La 5ème minute
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Laissez passer la pub, puis avancez à la cinquième minute des infos régionales : vous verrez les batteries fanfares à Bayonne. Et surtout celle de Villers.
Dette
Combien de fois ai-je parlé de la dette ?
Ce sujet a été effleuré lors de la campagne présidentielle, mais il est inquiétant électoralement. On l'étouffe vite.
On comprend bien que notre pays plonge à cause de cela. Du moins on devrait le comprendre.
Mais chacun préfère se masquer les yeux et penser, peut-être comme notre président, que ça va se résoudre sans effort.
60.000 postes d'enseignants en plus malgré l'avis de la Cour des comptes, augmentation de plusieurs indemnités en début de mandat, maintien des régimes spéciaux de retraite, allègement pour le départ en retraite (cette mesure de début de quinquennat semble aujourd'hui regrettée par le gouvernement), etc ...
Ajoutons une normalisation outrancière, un Code du travail épouvantable de complexité, et le chômage explose. Trop facile d'en rejeter la faute sur les entreprises.
La petite entreprise du bâtiment qui vient de fermer hier, près de Laon, n'est pas une entreprise du CAC 40. Non simplement une petite société familiale, ancienne et reconnue qui ne trouve plus de commandes car les gens n'investissent plus. La confiance n'est plus là. Les permis de construire sont trop difficiles et longs à obtenir, l'instabilité de la fiscalité inquiète, le chômage partiel trop complexe à mettre en place ...
La conséquence : chômage.
Ah, j'oubliais : la dette, c'est 6 millions d'euros d'intérêts à payer par heure (source : L'Etat au régime - R. Dosière - ed. Seuil)
Quant au maire : il crée un service de transport payé par les entreprises de Villers et augmente ses indemnités.
Rengaine
Lors du dernier conseil, le maire a, selon son habitude lorsqu'il s'agit d'esquiver une question, attaqué.
Pourquoi se sent-il agressé par chaque question ?
5 ans après son élection, les impôts qui augmentent c'est pas lui, c'est nous et tout cela pour ne rien faire.
Redisant le mensonge permanent que les impôts que nous aurions prélevé n'auraient servi qu'à faire la place.
Je ne reviens pas dessus, j'ai déjà donné les chiffres. Il fallait combler le trou de la médiathèque.
Que le maire continue à dire cela prouverait surtout son incapacité à comprendre quoi que ce soit à la comptabilité publique. Désolé d'être dur Monsieur le maire, mais ça commence à bien faire.
Et lorsque Yves Richard a cité le gymnase de la Croisette décidé lors de notre mandat, il s'est exclamé "parlons-en, le sol est à refaire".
Nous sommes donc responsables du sol pvc mis en place. Il est évident pour tout le monde que nous avons nous-mêmes posé ce sol !!!
Il a fallu que pendant 2 ans nous lui répétions en conseil municipal qu'il fallait qu'il fasse une déclaration à l'assurance (tout comme les pavés de la place, le sol du gymnase est assuré).
Au lieu de cela, il avait inscrit le remplacement du sol dans le budget sans avoir fait de déclaration à l'assureur
Evidemment l'argent de la commune n'est pas le sien. Et vas-y que je dépense : bureau, téléviseur, rideaux de luxe, indemnités largement augmentées.
Quant à la préservation du patrimoine, ce n'est pas le souci de l'actuelle majorité.
Histoire de bien achever la place, on autorise la circulation à tout va.
Hier des stères de bois déversés depuis un camion sur les briques, aujourd'hui un livreur ...
Batterie-fanfare
Un très grand bravo à la talentueuse Batterie fanfare qui, à Bayonne, a été confirmée Grand prix national.
Ça a récompensé nos musiciens des deux jours (nuits) de route, mais surtout de l'énorme travail qu'ils fournissent pour atteindre et se maintenir à ce niveau.
Autre fanfare cotterézienne, mais Grand prix de Clochemerle : celle des couacs des élections.
Appelons-le Monsieur B.
Je le rencontre parfois au supermarché faisant ses courses. Il n'est pas souvent à Villers car ses hautes fonctions professionnelles l'en tiennent souvent éloigné.
Aimable, et toujours commentateur de la politique nationale.
Samedi dernier : sourire un peu crispé. Puis la confession :
"Personne ne m'a appelé pour être sur une liste, c'est décidé, j'en fais une.
La division, ça suffit.
J'ai l'accord de Paris : l'UMP et l'UDI me soutiennent, j'ai déjà 50 noms"
Et un projet ? Mais je n'ai pas osé lui demander.
Isabelle Vasseur serait donc désavouée par les instances nationales.
Sans compter que sur 50, 51 avec lui, ce seront 18 personnes à écarter ... libres de faire 18 listes
C'est drôle, au lieu de se réunir en une liste, 33 personnes vont vraisemblablement faire 33 listes ...
Comptes admininistratifs
Les comptes de la ville contrôlés et établis par le percepteur vont être présentés jeudi au conseil municipal.
Ils sont la photographie de l'exécution exacte des budgets de l'année précédente.
Comme chaque année, on constate que l'actuelle municipalité avait très largement surestimée les dépenses et par conséquence levé trop d'impôt. Sympa en cette période !
Une fois encore, la ville thésaurise.
Et on comprend à nouveau que le maire préfère les dépenses de fonctionnement (celles qu'on maîtrise le moins, car elles sont constituées par les salaires et les services) aux dépenses d'investissement (travaux de rues, d'équipement, gros, achat de matériels ...).
Ce choix est anti-économique et très dangereux en cas de récession, alors que les dépenses d'investissement se régulent facilement, et permettent quant à elles de faire tourner l'économie.
Ce sont ces dépenses qui relancent l'économie locale. Le maire les réduit à peau de chagrin. Allez comprendre.
Les régions qui étaient des collectivités d'investissement à l'origine sont devenues des collectivités de fonctionnement, comme les départements. Sans vouloir polémiquer, les élus socialistes de ces collectivités ont, comme à Villers, choisi le fonctionnement par rapport à l'investissement. C'est évidemment plus électoral, mais c'est oublier qu'en final, seul l'impôt paye ces dépenses.
La crise arrivant, la chute n'en est que plus dure et rapide, car il y n'y a plus d'outils pour relancer l'économie.
La politique, quoi qu'on en dise, a une grande importance dans la santé d'un pays, d'une collectivité ou d'une commune
Paupérisation
Le centre-ville se paupérise sous le regard impavide du maire.
Le phénomène est bien connu, et beaucoup de villes ont su y faire face.
On peut donc profiter de l'expérience des autres.
Voyons le phénomène qui se déroule sur un temps plus ou moins long.
Les commerces s'agrandissent et occupent la totalité du rez-de-chaussée, supprimant souvent l'accès direct des étages à la rue.
Les commerçants qui logeaient au-dessus du magasin, vont habiter ailleurs.
Les étages deviennent inoccupés et se dégradent.
Les maisons du centre, souvent grandes et sans garage, ne trouvent plus preneur.
Elles se dégradent et sont achetés par des personnes qui les divisent en plusieurs petits appartements.
Hélas trop souvent sans déclarer les travaux, mais surtout en réalisant des aménagements au plus bas coût, sans respect des règlements.
Promenez-vous en centre-ville et voyez le nombre de fenêtres disparates, souvent récentes; les livraisons de parpaings le samedi matin et des gens qui s'activent le week-end à monter des cloisons.
Visitez ensuite quelques uns de ces appartements mis en location : chauffage électrique bas de gamme, étanchéité autour des fenêtres "à la mousse de polyuréthane" (sans durabilité et interdite pour cet usage), absence de ventilation réglementaire, absence d'accessibilité (pourtant obligatoire) aux handicapés, WC ouvrant sur la cuisine (interdit par le règlement sanitaire départemental).
Bref des logements indécents au titre du décret du 30 janvier 2002.
Et ces logements se louent à des familles monoparentales ou en difficulté en attendant d'obtenir un logement décent dans le parc HLM.
Que font les autres villes ? Elles ne rejettent pas les personnes qui ont des difficultés du centre-ville, mais elles organisent et contrôlent les rénovations pour que les bailleurs indécents ne profitent pas de la faiblesse des personnes en état de précarité. Tout simplement en faisant respecter le Code de la construction.
Cela a pour second avantage de conserver à la ville un aspect propre et soigné (plus de fenêtres disparates, plus de ravalements improbables, plus de constructions sauvages et indécentes).
C'est ainsi qu'une ville devient ou reste agréable, et par voie de conséquence attirante.
C'est typiquement de la responsabilité du maire.
Voyez la métamorphose de villes comme Amiens, Troyes ou St Quentin pour citer des exemples proches.
Les habitants deviennent fiers de leur ville.
Aujourd'hui Villers est sale
Prison
Le sujet de notre diplôme d'architecte était la prison. Je reste sensibilisé à ce sujet.
Se pose toujours le problème de surveiller ou punir, si bien abordé par Michel Foucault.
Je lisais un article dans un Figaro Magazine dans lequel le sénateur PS Vallini, pour justifier de l'abandon de construire 25.000 places de prison décidées sous le "mandat Sarkozy" citait Victor Hugo : la prison école du crime.
C'est vraisemblablement le motif qui a poussé Mme Taubira à cette décision.
Comment faire une telle erreur de jugement de société ? Du temps de Victor Hugo, on allait en prison pour un pain volé. Aujourd'hui, on y va après 10 récidives ou plus (environ 1/10 des auteurs de crime ou délit jugés). Sans oublier les milliers de peines non exécutées faute de place.
A quoi, le sénateur répondait que c'était la preuve de l'inefficacité du système précédent.
Ah ! Il fallait bien que ce soit aussi la faute de Sarko.
Encore une fois, le raisonnement est vicié : l'absence de santion fait croire à l'impunité.
Nos élus socialistes pour qui les délinquants ne sont que des Jean Valjean, victimes de la société, ne veulent pas se souvenir qu'après l'amnistie Badinter de 5.000 détenus en 2001, le taux de criminalité a augmenté de 20 %.
+ 15% d'homicides, + 13 % de viols nous rappelle le criminologue Xavier Bébin.
Villers-Cotterêts Actu
Ce récent blog cotterézien se veut mystérieux.
Il reprend les articles de l'Union ainsi que des photographies, et à quelques encablures des municipales, parle souvent de politique.
Mais de façon anonyme !
Discrétion, timidité ?
En tout cas, le visage masqué peut faire penser à Zorro ou Fantômas, mais cela, c'est pour les enfants ...
Il faudra bien que ce blog devienne adulte.
Campagne
On sent comme un frémissement dans le landerneau.
Le débarquement de notre dépitée de la 5ème circonscription fait beaucoup parler ou plus exactement inquiète beaucoup celles et ceux qui qui appelaient à la réconciliation et au travail en commun.
Car ne l'oublions pas, gérer une ville, c'est avant tout une bonne connaissance locale, du travail, de l'entregent et de l'imagination.
La connaissance locale pourrait commencer par la connaissance du nom des journalistes locaux; ça évite de faire désordre et c'est plus respectueux.
Lorsque notre sauveuse déclarera briguer la municipalité de Villers (sans y être forcément tête de liste ???) et renoncer à tout autre mandat futur qui la distrairait de sa mission, je croirais en sa sincérité et son amour pour notre ville.
Pour l'instant, j'y vois une manoeuvrière qui se moque autant de Ronchères dont elle est maire que de Villers.
Elle veut du pouvoir : ce côté UMP dominateur est souvent exaspérant.
N'oublions pas qu'une élection municipale doit rassembler.
On n'est pas élu par un parti, mais bien parce qu'une ville adhère et estime que vous êtes celle ou celui qui sera le plus apte à gérer au mieux sa ville.
Une de mes amies m'a confié que penser qu'elle serait la seule à pouvoir sauver Villers était une insulte faite aux cotteréziennes.
Quand je pense que la force de MM Pruski et Briffaut tiendra à l'espérance d'un sauvetage politique d'une ancienne députée ...
Quant à moi, rendu triste avec ces histoires, je pense aller me mettre au vert ... à Ronchères, comme 1er adjoint
Nicolas Alquin et 2 ou 3 choses
Très belle exposition de sculptures (et de quelques toiles) de Nicolas Alquin à l'Arsenal à Soissons. Des oeuvres puissantes.
A ne pas manquer.
Au carrefour de l'Archer, vous y verrez la future zone d'activités dont les travaux avancent.
C'est pour moi une hérésie que de créer un nouveau pôle décentré.
Un mauvais coup pour les commerces du centre ville, et un futur balai de voitures qui conduiront le chaland d'une zone à l'autre et rajouteront pollution et embouteillage sur le carrefour RN2/RN31. Un bien mauvais exemple d'urbanisme.
Et toujours à Soissons : les troubles créés par un mariage avec défilé de grosses voitures ayant beaucoup perturbé la ville m'ont été rapportés par quelques témoins et voisins (rue barrées, bruit depuis la veille ...) : voir l'Union de ce jour.
La police n'est donc pas composée de dangereux provocateurs qui n'auraient pour seul amusement que d'ennuyer de pauvres noceurs.





