Le blog de Renaud BELLIERE

01 octobre 2014

L'affaire

L'affaire locale du moment est bien celle de l'altercation à la sortie de la gare dans laquelle l'adjoint au logement, patrimoine et environnement paraît tenir le rôle principal.

Il est question de la carte tricolore d'adjoint. Cette belle carte avait déjà été remise par M. Pruski à chaque adjoint et conseiller. Ça n'a aucune base légale, mais son existence a donc survécu au mandat précédent.
Franchement, ça sert à quoi ? Pour essayer d'obtenir des passe-droits, pour impressionner ses voisins ? Je sais que la mienne avait rejoint illico la poubelle.
Je rappelle au passage que les cocardes tricolores qui fleurissent sur certaines voitures de maires, adjoints, conseillers généraux sont interdites (elles sont strictement réservées aux parlementaires et membres du gouvernement).

Sinon, attendons les décisions de justice concernant cette affaire car des plaintes seraient déposées.

Du point de vue de la gestion communale, une seule question :
le développement et l'avenir de Villers en matière de logement, patrimoine et environnement sera t'il plutôt urbain ou plutôt cambrousse ?

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30 septembre 2014

En grève

Pourquoi ?

Chaque profession libérale (elles sont nombreuses, allant des interprètes, formateurs, détectives aux auto-entrepreneurs, médecins, avocats, notaires ...)  a décidé de faire grève aujourd'hui.
Le rapport préparé par l'administration des finances à la demande d'A. Montebourg (voir mon blog précédent) pour offrir à l'Europe une réforme facile est si mensonger qu'il a choqué ces professionnels peu habitués à s'arrêter de travailler.
Je passe sur l'absence de corrélation entre le nombre d'heures travaillées et les revenus, ces professionnels ayant encore souvent la possibilité de travailler le temps qu'ils veulent, c'est à dire beaucoup.
Un des gros soucis est l'ouverture des sociétés des professions libérales aux actionnaires.
On a vu les ravages que cela a fait à la Poste et France Telecom où le profit a remplacé le service ... avec une baisse des prix furtives.
On voit le ravage fait par les grandes surfaces qui n'ont jamais baissé leur marge, mais simplement étranglé de plus en plus les fournisseurs qu'ils ont vont chercher dans les pays les plus pauvres. Étonnant que le gouvernement n'ait pas imaginé brider leur marge. Il y aurait peut-être trop de gain de pouvoir d'achat ? Mais les lobbies des groupes capitalistes sont bien puissants, plus que celui des professions réglementées (et non protégées, je vous ai déjà expliqué la différence).
Une profession libérale est une profession offrant un service d'intérêt public, mais exercé par des privés dans un cadre réglementaire strict, avec une formation très encadrée.
Pour parler de la pharmacie par exemple, vous n'empêcherez pas la grande surface à exiger de ses pharmaciens une certaine rentabilité et un certain chiffre. Comme aujourd'hui à la Poste ou à France Telecom. Vous pensez vraiment que le conseil sera toujours le bon ?
Et de pression en pression, je pense que l'origine des médicaments pourra être de plus en plus floue.
Nous vivons un monde merveilleux.

P.S. une grève de profession libérale : ça signifie bureau fermé, mais la plupart du temps, les gens bossent quand même sur les dossiers car le respect du client reste le moteur principal pour ces libéraux.
J'espère qu'il n'y aura pas trop de pilotes malades aujourd'hui ...

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26 septembre 2014

professions libérales

Dégager 6 M€ de pouvoir d'achat en libéralisant les professions protégées.

Voici l'idée vendue dernièrement par le gouvernement. Annonce plus faite pour essayer de démontrer aux européens que la France fait de grandes réformes plutôt qu'à destination des consommateurs que nous sommes tous.

Le rapport dressé par l'Inspection générale des finances circulait par bribes (une soixantaine de pages). Le gouvernement l'a enfin mis "en ligne" avant-hier : 869 pages.

Tout d'abord, les professionnels protégés sont les énarques et les fonctionnaires. Les professionnels libéraux sont des professionnels réglementés. C'est différent : cela signifie qu'ils ont une formation validée par un diplôme, qu'ils ont une déontologie (et peuvent être interdits d'exercer s'ils font une faute grave), que leur casier judiciaire est vierge, qu'ils sont soumis au secret professionnel, qu'ils sont assurés pour les actes qu'ils font ... Il est quand même mieux d'avoir à faire à un médecin diplômé, un huissier assermenté ... Certaines de ces professions appliquent un barème décidé par l'Etat.

Alors comment gagner 6 M€ de pouvoir d'achat en libéralisant les professions protégées ?

Je vous jure que c'est vrai :

Vous prenez des gens et leur posez 2 questions : à votre avis combien gagne tel professionnel ? A combien estimez-vous ce que devrait gagner ce professionnel ? Ensuite, l'Etat regarde le revenu médian (ce n'est pas une moyenne, mais le montant situé entre le plus haut et le plus bas). Vous comparez et calculez la différence entre le revenu médian et le revenu estimé correct par l'homme de la rue; vous multipliez par le nombre de professionnels, vous ajoutez les professions et vous trouvez 6 M€.

Impressionnant de la part du ministère des finances.

Pour ma profession d'architecte : coup de chance si je puis dire, les estimations du public sont supérieures à la réalité (il est vrai que nous sommes en liberté des prix depuis des décennies).

Je vous redonnerai quelques autres informations plus tard. Ce texte est déjà bien long.


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25 septembre 2014

NAP

Villers-Actu se fait l'écho d'un évènement qui s'est produit dans le cadre des NAP (ce nom donné pour les activités extra-scolaires, les fameux rythmes scolaires)

Je cite sans rien modifier :
"Et voilà 1er accident dans les NAP (enfin en tout cas c'est le 1er qu'on me rapporte) Ce vendredi a l'ecole de Pisseleux (Haute Borne) un enfant s'est cassé la cheville et personne n'a rien dit . Sa maman l'a recuperer comme ca et emmené aux urgences. verdict cheville cassée il est donc platré : BRAVO !!! :("

Pour ma part, l'information que j'ai est qu'heureusement la cheville ne serait pas cassée, mais qu'il s'agirait d'une entorse, faite en jouant au football.

Un accident est toujours très regrettable. Est-ce pour cela que l'organisation de ces NAP est dangereuse. ?
Travailler avec des enfants n'est pas une sinécure : joueurs, souvent dissipés, imprudents, le pépin plus ou moins grave est toujours possible; c'est l'anxiété pour ceux qui ont des enfants en charge.
La difficulté est l'appréciation de la gravité. Une entorse peut, par exemple, ne pas se déceler au premier coup d'oeil lorsque les muscles sont "chauds".
La prudence est d'appeler les parents et d'apprécier s'il faut prévenir le SAMU.
Pas facile, facile. On ne peut pas appeler le SAMU en permanence.

Affaire à suivre.

D'autres affaires beaucoup plus graves et inquiétantes ne font l'objet d'aucun suivi par la presse : celles des accidents mortels ou très graves sur les routes à cause d'un véhicule qui quitte sa route sans explication.
J'ai très récemment été frôlé par un véhicule qui partait sur sa gauche, avec son conducteur les yeux sur son portable.
Pourrait-on avoir des chiffres sur ce type d'accidents ?

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24 septembre 2014

Financement participatif

Mon fils qui termine (bientôt) ses études pour devenir ingénieur du son voudrait au sein d'une petite équipe de presque pros (ou même de tout-à-fait pros) travailler sur une web-série post-apocalyptique (avec des zombies et tout).

C'est évidemment une série pour les pas trop vieux.
Et c'est tant mieux que les jeunes générations entreprennent et innovent


Ils font tout eux-mêmes et évidemment sans budget.

Sachant que le projet est ambitieux et pourrait normalement avoir une bonne diffusion (DVD, festivals, conventions, etc), ils ont décidé de lancer une campagne de financement participatif, formule qui fonctionne plutôt bien. A partir de 5 €.

Vous avez la possibilité de donner ce que vous voulez (vous avez des contreparties en fonction de la somme que vous donnez)

L'argent servira à financer la location ou de l'achat de matériel, et si, par un hasard merveilleux, il y avait restait un reliquat non dépensé, les fonds seraient reversés à une association qui va se monter en parallèle pour soutenir le projet (et d'autres projets ensuite).

Voici la page Ulule pour faire un don et avoir les infos :

http://fr.ulule.com/sejour-morts

Objectif 1.500 €. Le tiers est déjà réuni ...

P.S. le site ULULE est sécurisé

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23 septembre 2014

concert

Superbe concert d'orgues dimanche dernier (Marie-Ange LEURENT, organiste titulaire de l'église Notre-Dame de Lorette et Isabelle FREMAU, soprano) sur le thème de "Mille ans de musiques mariales".
A chaque concert d'orgues, je pense aux employés des services techniques qui doivent retourner les lourds bancs de l'église, puis les remettre en place.
C'était assez étonnant car "les journées du patrimoine" attiraient grand monde dans l'église pendant le récital. Certains entraient puis repartaient, certains restaient, certains n'osaient pas rentrer.
Heureux que l'Adama, organisatrice de concerts "classiques" n'ait pas choisi de bouder les villes FN comme l'ont fait certains chanteurs de variétés, oubliant qu'un maire n'est jamais élu que par environ un tiers des électeurs ... et que la musique est considérée comme un art universel.


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22 septembre 2014

Collaboration

Monsieur Gervais n'épouse pas les vues du front de gauche et de Monsieur Pruski.
Cela ne m'étonne pas.
Le Front de gauche en paraît quant à lui surpris et reproche le manque de combativité de l'élu d'opposition face au maire.
Le plus drôle ou le plus inquiétant est que ce front de gauche confond les actions du maire et les actions de son parti et parle de collaboration entre FN et centre.
Il est vrai que dans l'extrême gauche, le mot collaboration est souvent utilisé. Peut-être pour se dédouaner et s'auto-excuser des exactions, pas si lointaines, des pires heures du communisme.
Bref, je cite les termes du front de gauche en réponse aux réponses de l'opposition aux propos du maire :

"Vous concluez en disant : « Vu l'état d'effritement des deux grands partis, tout est possible. » Rien n'est plus ignominieux que cette forme de fatalisme défaitiste qui s'en remet à l'autorité des puissants. Il est certain que de telles attitudes ne pourront qu'éloigner davantage nos concitoyens de la sphère politique, déjà considérablement mise à mal. Nous savons combien l'abandon et le reniement des valeurs peuvent être l'antichambre des collaborations les plus éhontées".

Évidemment à l'extrême gauche, on a mis en place dans chaque ville FN des comités de vigilance. Pour l'instant, peu de choses à se mettre sous la dent, alors on polémique et on en vient à nier la vérité.
Le délitement politique à gauche et à droite est inquiétant pour la suite. Le nier comme le fait le front de gauche n'est que logique par rapport à leur engagement fait d'utopie et d'irréalisme.


Étonnant que cette formation ne réagisse pas aux propos du camarade Pruski, une fois encore pris en flagrant délit de mensonge : il aurait tout fait. Jusqu'au château dont Monsieur Bouaziz, puis moi s'étaient "occupé", et que Monsieur Pruski a sabordé en début de mandat en oubliant de relancer l'étude du ministère. Étude qu'a relancée Monsieur Briffaut.

Étonnant que cette formation puisse sérieusement prétendre que le personnel n'a pas poussé un grand ouf après le départ de l'ancien maire. Les employés communaux n'en sont pas FN pour cela, mais ils sont enfin sereins.
Ne vous masquez pas la réalité, il suffit de demander à un employé choisi au hasard et vous entendrez sa réponse.



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19 septembre 2014

Politique

Une équipe municipale est plus ou moins politisée au sens partisan du terme.
Elle se présente d'ailleurs aux élections avec un projet ou un programme politique.
Une fois élue, elle l'applique (en principe).
Ensuite, selon les maires ou les équipes, elle est sectaire ou non.
Ce sectarisme a été le leitmotiv de l'équipe précédente. Le maire fustigeant à longueur de conseil municipal ou de discours publics tout ce qui n'était pas badgé socialiste, que ce soit bon ou non pour la ville.
Le nouveau maire a pris les décisions partisanes annoncées lors de sa campagne.
Ce qui me gêne aujourd'hui, c'est cette débauche d'affiches de son parti sur tous les panneaux d'affichage de la ville.
Une fois élu, la retenue ne saurait nuire.

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18 septembre 2014

Baisse d'impôt

Je ne veux pas parler de la suppression de la 1ère tranche d'impôt sur le revenu annoncée par le Premier ministre ... en plein déficit budgétaire allant s'accroissant.
Je ne veux pas parler des demandes des citoyens relayées ce matin par l'Union : chacun veut quelque chose en plus.
Normal me direz-vous.
Peut-être. Irréaliste aussi, oui ? Il est vrai que dans l'actuelle gabegie, on peut y perdre facilement tout repère.

Non, je veux parler de la baisse de la taxe d'habitation à Villers.

1 à 2 euros pour la part communale par logement. Insignifiant pour le citoyen. Important pour la ville : environ 56.000 euros.
C'est de l'argent public investi en moins : c'est-à-dire une baisse d'activité économique (on sait qu'un euro dépensé par une collectivité "produit" 2 à 3 euros d'activité)

Et le pire, c'est que la part départementale et régionale ayant augmenté, la taxe d'habitation a finalement augmenté.

Baisser les impôts est certes séduisant, et doit être un objectif, mais avant, ou du moins parallèlement, il faut baisser les dépenses.
Ce que n'a pas fait le(s) gouvernement(s) et ce que n'a pas fait M. Pruski.

Pour Villers, la route sera longue. Le courage se mesurera à la capacité à baisser les dépenses.
Lesquelles ? Un maire est élu pour proposer, insuffler une politique. Baisser (peu) l'impôt ne peut pas être un programme. C'est un outil.

Faute de quoi, ce sera toujours comme avant : rétablissement des finances pendant un mandat, et dépenses lors du mandat suivant par une autre équipe.
Et pas d'investissement créateur de richesse pour la ville.
Certes un restaurant scolaire apporte du confort, mais créée parallèlement du déficit. Il en était de même avec la médiathèque.
Ces investissements de confort doivent être réalisés avec parcimonie et économie.
Ça n'était pas franchement le cas.

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17 septembre 2014

Français

Sommes-nous un peuple à part ?
Peut-être. Encore que certains défauts soient partagés par d'autres que nous. 
Et bien oui, j'ose : je vais parler des crottes de chiens.

Terreur des administrés et cauchemar des maires !
Qui a été maire, ou simplement élu, sait combien de fois il s'est fait véhémentement reprocher les crottes de chien sur les trottoirs au cours d'un mandat.

De mon lieu de travail, je peux voir un petit espace vert.
Et constater quotidiennement la promenade de maîtres habitant ce quartier, qui regardent plein de tendresse leur beau toutou faire ses crottes, soit dans l'herbe, soit sur le trottoir.
Puis, car il faut bien que jeunesse se passe, voir leurs enfants jouer dans ces espaces verts ou courir sur les trottoirs.

Tiens, le temps d'écrire ce blog , ce sont deux chiens joyeux, accompagnés de leurs maîtres qui viennent d'amender le gazon (véridique !)

Je vous parlais il y a peu des États-Unis. 
Jamais vous ne voyez un maître, fut-il un peu errant, sans son sac pour ramasser ce qui doit l'être.
Question d'habitude, de courtoisie vis-à-vis des autres ?

Ces américains sont quand même un drôle de peuple. Laisser passer les piétons, ramasser les crottes. Faut être fou.

Évidemment, ils sont nombreux à avoir des armes ... Pour tirer sur les maîtres des chiens ?

Bref chacun est un peuple à part, mais personne n'arrive à copier les qualités des autres.

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