24 novembre 2009
Tout va pour le mieux
Je reviens de la place du Dr Mouflier. Devant de nombreuses portes, des prospectus de grandes surfaces, restaurants ... sont posées, se détrempent et s'envolent. La "ville" balaie (*). Ces mêmes prospectus se retrouvent aussi dans les boîtes.
Chaque commerce, chaque élu, chaque fabricant n'a pourtant qu'un mot à la bouche : "développement durable, préservation des ressources de la planète".
Des efforts sont faits certes, mais les comportements de base sont longs à évoluer.
Dans le même ordre d'idée, notre hypermarché récemment rebaptisé délivre des kilomètres de papier pour prévenir d'un gain "de fidélité" de quelques dizaines de centimes et de réductions futures. Il a pourtant supprimé les sacs pour préserver l'environnement !
De même, je lisais une note de conjoncture où des experts financiers (les mêmes qu'avant la "crise") expliquaient que la crise financière commençait à être derrière nous, mais que la fin de la crise économique serait plus longue à venir.
En clair, la finance repart en complet décalage avec l'économie réelle. Plus dure sera la chute pour bon nombre de citoyens.
Oui vraiment, les comportements sont longs à évoluer.
Quand je pense que le ministère des finances refuse par exemple un sévère encadrement du crédit revolving car ça pourrait freiner la consommation et les marges des banques ... Alors que tous les clignotants montrent que le surendettement progresse et plombe des familles entières.
Tout va pour le mieux
(*) la période des feuilles me fait toujours beaucoup penser au personnel des services techniques qui consacre un temps fou à les ramasser pour que notre ville reste propre. Et souvent sous la pluie ou avec du vent.
21 novembre 2009
Un peu fort non ?
Inauguration du parking au quartier Gouraud à Soissons.
La gauche réunie (pour l'occasion) y a tenu tribune contre l'Etat qui abandonne les territoires. Et de marteler que l'argent manque pour nos régions reculées et retardées. J'extrapole, mais c'est le sens des discours soissonnais et picards en ce moment, histoire de dynamiser les populations et de leur donner confiance dans leur région.
Parfait peut-on dire : chacun est dans son rôle.
Mais alors pourquoi, chers amis élus locaux réaliser un parking à 11.000 € la place. Je ne peux que me réjouir étant architecte que Jacques Ferrier ait réalisé ce parking. C'est un architecte de renom. Cela fait en plus plaisir au directeur de l'agglomération de Soissons de faire appel à des grands noms de l'architecture. Mais ça coûte.
Nos élus protestataires peuvent ils rester cohérents ? à savoir ne pas demander de l'argent à l'état tout en dépensant peut-être plus qu'il n'est nécessaire ? Charité bien ordonnée ... Commençons donc, nous élus, à dépenser mieux, avec parcimonie, en gardant à l'esprit qu'il faut faire des économies. Et travailler, avec l'état pour faire des économies pour désendetter le pays et nos collectivités locales.
Une fois n'est pas coutume, mais je vais dénoncer un mauvais coup commercial (à mes lecteurs amiénois) : des amis ont acheté 2 voitures à la concession Ford d'Amiens. Les acheteurs en prennent livraison et rentrent chez eux. Ils constatent qu'un clignotant ne fonctionne pas sur l'un des 2 véhicules. Retour le lendemain chez le concessionnaire : il leur a fait payer l'ampoule car c'est hors garantie !!! Oubliant au passage la différence entre garantie contractuelle et garantie légale.
Un client perdu pour 8 € ! Et vraisemblablement d'autres car ce comportement laisse des traces, et l'acheteur, à juste titre, raconte sa mésaventure
19 novembre 2009
France - Irlande
Je ne suis pas un grand spécialiste du foot.
Mais je pense que l'erreur d'arbitrage, pour spoliante qu'elle soit pour celui qui en est victime, fait partie du jeu.
Elle redonne une dimension humaine à ce qui, avant d'être une machine à pognon, était un sport (je parle des équipes de 1ère division, pas des clubs locaux).
Elle resitue le sport à la place qui doit être la sienne : une aventure humaine fraternelle avec ses aléas.
Il serait peut-être significatif en terme de sportivité de limoger le capitaine-tricheur, car quel exemple devient-il pour les jeunes sportifs ?
18 novembre 2009
Une région en faillite ?
Non, la Picardie n'est pas en faillite, mais la gestion de l'équipe en place n'a pas été exemplaire.
Des dépenses qui sortent des domaines de compétence.
Des dépenses énormes de communication (serait-ce un travers socialiste ?)
Des dépenses de compromis(sion) qui s'expliquent par l'obligation pour le président de faire voter ses budgets et maintenir une cohérence d'apparence.
Cela se traduisant par un peu d'argent pour les Verts et pas trop de construction de routes, un peu d'argent pour aider les syndicats pour ne pas se fâcher avec les communistes (eux-mêmes fâchés avec leur tête de liste Gewerc), un peu d'argent pour les tendances Fabius, un peu d'argent pour les tendances Royale, etc ...
Un petit compromis avec le FN pour faire "passer" la télé régionale internet.
Voilà chers électeurs ce que vous apporte ce qu'on appelle la fameuse capacité des socialistes "à se retrouver au second tour pour aller unis au second tour" : des impôts et peu d'actions
Côté chiffres : l'encours de la dette est passée de 141,6 millions d'euros en 2005 à 332,6 millions en 2008 (l'agence de notation Fitch Ratings table sur 450 millions en 2010)
Les emprunts d'équilibre sont passés de 127,4 millions en 2004 à 218,8 en 2008 (189,1 en 2009; le vice-président aux finances ayant certainement du commencer à ruer dans les brancards avant d'écrire sa fameuse lettre cde cadrage)
ce qui signifie, en ratios, une capacité de désendettement qui passe de 10 mois en 2005 à 3,6 années en 2008 et une dette par habitant pour ces deux mêmes années de 74,8 à 175,6 euros.
Comme Charles Baur avait laissé des finances plus que saines, cela permet quand même à la région de Picardie de conserver statistiquement et comparativement une bonne capacité de désendettement comme le remarquait le CESR (conseil économique et social régional).
(*) toute ressemblance avec une situation locale serait fortuite et non intentionnelle
17 novembre 2009
Adjoint aux finasses ?
Jeudi j'écrivais à mes collègues du conseil municipal pour leur rappeler l'état dans lequel nous avions trouvé les finances à notre arrivée en 2001, et leur faire part de notre inquiétude car les dépenses repartent "dans le même sens".
Mauvais sens car lorsque les dépenses croissent plus vite que les recettes, on sait que l'arrivée sera douloureuse.
Interrogé par l'UNION, l'adjoint aux finances devenu peut-être amnésique ou totalement ignorant de ce qu'il fait, a déclaré que "on est arrivé en mairie en mars 2008. Nous avons donc fonctionné avec un budget primitif décidé et voté par l'ancienne municipalité".
Comment peut il en arriver à ce type de finasserie et d'explication mensongère ?
Serait t'il devenu adjoint aux finasses ?
Nous n'avions pas voté de budget, et il devrait le savoir car il siégeait au conseil !!!
Mais c'est la technique de notre nouvelle municipalité : bluff, bluff et re-bluff : ça marche car le public n'est pas trop attentif et se dit que les finaces, c'est compliqué.
Ce budget n'avait pas été voté par nous car MM Gervais et Laviolette étaient entrés en dissidence. Cela a eu des conséquences préjudiciables : par exemple, le non achat du terrain de la gare pour y faire un parking, mais aussi un arrêt brutal des investissements pendant environ un an (notre fin de mandat et le début du mandat de la nouvelle équipe).
Le nouvel adjoint aux finasses qui sait parfois comprendre les choses en a tiré illico une parade politique : l'ancienne municipalité a levé trop d'impôts et a tésaurisé sur le dos des cotteréziens.
C'est vrai, des impôts (du coût de la vie) ont été votés et non dépensés à cause de MM Gervais et Laviolette.
C'est vrai aussi qu'en votant le budget 2008 après les élections, la nouvelle majorité pouvait immédiatement compenser cela en baissant pendant 1 an les impôts. Elle ne l'a pas fait, dépensant immédiatement les surplus en communication et indemnités. Cela je l'avais écrit en son temps.
Je réitère donc mon conseil aux nouveaux élus : faites vous expliquer les prévisions budgétaires et les conséquences à moyen et long terme sur la dette, son remboursement et l'incidence sur la CAF. Vous avez entre les mains l'avenir de nos concitoyens.
Je souhaite à l'un d'entre vous d'être le Arnaud Caron (ce conseiller régional Verts, vice-président chargé des finances et faisant partie de la majorité socialiste) qui vient d'écrire au président de Région pour l'alerter sur une forte dérive des dépenses (communication principalement) : Villers le remerciera.
Cela signifie t'il qu'une gestion de gauche serait dépensière en communication (et autres) ? Je le crois !
Comme quoi, la politique n'est quand même pas neutre; même au niveau d'une petite ville ... ou d'une petite région.
Rassurez-vous, les collectivités ne font pas faillite : le contribuable paye !
16 novembre 2009
Largement assez de places en centre ville
Il y a largement assez de places en centre ville déclare à l'UNION l'adjoint au commerce.
C'est enregistré. Et pourtant que ne nous a t'il reproché d'avoir supprimé des places avec "nos" travaux d'aménagement du centre ville ! Il y en a d'ailleurs tellement qu'il en supprime.
La prochaine étape de ce "coming out" sera très vraisemblablement d'avouer que le déplacement du monument aux Morts était une bonne chose ... après l'avoir tant critiqué.
Allez un petit effort : manger son chapeau n'est pas si terrible que cela.
Quant à cette réflexion "on entre maintenant directement dans le centre" c'est vrai, mais pour les seuls parisiens.
Venant de Compiègne (Taillefontaine et Retheuil) on allait tout droit, on passait devant 2 parkings et on tournait à gauche dans la rue de Verdun en sens unique. Maintenant on tourne à gauche rue du général Leclerc, et on ne passe devant aucun parking. Est-ce mieux ?
Venant du quartier de Pisseleux, on ne peut plus passer par la rue de la République, mais on peut arriver comme avant dans la rue de Verdun, mais à double sens, et ne trouver ensuite que le parking du Grand Bosquet ou de la mairie en s'éloignant du centre. Est-ce mieux ?
Venant de Soissons, Vivières, Montgobert, Dampleux, etc ... pas de changement. Si ce n'est un blocage sur la rue de Verdun et la difficulté à venir sur la place. Est-ce mieux ?.
Accès direct certes, mais pour qui ? Les apparences sont parfois trompeuses.
Ne doutons pas que la clientèle parisienne affluera
14 novembre 2009
Lettre aux élus
J'ai remis ce courrier aux élus du conseil municipal jeudi dernier car il est bon de remettre les choses en place. Je souhaite de tout coeur que les élus de la majorité s'occupent enfin de la gestion budgétaire. Faites un test, prenez un élu de la majorité et demandez lui le budget de fonctionnement et d'investissement ... et attendez la réponse (à faire vite, car après lecture du blog, je ne doute pas que chacun aura ses petites notes).
Madame Syren rappelait dans la tribune du Villers Info d'octobre que le dérapage commençait. Nous avons laissé les finances en bon état (avec un équilibre fragile car nous revenions de loin). La nouvelle majorité avait donc quelques marges de manoeuvres, mais les dépenses de fonctionnement ont explosé (indemnités, fêtes, subventions, embauches ...). Cette majorité a d'ailleurs dû augmenter cette année les impôts plus que l'inflation (presque 3%, alors qu'elle respecte cette inflation pour l'augmentation des tarifs communaux).Le "c'est pas moi, c'est l'état" du maire est évidemment mensonger car la ville vote un taux en fonction des bases fixées par l'état
Voici ma lettre :
J’ai été chagriné par les commentaires virulents de Messieurs Pruski et Poirier concernant la gestion financière de la ville au cours du mandat précédent. Le terme “catastrophique” ou l’accusation d’avoir “plombé le budget” se révèlent sans fondement.
Vous êtes nombreux a être nouvellement élus.
Je me permets donc de vous remettre le rapport d’analyse réalisé par l’inspecteur du Trésor public fin 2002 après que nous ayons commencé à ce qu’il faut appeler redresser les finances.
Qu’avions nous trouvé côté finances ?
· des charges en augmentation depuis 1977 marquées par des dépenses de personnel importantes
· des produits stables (en clair les dépenses augmentaient, pas les recettes ... et la médiathèque ouvrait). Vous remarquerez qu’il est indiqué que l’augmentation des charges de financement provenait en 2001 en grande partie des premiers remboursements d’un emprunt de 8.100 kF souscrit en 2000 par nos prédécesseurs.
· une CAF en forte diminution depuis 1977 et insuffisante pour permettre le remboursement de la dette (ce qui expliquait que nous étions très surveillés).
La CAF était alors de 45 F/habitant pour une moyenne régionale de 869 F !
· En annexe vous trouverez les 2 pages rétrospectives de l’analyse faite par un cabinet privé. Vous y lirez que “depuis 2000, la CAF ne permet plus de couvrir le remboursement du capital de la dette”. De façon pratique, cela signifie que la commune a frisé la mise sous tutelle.
Ces rappels vous sont faits pour que vous sachiez ce que signifie financièrement les mots “catastrophique” et “plombé le budget”, mais surtout pour que les plus curieux d’entre vous analysent les comptes administratifs de la nouvelle majorité. Vous y constaterez les prémices d’une nouvelle dégradation avec une forte augmentation des frais de fonctionnement, ces fameuses dépenses qui plombent (ce terme est le bon cette fois) la CAF, et donc la capacité à investir.
Ne vous méprenez pas, notre rôle n’est pas de pratiquer une opposition pour s’opposer, mais bien d’analyser et de prévenir lorsque nous estimons qu’il y a matière à le faire. Et il y a matière.
Pour la petite histoire, j’ai commandé le 15 Juillet l’audit que la majorité à fait faire; le maire m’a demandé de signer le cahier des charges qui ne me concernait pas. J’ai refusé. Le préfet m’a donné raison. J’ai “recommandé” cet audit (avec un chèque de 4,50 €) le 21 septembre.
L’une ou l’un d’entre vous pourrait-elle ou pourrait-il intervenir en ma faveur pour que j’obtienne ce document ?
Je vous souhaite un bon conseil.
Cordialement
Renaud Bellière
13 novembre 2009
Quelle cuisine !
Cyril Lignac, cuisinier télévisuel et quasi ami de notre maire selon celui-ci, publie son carnet d'adresses dans les "Pages Jaunes" sur internet (je l'ai trouvé par hasard en cherchant une adresse).
Catastrophe pour Villers : rien de rien. Ni un restaurant, ni le marché, ni un traiteur, ni un boucher. Rien.
Quelle cuisine derrière ces émissions à grand spectacle.
Monsieur le maire, faites jouer votre amitié pour que Cyril Lignac reconnaisse quelques qualités à Villers sur internet.
Ne boudons cependant pas notre plaisir : le repas réalisé était paraît-il très bon. Madame Syren y est allée car elle avait appris "par la bande" cette manifestation. pour ma part, je n'avais pas été mis au courant, mais il est vrai que le maire a l'invitation sélective.
Ca m'a certainement évité d'être mal reçu par le maire comme l'a été Madame Syren.
Monsieur le maire l'a salué d'un "ils acceptent vraiment n'importe qui ici maintenant", et cela publiquement.
La classe ! comme diraient nos jeunes.
12 novembre 2009
Trottoirs
Le bureau d'études chargé de recenser les défauts d'accessibilité des bâtiments publics et de la voirie aux personnes handicapées va bientôt remettre un premier rapport.
Un des premiers points à régler est certainement celui du stationnement des véhicules sur les trottoirs.
A ce propos, j'ai remarqué que de plus en plus de véhicules stationnaient sur le trottoir devant la mairie, voire dans la cour de la mairie : un autre état d'esprit souffle sur notre ville.
A moins d'être citoyen américain ou de quelques pays nordiques, le stationnement sur les trottoirs ne semble pas gêner beaucoup les conducteurs (motos, voitures et camions confondus). Cela oblige beaucoup de piétons à marcher sur la rue.
Si j'étais encore maire, je proposerais de ne plus réaliser de trottoirs (c'est coûteux car il faut relever le niveau, poser des bordures, réparer les trous que finissent par faire les véhicules stationnés), mais de faire une chaussée large, à niveau, avec un caniveau central perméable pour permettre une légère absorption naturelle des eaux. Les piétons seraient protégés par des plots solides et infranchissables. Le coût serait moindre, voire équivalent selon les cas.
Et on serait certain de ne plus avoir de voitures sur les trottoirs, sans avoir à recourir sans cesse à la verbalisation.
10 novembre 2009
Parking de la gare : les trains passent
L'Union nous révèle avoir interrogé le maire au sujet du parking de la gare : la donne a changé dit-il : la SNCF voudrait disposer de places gratuites pour ses employés.
Est-ce une erreur ou une totale méconnaissance du dossier ?
Les terrains appartiennent à RFF (Réseau ferré de France) et non pas à la SNCF.
Lorsqu'on est maire, les demandes affluent de partout. Il faut souvent savoir dire non, et ne pas se contenter de regarder ... les trains passer.
Il faut donc savoir dire non à la SNCF. Je ne vois pas en quoi cette nouvelle demande de la SNCF bloquerait aujourd'hui la vente possible hier. La SNCF peut très bien prétendre acheter une petite partie de la grande parcelle pour son usage privatif. La ville aura alors la possibilité de préempter ou non
Au conseil régional, nous connaissons bien la SNCF et RFF. J'étais intervenu, étant encore maire, pour cet achat de terrain, et la SNCF s'était bien gardée de faire quelque demande que ce soit car je leur avais dit que le parking était fait pour leurs clients et qu'il devrait même y participer en toute logique.
Je n'avais même pas eu à rappeler qu'il est interdit de réserver des places sur le domaine public à telle ou telle catégorie de citoyens.
Je propose à Monsieur le maire de me missionner pour être négociateur ou médiateur pour ce dossier (s'il le souhaite).
Il serait également bon de mettre en demeure RFF de sécuriser le bâtiment qui donne sur le quai Paris-Laon, et dont les vitres cassées risquent de tomber sur les voyageurs.

