récente intervention télévisée.
Quelques heures plus tard, est évoquée la possibilité d'une seconde journée travaillée, non payée.
Non ce n'est pas un impôt nouveau.
Le président semble attaché à la langue française (en référence au château de Villers-Cotterêts) : il devrait proposer une simplification de cette langue et n'utiliser qu'un seul mot (dîme par exemple) pour impôt, prélèvement, taxe, contribution ...
L'avantage de dîme, c'est que c'est limité à 10 % et que ça a une connotation religieuse qui devrait également plaire à notre président si l'on en croit d'autres de ses récentes déclarations.

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13 avril 2018

Le printemps est là

Le printemps est là, tout repousse, même les voitures dans les espaces verts.
Ca me rend toujours triste de voir des véhicules stationner sur des espaces verts qu'ils transforment en boue.
La vie en collectivité n'est pas simple. Surtout l'acceptation de ses règles.

audi

 

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10 avril 2018

Grèves : pourquoi pas ?

Les grévistes luttent tous pour notre bien : le maintien d'un service de qualité au public.
Sauf peut-être Air France dont les naviguants qui, primes incluses, gagnent plus en travaillant moins d'heures que leurs collègues des autres compagnies, et qui ne réclament qu'une significative hausse de salaire en cette période de faible inflation et forte concurrence.

Pour les autres grévistes qui se font violence pour notre bien, il faudrait faire mieux que ce que font les syndicats en les aidant parcimonieusement avec leur cagnotte de plusieurs centaines de milliers d'euros..
Nous pourrions, par exemple, donner 1 euro de pourboire aux personnels du train qui fonctionne et dans lequel on voyage.
Plusieurs milliers d'euros par jour que pourraient se partager ces personnels qui font rouler les trains pour assurer coûte que coûte un service public de qualité.
Évidemment, des esprits chagrins pourraient croire qu'il s'agit de casser les grèves, car il se pourrait que certains préfèrent des pourboires de quelques milliers d'euros à la grève.
Faux, car on pourrait faire de même avec les routiers qui ne bloquent pas les carrefours, ou les taxis, ou les ambulanciers, ou les agriculteurs .... 
et rééquilibrer le tout, en faisant chacun, profession par profession, grève à tour de rôle : l'argent tournerait ainsi de main en main et nous reviendrait le jour où ce serait notre tour de faire grève.

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03 avril 2018

Je suis inquiet

Je suis inquiet pour nos grévistes.
Pourvu qu'il ne leur arrive aucun problème de santé.
Entre les embouteillages une fois pris en charge par l'ambulance, et l'absence d'infirmières et de médecins coincés par les grèves, ça ne va pas vraiment être drôle pour eux.

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23 mars 2018

Nouveaux magasins

C'est quand même surprenant, alors que la loi sur l'accessibilité des locaux recevant du public ou d'habitation a plus de 10 ans d'ancienneté et que toutes les dérogations possibles soient maintenant terminées, on puisse encore voir des locaux refaits ne pas être accessibles.
Les sanctions financières et pénales sont pourtant lourdes.
Pour les petits établissements (établissements de 5ème catégorie), le maire a la responsabilité du contrôle.
Faut-il encore qu'il le fasse.

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22 mars 2018

Méfiance

 

Nombreuses sont les entreprises qui démarchent, vous proposant diagnostic, conseils et devis.
J'ai extrait cette photo de la plaquette publicitaire de l'une d'elle multispécialiste et capable dce déceler moults défauts thermiques avec une caméra thermique (on peut déceler des différences d'isolation, ce qui est un peu différent).
Cette photo montre une personne marchant sur un toit en tuiles : c'est un excellent moyen pour risquer de fissurer des tuiles qui se briseront lors d'un prochain gel. On monte sur un toit avec une échelle de toit, non seulement pour ne pas glisser, mais pour éviter ce poinçonnement des tuiles (ou ardoises).
Je me souviens d'une couverture où, un an après le passage d'une entreprise de démoussage, on pouvait suivre le trajet de l'ouvrier aux tuiles fendillées.

 

toit

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21 mars 2018

Infirmier +

L'idée de créer un corps d'infirmiers "supérieurs" autorisés à prescrire certains traitements (et donc à formuler préalablement un diagnostic) pour compenser le manque de médecins n'est pas nouvelle.
Mon père a succédé à un "médecin" qui n'était pas docteur en médecine, mais officier de santé. 
Ce corps avait été créé à l'origine pour soigner des indigents, puis, les déserts médicaux existant déjà dans les campagnes, pour exercer dans un seul département.
Ils ne pouvaient être ni médecin hospitalier, ni expert et certains actes leur étaient interdits.
Les choses ont changé, le nombre de maladies connues a beaucoup augmenté et le diagnostic nécessite de plus en plus de recourir à des examens et analyses fines. Sans compter sur la "mentalité" qui a évolué : le droit à l'erreur n'est plus admis et les sanctions sont de plus en plus dures et coûteuses. Ce qui conduit de plus en plus de jeunes praticiens à ne plus pratiquer d'actes simples, tel que recoudre une toute petite plaie. Les urgences en mesure les effets.
L'idée de l'infirmier "supérieur" nous ramène 2 siècles en arrière. Le numerus clausus puis les réformes administratives et économiques de la "santé" sortis de la tête de grands penseurs commis de l'Etat, encouragés par des gouvernements successifs peureux de réformer le droit à la santé montrent aujourd'hui les limites de leur incurie.
Nous vivons une époque formidable

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