10 novembre 2009
Parking de la gare : les trains passent
L'Union nous révèle avoir interrogé le maire au sujet du parking de la gare : la donne a changé dit-il : la SNCF voudrait disposer de places gratuites pour ses employés.
Est-ce une erreur ou une totale méconnaissance du dossier ?
Les terrains appartiennent à RFF (Réseau ferré de France) et non pas à la SNCF.
Lorsqu'on est maire, les demandes affluent de partout. Il faut souvent savoir dire non, et ne pas se contenter de regarder ... les trains passer.
Il faut donc savoir dire non à la SNCF. Je ne vois pas en quoi cette nouvelle demande de la SNCF bloquerait aujourd'hui la vente possible hier. La SNCF peut très bien prétendre acheter une petite partie de la grande parcelle pour son usage privatif. La ville aura alors la possibilité de préempter ou non
Au conseil régional, nous connaissons bien la SNCF et RFF. J'étais intervenu, étant encore maire, pour cet achat de terrain, et la SNCF s'était bien gardée de faire quelque demande que ce soit car je leur avais dit que le parking était fait pour leurs clients et qu'il devrait même y participer en toute logique.
Je n'avais même pas eu à rappeler qu'il est interdit de réserver des places sur le domaine public à telle ou telle catégorie de citoyens.
Je propose à Monsieur le maire de me missionner pour être négociateur ou médiateur pour ce dossier (s'il le souhaite).
Il serait également bon de mettre en demeure RFF de sécuriser le bâtiment qui donne sur le quai Paris-Laon, et dont les vitres cassées risquent de tomber sur les voyageurs.
09 novembre 2009
Une erreur
Je ne peux pas la laisser passer celle-là :
Le président Sarkozy a avoué avoir fait une erreur en laissant son fils briguer la présidence de l'EPAD.
Nul ne le conteste : il y a eu une erreur politique.
Mais alors, tous ceux qui pendant plus d'une semaine, ministres, parlementaires, conseillers, nous ont expliqué que c'était bien, et que nous avions tort de trouver cette idée choquante, dérangeante ou maladroite (selon nos sensibilités), comment se sentent-ils aujourd'hui ?
Cocus ou un peu (beaucoup) bêtes ?
Décidemment soutenir notre président sur tout ne doit pas être chaque jour facile.
07 novembre 2009
On ne reçoit pas d'engueulade
C'est par ces mots que l'adjoint au commerce résume dans l'UNION les bienfaits du changement de sens de circulation en centre ville. Beau résumé du projet phare de la nouvelle municipalité.
J'ai décidé de ne pas me prononcer sur les effets de ce sens de circulation.
J'ai toujours dit que c'était de la légitimité de la nouvelle équipe de prendre ce type de décision.
Ce que j'ai critiqué et continue de critiquer, c'est le processus de décision :
aucune concertation : une seule réunion limitée aux riverains, il y a bien longtemps; aucune prise en compte des remarques des riverains de la rue de la République; absence totale de motivation technique si ce n'était de casser ce qui avait été fait avant; absence totale d'interrogation du bureau d'études spécialisé qui avait imaginé le sens de circulation.
Cette absence de réflexion se sent dans ce que ressentent les cotteréziens si l'on en juge par leurs réponses : "au niveau commerce, les gens ne peuvent plus s'arrêter, on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre" . Sans commentaire. Ou plutôt si : pour qu'un client entre dans un magasin, il faut qu'il ait garé son véhicule et en soit descendu. Un autre avis : "pour ceux qui viennent de Paris, ça évite de faire le tour de la ville". Tour de la ville, n'exagérons pas. Ce tour (rue J. Ferry) faisait passer devant 2 parkings et amenait directement sur la place ... chez le boulanger auteur de cette réflexion (devant lequel on pouvait alors s'arrêter le temps d'acheter son pain). Autre question : aucun village sauf Largny, aucune ville dont les habitants font régulièrement des courses à Villers n'arrivent par la route de Paris. Les "villages" arrivent du Nord ou de la direction de Compiègne. Si le boulevard urbain se réalise un jour (si possible avant que Volkswagen ou d'autres entreprises ne soient parties), les parisiens ne prendront même plus la rue du général Leclerc.
Mais je le redis, j'espère que les réticences que j'entends se feront de plus en plus rares, et que le commerce du centre ville va y gagner.
06 novembre 2009
Villers plage : un succès !
Villers-plage était une excellente idée. Bravo.
Une correspondante m'a indiqué que cette bonne idée a eu un prolongement.
Le maire a non seulement prolongé l'opération, mais en plus sans dépenser un centime. Bravo !
En restant hyper écolo, en laissant faire la nature. Doublement bravo !
En restant modeste, car il ne revendique pas cette superbe opération : Triplement bravo !
Il faut être juste : MM Gervais et Laviolette ont aidé notre maire sur ce coup là, en nous refusant d'acheter (en fin de mandat) le terrain près de la gare et d'y aménager un parking.
Ce terrain est devenu aujourd'hui, lorsqu'il pleut une véritable petite plage sauvage, sans sable (et donc sans frais de désinfection). Mais avec de la boue, ça fait thalassothérapie.
Je ne doute pas que l'adjoint au commerce qui dit se faire fort de créer tant de nouveaux commerces, ne sollicite un commerçant qui pourrait s'installer et vendre au choix des surbottes pour garder les pieds au sec, des lampes de poche pour y voir clair, ou des parapluies-palmiers pour créer une ambiance de fête.
Des marrons chauds ou du vin chaud permettraient également d'oublier la rudesse de cette nature accueillante et de se réunir pour applaudir cette belle opération "Villers-plage même hors vacances"
Faire mieux en dépensant moins : bravo à la nouvelle équipe.
05 novembre 2009
Développement durable : Villers hors course.
La maison du CIL a célébré son 50° anniversaire.
Il a été rappelé que les premiers immeubles à loyer modéré ont été construits à Villers sous l'impulsion de Charles Baur. Il a vraiment été le maire qui a développé Villers et qui lui a donné cette impulsion qui manque tant maintenant.
Deux tables rondes étaient organisées, dont l'une sur le "développement durable".
L'élu invité était le maire de Montdidier, Madame Le Tyran.
Il y a quelques années, Villers était la référence dans le domaine de l'environnement. Maintenant, c'est Montdidier !
Madame Le Tyran est une battante et innove à marche forcée (chaudière à bois, économie d'énergies, incitation au partenariat entre artisans pour qu'ils fassent des offres globales de travaux d'isolation ou d'économie d'énergie, éoliennes, capteurs solaires ...).
Elle a, souvenez-vous, été récompensée l'an dernier à Lyon. Je l'avais accompagné et félicité, mais aussi regretté que Villers ait pris du retard. Il n'y a pas de concurrence en ce domaine : 2 villes à la pointe en Picardie n'auraient pas été de trop.
Aujourd'hui à Villers, la place est redonnée à l'imperméabilisation des trottoirs, aux voitures ...
Plus aucune innovation en matière environnementale.
Le parking de la gare qui permettrait aux gens de prendre plus facilement le train est au point mort.
Les terrains situés près de la pépinière d'entreprises sont vendus à un supermarché.
J'avais toujours prêché pour qu'ils soient réservés aux futurs locataires de la pépinière qui dans deux ans (ou trois sur dérogation - c'est le règlement) devront quitter les lieux et s'installer ailleurs. La pépinière est faite pour aider à la création d'entreprise; lorsque celle-ci va bien, elle laisse la place à une autre.
Il me paraissait bon que ces petites entreprises ne déménagent pas loin et soient situées près de la gare, pas loin du centre ville, pour permettre à leurs salariés de venir facilement, sans voiture (ça peut éviter la 2ème voiture du couple).
Cette logique d'aménagement "développement durable" pourtant de plus en plus courante a été totalement occultée.
Sans compter qu'il faut espérer que le Leader Price de Pisseleux soit capable de résister à cette nouvelle concurrence. Je serais très triste et déçu si ce commerce de proximité situé quartier de Pisseleux devait disparaître. Ca a été si difficile pour le faire venir. Et les logements qui permettront son équilibre financier ne sont pas encore construits.
Je me souviens avec amusement combien un actuel adjoint (et peut être même le maire) avait critiqué ce "low cost" qui s'implantait à Pisseleux. D'une part, je ne vois pas pourquoi faire un procès d'intention à ce type de magasin, et d'autre part, le supermarché qui se construit près de la gare est tout aussi "low cost".
Mais c'est très différent maintenant, ça n'est plus nous qui en avons décidé : cela suffit pour que ce soit parfait.
Dommage pour les futures petites entreprises qui chercheront un terrain pour se développer.
03 novembre 2009
Taxe professionnelle
Chacun s'accorde pour dire (ou penser) que la réforme de la taxe professionnelle, avant même de définir ce qu'auront à faire les régions/départements, communautés de communes et communes, est une erreur.
Il paraît que cette réforme serait un "marqueur" de la présidence de M. Sarkozy.
Je crois que lorsqu'on est homme d'état, on doit prendre la mesure des enjeux et donner aux acteurs (gouvernement, parlements ...) le temps de la réflexion et de la proposition.
Des avancées ont été faites, des rapports publiés. Il serait bon de prendre le temps de faire une synthèse de tout cela pour enfin engager la bonne réforme des collectivités et de leurs ressources financières.
Il est plus important de faire une réforme raisonnée que de tenir un calendrier électoral, ou de se baser sur des sondages, non ?
Les français ne sont pas idiots, ils risquent de sanctionner des réformes non abouties auxquelles ils ne comprendront rien car elles ne seront pas reliées les unes aux autres.
Ce qu'on risque de retenir, c'est que les futurs conseillers territoriaux auront été élus avec un scrutin à un tour, taillé pour exagérer le poids du parti majoritaire du moment. Bref du tripatouillage plutôt que de la démocratie. Triste, non ?
Anecdote, si le projet de la réforme de la taxe professionnelle suit son bonhomme de chemin, les professions de service (celles qui ne délocalisent pratiquement pas) paieront plus. Le pourcentage augmentera évidemment au gré des gouvernements ... J'ai calculé : pour notre cabinet, la suppression de la taxe professionnelle actuelle conduira à payer le double.
Impôts et dette
Vous connaissez mon leitmotiv concernant la dette et par conséquence directe l'usage de l'impôt.
Chacun aujourd'hui encense François Mitterrand, et Jacques Chirac, devenu "grand père des français". L'homme est sympathique (du moins médiatiquement car je ne le connais pas). Mais ces présidents (et le nouveau) ont laissé filer la dette.
Et avec eux des ministres divers dont MM Rocard, Balladur, Juppé, Sarkozy, Coppé, Mauroy, etc ...
Aucun n'a voulu ou pu stopper le développement de cette gangrène française (française pour son montant). Aucun n'a voulu ou pu diminuer les dépenses de l'état. Et l'opposition n'a jamais été citoyenne sur ce point. Ceci explique peut-être pourquoi d'autres pays ont pu le faire.
On peut applaudir le travail de fourmi de M. Dosière qui, année après année, dénonce les dépenses de l'Elysée, toujours croissantes. C'est un symbole, mais hélas une goutte d'eau.
Alors je trouve indécent aujourd'hui que des membres du gouvernement (et le Figaro reprenait tel que,et sans analyse, l'information) accusent les régions et départements d'avoir embauché à qui mieux mieux depuis 20 ans.
C'est vrai que ces collectivités auraient dû mieux faire en ce domaine, mais comment l'état peut il avoir le culot de ne pas rappeler qu'il a fallu que ces collectivités embauchent le personnel que l'état débauchait en transférant les routes, le personnel d'entretien des lycées et collèges, le RMI, etc ... Pour ce personnel, l'état n'était même pas capable de dire combien il avait de personnes (véridique !).
Et malgré ces transferts, l'état n'arrive pas à désendetter le pays, bien au contraire.
C'est un mal bien français que de ne pas vouloir faire des économies et de ne pas avoir le courage de dire NON à certaines dépenses.
Les signes de notre appauvrissement sont bien réels : il va falloir consacrer l'argent public qui va se raréfier à des missions essentielles. Et ceci est valable pour l'état, mais aussi pour les collectivités territoriales et les villes.
A ce propos, j'attends toujours copie de l'audit que j'ai pourtant payé.
Le lecteur qui me trouvait critique a certainement raison, mais je ne me guérirais pas : je pense qu'il est de mon devoir d'élu de dénoncer le gaspillage d'argent public. Pour Villers, nous avons dû augmenter l'impôt pour rétablir les finances; et j'en suis malade de voir l'utilisation qui en est parfois fait maintenant. Les cotteréziens ont déjà suffisamment payé pour qu'on respecte leur argent.
29 octobre 2009
Château : "persiste et signe"
Notre maire persiste et signe pour ce musée dans le château.
Villers n'a jamais fait partie de la liste des sites possibles.
Le ministre de la culture ignore à ce point ses demandes qu'il renvoie les personnes qui s'interrogent sur l'avenir du château ... au maire de Villers. Un peu vexant pour notre premier édile.
Président de l'association de sauvegarde du château, je vais demander la réunion de cette association pour passer la main au nouveau maire, maintenant qu'un élément important, engagé avant les élections, a abouti : la construction d'une maison de retraite neuve à Villers.
Restera à souhaiter bon vent à un projet qui, pour aboutir, devra être le projet de toute une ville.
Et l'appui des députés ne sera pas de trop.
Alors, pour Villers, pour le château, travaillons tous ensemble
28 octobre 2009
SNCF
La SNCF communique sur la commande de nouveaux trains TER (transport express régional).
La SNCF commande peut-être, car c'est elle qui va faire rouler ces trains (encore que lors du prochain appel d'offres la concurrence sera ouverte), mais elle ne les paye pas puisque ce sont les régions, donc les contribuables qui les paient.
La Picardie sera la première région à disposer de ces nouveaux trains en 2013/2014.
RFF, la société qui possède les infrastructures et les loue à la SNCF (ou d'autres compagnies), fait pression sur les régions pour qu'elles participent aux travaux de modernisation des réseaux. "Sinon on ferme la ligne".
Comment voulez-vous que les impôts des collectivités locales et territoriales n'augmentent pas avec cela.
Quant à l'état qui s'est déchargé des lycées, des collèges, des routes départementales et de certaines nationales, des infrastructures régionales ferroviaires, etc ... il aurait du baisser l'impôt, et diminuer l'endettement.
Toujours en matière de transport, nous avons voté vendredi à la Région, pour un suivi de la qualité du transport "Soissons-Crépy-Roissy" (ponctualité, information, équipement des points d'arrêt). Cet équipement des points d'arrêt est prévu dans un futur proche
27 octobre 2009
Vaccination H1N1 et Marseillaise
Le centre de vaccination pour les habitants de Villers-Cotterêts et de Vic sur Aisne sera à Soissons. Villers a été abandonné faute de "moyens humains" (ça doit vouloir dire "personnel" en langage technocrate).
C'est "moins pire" que Château-Thierry : il y a le train. Espérons que le centre sera près de la gare.
Pas de quoi chanter "cocorico"
Ce qui me fait penser à la polémique autour de la Marseillaise. J'ai entendu que les communistes, toujours adeptes de l'Internationale étaient contre le fait de faire chanter notre hymne national. Ils ont même eu recours à l'injure suprême : pétainiste !
Pour ma part, je suis heureux qu'un badgé socialiste ait proposé cette mesure. Ca cloue le bec à beaucoup, alors que si un élu de droite avait émis cette idée, quel tollé !
Je trouve bon qu'une nation soit fière d'elle. Les habitants des pays du nord, les américains n'ont aucun complexe vis à vis de leur drapeau (que l'on voit souvent dans des jardins privés) ou de leur hymne. On peut être fier de son pays et vouloir le servir, sans pour cela sombrer dans un nationalisme xénophobe.
Et puis se souvenir que la Marseillaise est un symbole et pas seulement un chant est une bonne chose. J'ai toujours été surpris que lorsque la Marseillaise était jouée devant le monument aux Morts, certains continuent à discuter. Ils ont oublié ce qu'était un symbole.
Je me souviens avoir sermonné le chef de musique de l'époque car il avait interprété publiquement une Marseillaise aux paroles tronquées, précisant que cet hymne lui paraissait trop ci ou trop ça..
Lui rappeler qu'un hymne national, joué en tant que tel, ne se transformait pas au gré de sentiments personnels qui n'intéressaient que lui, me paraissait être du devoir d'un maire.
Je me souviens également que M. Gervais m'avait reproché d'avoir agi ainsi.
Comme quoi, la notion de symbole est un concept pas si facile que cela à comprendre !
P.S. pour être totalement clair, la Marseillaise de Gainsbourg me plaît beaucoup et ne me choque pas : c'est une chanson, pas un hymne.

