Le blog de Renaud BELLIERE

12 juillet 2016

Allez, encore un mot

Démolir le château de Coyolles ?
Heureusement, l'architecte des bâtiments de France s'y oppose.

Ce serait la seule solution selon la direction. Oui ça pourrait malheureusement le devenir.
Mais la ficelle est un peu grosse : on fait publier la photo d'un plafond éventrré pour bien argumenter de la nécessité d'abattre la demeure.
C'est oublier qu'on peut refaire par bout des couvertures en ardoises pour éviter les fuites, et sauvegarder un bâtiment avec de faibles dépenses annuelles.
C'est un défaut caractéristique d'un manque d'entretien élémentaire qui est à l'origine de ce désordre.

Ce type de construction, dès lors qu'elle est à l'abri de l'eau pour être conservée des siècles. Il faut juste remettre des ardoises et entretenir les gouttières.
Il s'agit d'un entretien régulier peu coûteux.
C'est dommage, la démolition étant refusée, cela coûtera beaucoup plus cher à le sécuriser et le mettre hors d'eau que si l'entretien minimum avait été régulièrement effectué.
Il ne serait pas vendable : évidemment, rien n'est fait pour le valoriser, ou plutôt, tout est fait pour repousser un acheteur.

Le château n'est pas en ruine, mais il est laissé sans entretien dans le but d'en arriver à une situation irréversible.

C'est dommage 

Il n'est évidemment pas possible d'y aménager des lieux de résidences pour les pensionnaires, mais faire des chambres d'accueil pour les parents qui voudraient séjourner quelques jours, des bureaux (non soumis à l'accessibilité car soumis au Code du travail) peut être envisageable, et des dérogations acceptées.
Ne laissons pas notre patrimoine à l'abandon.

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11 juillet 2016

Vacances

Je vous l'avais annoncé : vacances du blog jusqu'en septembre.
Il fait beau, profitons-en

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08 juillet 2016

eau et assainissement

Décidemment, ce sujet anime les conseils municipaux.
Jouer sur la répartition des taxes (dans la mesure des possibilités) permet de réguler le tarif du m3 (eau et assainissement) payé par le consommateur tout en réservant un budget plus ou moins fort pour l'eau ou l'assainissement.
Pour faire des travaux soit dédié à la production et l'acheminement de l'eau, soit à la collecte et le traitement des eaux usées.
Lors de mon mandat, la communauté de communes avait envisagé de prendre la compétence assainissement et ainsi de mutualiser le coût de ce service. Le hic est que les "villages" n'avaient, à une exception près, jamais consacré d'effort pour leur assainissement, alors que Villers venait de terminer sa nouvelle station d'épuration et pouvait ne pas augmenter le cout pour les habitants. Autrement dit, la communauté de communes prenait le budget (que Villers abondait à plus de deux tiers), et l'augmentait pour payer l'assainissement des "villages".
La solidarité ayant ses limites, j'avais pris la décision de refuser.
M'attirant les foudres de Michel Laviolette et de Jean-Claude Gervais (peut-être à l'époque pour des visées électorales côté conseil général, dorénavant départemental).
Aujourd'hui, c'est un peu différent, mais je comprends parfaitement la décision de l'actuel maire sur le sujet de l'eau.
Et ne m'étonne pas de la réaction des mêmes et de M. Pruski. 
Décidemment, l'eau ne forme pas que de longs fleuves tranquilles.

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07 juillet 2016

Chocolat

Le chocolat serait bon pour le moral. 
N'hésitons pas à en consommer.
Habitué au "noir noisettes", j'ai bien vu la nouvelle appellation "bloc noir noisettes entières" qui remplaçait l'habituel "noir noisettes entières" mais sans trop y prêter attention.
Bon, j'ai bien vu qu'il y avait 3 % de noisettes en moins. A mettre en parallèle avec la baise de production de noisettes me suis-je dit, ayant entendu cette information quelques jours plus tôt.
Et bien non, la vérité est ailleurs :  paquet aux mêmes dimensions, mais tablette plus fine : 180 g au lieu de 200 g. Et hop 10% de moins.
Enfin, ça dépend du côté dont on se place : pour le fabricant et le distributeur : 10 % en plus.
Évidemment, chacun explique lutter dans l'intérêt du consommateur et contre la vie chère.

Attendons-nous à voir Hollande président ou Sarkozy ancien président, se muer en Hollande, nouveau président ou Sarkozy, président nouveau.
Avec une dégradation à la clé ?

 

recto       verso

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29 juin 2016

Juppé

Être prévenu 3 heures environ qu'une réunion a lieu en présence de Charles-Amédée de Courson (un des plus honnêtes et compétent des députés que je connaisse), à Villers-Cotterêts, dans le cadre du soutien à la candidature d'Alain Juppé à Villers relève du plus total amateurisme.
Dommage pour Alain Juppé et Charles-Amédée de Courson, ils valent vraiment mieux que cela.

Vous aurez compris de quel côté je penche

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28 juin 2016

Changer la ville

Un intéressant article de l'Union était consacré aux acheteurs des appartements de l'immeuble qui se construit à Soissons le long de l'Aisne à l'emplacement de l'ancien silo.
Le maire, est-il écrit, souhaitait que ces logements intéressent des cadres parisiens.
Nombreux sont les élus qui veulent changer leur ville, et la plupart du temps, en attirant des ménages de haut niveau social.
J'ai eu des adjoints qui rêvaient de faire de Villers un Neuilly sur Seine axonais.
Mais l'évolution sociologique est lente, très lente, dans un sens comme dans l'autre.
Plutôt dans l'autre sens d'ailleurs car s'il n'est pas développé une solide politique de réhabilitation de centre ville, la ville se paupérise.
A Soissons, l'acceptation de multiples centres commerciaux (par les municipalités antérieures) a provoqué la fuite des commerces de centre-ville, et à terme la baisse d'attractivité de la ville. Effets directs d'une mauvaise politique. Sans compter les embouteillages que la multiplicité de zones provoquent.
A Villers, mais aussi ailleurs, l'acceptation tacite et sans contrôle de la division de maisons par des investisseurs qui pour la plupart visent la rentabilité plus que la qualité, conduit à accueillir des personnes recherchant des loyers très bon marché, mais qui découvriront le coût de chauffage et l'inconfort de leur logement un peu plus tard. Ajoutant de la précarité à la précarité.
Les H.L.M. peuvent jouer un rôle régulateur en mettant sur le marché des logements de bonne qualité à loyer modéré.
Ceci oblige peu à peu les "mauvais" loueurs à améliorer leurs logements ou à choisir de n'accueillir que des personnes ayant des difficultés à se loger dans le parc HLM pour maintes raisons.

A Troyes, la reprise du centre-ville grâce à une politique forte est un exemple.
Évidemment cette ville peut s'appuyer sur la remise en valeur d'un extraordinaire patrimoine.
Mais sans en arriver jusque là, ne pas laisser se faire des réhabilitations "hasardeuses" permet de valoriser une ville et de pouvoir attirer peu à peu des personnes sensibles à une bonne qualité de vie et un beau cadre de vie.
Un exemple de dégradation d'une image de ville : un restaurant réhabilité et ouvert avec une vitrine cassée n'est pas de nature à valoriser l'environnement. Ni à attirer la clientèle.
Rien de plus facile pourtant d'engager une discussion constructive avec les propriétaires qui souvent se révèlent attentifs aux bons arguments, et au pire d'exercer ce qu'on appelle la police du maire.

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23 juin 2016

Mauvais goût.

Au cours d'une soirée entre amis, nous avons parlé de la cérémonie qui s'est tenue à Verdun en présence des chefs d'état allemand et français.
La cavalcade de lycéens rigolards avec leurs profs, entre les tombes de Douaumont m'avait choqué et peiné pour ces soldats morts qui eux ne rigolaient pas.
Je ne reviendrai pas sur le choix de faire festif à tout prix et d'avoir en plus imaginé d'organiser un concert avec un chanteur dont le passé était plus que contestable. Les "beaux esprits" faisaient fi de son passé, culture oblige, mais n'était-on pourtant pas justement en train de rendre hommage au passé ?

A tout dire, j'avais honte pour ces chefs d'état et pour mon pays. Je préfère garder l'image de Kohl et Mitterrand. Ceux-là savaient ce qu'était une cérémonie et l'image d'une nation.

Mme Merkel et M. Hollande auraient pu refuser cela.
J'avais bien publiquement reproché à un chef de musique cotterézien d'avoir indiqué faire interpréter la Marseillaise sans paroles car les dites-paroles le choquaient. Je peux tout entendre dans la sphère privée, mais pas dans la sphère publique.

J'ai titré ce petit mot "mauvais goût" pour faire soft. En fait, ça n'était rien d'autre qu'une fantastique inculture.  Et pour faire "culture", lorsqu'on est inculte et dénué de talent, on bascule dans la provocation. Plus facile et tellement choquant. Vous montez sur les tombes dans un cimetière ?

Voici un texte qu'un de mes amis avait rédigé, pour lui-même :

Notre grand-père, classe 14 , parlait avec un profond respect de ses camarades de guerre souvent disparus , et de tout ceux  qu'il avaient, comme lui , combattu sur les fronts .
Un matin, il a brûlé son uniforme " je ne voudrais pas que mes petits enfants se déguisent et jouent avec ses vêtements dans lesquelles nous avons tant souffert" . Nous nous sommes rendus , avec émotion , ce 13 avril 2016 à Douaumont , dans le calme et le recueillement. Est-il maintenant de bon ton de courir sur les tombes ? Je n'ai probablement pas compris le sens de cette scénographie.

Tout est dit, et avec tact et modération.

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21 juin 2016

rendez-vous manqué

Des obligations familiales inattendues m'ont empêché d'assister à la présentation du livret réalisé par Simon Leboeuf, consacré au château de Villers-Cotterêts.
Des personnes présentes m'ont confirmé la brillante présentation faite par l'auteur.
Je ne puis que souscrire à l'affirmation que si une ville pouvait se déclarer royale, c'est bien Villers-Cotterêts.
Je me souviens avoir demnadé à plusieurs reprises que des panneaux "ville royale" soit implantés à chaque entrée de ville.
Mais un maire n'a pas l'autorité royale, et la mise en oeuvre par les adjoints concernés et les "services" ne s'est jamais concrétisée.
Qu'à cela ne tienne, il n'est pas trop tard.
C'est peu de chose, mais le pire ennemi de ce château serait l'oubli

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17 juin 2016

Fête de la musique

Selon PRESSE OCEAN relayé par d'autres médias , notre maire  aurait demandé aux artistes invités à la fête de la musique le 21 juin prochain, de signer une clause mentionnant que «les artistes s'engagent, dans le cadre de leur prestation artistique, à respecter le principe de neutralité politique. À défaut, la prestation ne sera pas rémunérée». Un groupe originaire de Nantes qui se dit pourtant non engagé politiquement a refusé de signer. Cette clause a finalement été retirée.

Sur le fond, être chanteur n'autorise pas tout.
Je me souviens de propos peu élégants et surtout sans fondement à mon égard car un maire MoDem, c'était forcément un affreux de droite, et ça méritait évidemment une correction de la part d'un chanteur !
Dans le cas présent, il est vrai que la confrontation avec le FN met certains chanteurs en super grande verve.
Provocation contre provocation, voilà bien là le danger.


 

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16 juin 2016

Législatives (toujours)

Le sujet ne se rapporte pas directement aux législatives, mais la lecture du livre Pilleurs d'état de Philippe Pascot est impérative avant de voter.
Cet ancien élu, ex-adjoint de Manuel Valls recense tous les avantages que ce sont attribués peu à peu les parlementaires.
Avantages pour les parlementaires, mais aussi pour les autres élus (le cumul fait que le mandat unique, même avec les changements à venir, reste d'actualité et que grignoter aussi des sous avec des mandats secondaires n'est pas à rejeter).

Il n'est pas question de malhonnêteté ou contournement des lois : pas la peine, ces avantages ont été actés par des lois faites par ceux qui en profitent.
C'est évidemment moralement scandaleux.
Personne ne dit mot, à part de très rares, dont Charles-Amédée de Courson, député de la Marne, hyper spécialiste des finances publiques et dénonciateur des excès (il ne sera donc jamais ministre étant pourtant certainement le plus compétent en matière financière).

L'auteur compare souvent les règles applicables aux élus avec ce qui se passe pour nous autres, pékins de base :
étonnez-vous de la désaffection des peuples à voter.

Et accessoirement du rejet de l'Europe (pourtant nécessaire, mais pas comme elle est).
Messieurs les Anglais, tirez les premiers
 

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