Le blog de Renaud BELLIERE

26 mars 2015

Report

L'exercice traditionnel pour les partis le soir d'un premier tour est de demander aux candidats (ou de le faire pour eux) vers qui ils reportent leurs voix. Leurs voix étant celles de leurs électeurs.
A Villers, Michel a indiqué qu'il invitait ses électeurs à voter pour le binôme RIGAUD-VASSEUR.

Mon analyse se révèlera peut être fausse, mais je pense que bon nombre d'électeurs de Michel, pas forcément politiques dans l'âme et continuant à en vouloir à Mme VASSEUR pour son attitude lors des municipales ou son abandon de sa ville d'origine ne reporteront pas leurs voix sur elle. Car on vote parfois pour, mais aussi parfois contre.

Réponse dimanche soir.
 

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25 mars 2015

La place est bonne

Je ne sais plus dans quel journal j'ai lu cette réflexion d'un quidam interrogé par un de ces innombrables commentateurs venus dans notre région, attirés par le vote FN et situés à une heure de Paris, ce qui évite les frais de déplacement.
Bref le "la place est bonne, ils se battent pour l'avoir et après plus rien". Un peu court pour expliquer le vote FN.
Pour ma part, je peux témoigner que la place d'élu local est très intéressante, intellectuellement gratifiante, mais pas bonne comme le pense certains.
Et très contraignante (les soirées chez soi sont rares pour les élus).

Le travail de maire par exemple consiste en premier lieu à prendre des décisions importantes pour la commune, en fonction d'analyses et de réflexions souvent précédées de longues réflexions et de choisir en fonction de nombreux critères parfois contradictoires : budgétaires évidemment, mais aussi stratégiques. Un exemple, lorsque M. Pruski a décidé de construire une deuxième cuisine centrale, j'ai dit que c'était une erreur car les frais de fonctionnement vont doubler alors qu'agrandir ou n'en faire qu'une aurait réduit ces frais qui reviennent chaque année.

Le second travail consiste à chasser les subventions, aides ... Et ça prend un temps fou.

Essayer d'améliorer la vie des citoyens est ce qu'il y a de plus visible, mais que de difficultés : prenons l'exemple basique des trous dans les trottoirs. Chacun vient dire au maire que son quartier est délaissé et que pourtant il paye des impôts. Et bien, le budget nécessaire à Villers, pour refaire les trottoirs dépasse une année de frais d'investissement. Il faut donc faire un choix et refaire progressivement les choses (nous avions refait en un mandat environ 80 % des rues). Pendant plusieurs années, des habitants vont vous enguel... et parfois aussi violemment que grossièrement.
Passons sur la vitesse dont les responsables sont souvent les conducteurs du quartier.
Quant au stationnement ... il faudra bien finir par mettre des poteaux le long de chaque trottoir car pour de plus en plus de gens, le trottoir est un parking, afin de ne pas gêner les voitures ... qui peuvent donc rouler vite. Le coût de ces poteaux est important pour les finances. Comme le budget est limité, le choix devient : poteau ou réparation du trou. Oui mais le trou réparé revient vite lorsque les voitures roulent dessus.
Etc, etc ...

Heureusement que travailler pour essayer d'améliorer la vie de ses concitoyens (chacun à sa façon, chacun avec ses compétences) reste un moteur pour bon nombre de candidats.
Espérons que les nouveaux élus, tout neuf en politique, se soient décidés dans le but de servir et non d'en découdre.

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23 mars 2015

Que dire ?

Rien !

Si ce n'est que les incorrigibles chefs de partis ont la même analyse : ils n'ont pas démérité, et mieux, ils ont plutôt gagné.
Que demander de plus.
Sur Villers, Michel n'a pas démérité

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20 mars 2015

Sur la ligne d'arrivée

Les fins de campagne sont souvent agitées.
Le Front de gauche met les problèmes de la SNCF sur le tapis.
Preuve d'une totale méconnaissance des compétences du département.
Plus drôle, cette formation qui se réclame aujourd'hui de la gauche entière, semble méconnaître que l'organisation des transports ferroviaires est du ressort de la Région, et que le vice-président en charge de la question appartient au groupe communiste.
C'est ce qu'on appelle s'empierger (pour mes lecteurs non picards : s'empierger = trébucher)
Voilà un des soucis des campagnes : des candidats plus ou moins compétents qui promettent tout et n'importe quoi.
Et des électeurs parfois enclins à croire ce que les candidats promettent, les croyant tout puissants et omniscients.

Que tout ceci ne décourage cependant pas de voter.
L'économie en France dépend encore beaucoup (beaucoup trop) des politiques.
Les investissements décidés par ces élus, ainsi que l'organisation du fonctionnement des collectivités font beaucoup pour développer ou affaiblir les territoires.
Quant au "social", il dépend pratiquement totalement des décisions des élus.

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18 mars 2015

Gratuité des transports scolaires

Une des quelques différences perçues dans les maigres (*) programmes des candidats aux élections départementales concerne la gratuité (ou non) des transports scolaires.
Effectivement, à force de laisser entendre que tout est gratuit (que ce soit le 2ème produit offert au supermarché, ou la consultation médicale), plus rien n'a de valeur. Avec pour corollaire une forte exigence des consommateurs car ça ne coûte rien, et une totale déconsidération du produit "offert".

Alors comment aborder ce dossier ?

D'une part, des parents qui habitent des villages dans lesquels il n'y a plus d'école, ni grand-chose d'ailleurs, mais qui payent moins d'impôt.
Le paiement du transport n'apparaît donc pas anormal. Question d'équité vis-à-vis du service rendu.

D'autre part, l'Etat qui a peu à peu décidé de la fermeture d'écoles dans les zones les plus dépeuplées. L'école étant obligatoire et gratuite, il y a donc lieu d'acheminer gratuitement les élèves éloignés. La gratuité des transports s'impose.

J'ajouterai en dernier lieu que l'Etat se mêlant toujours de ce qui ne le regarde plus aujourd'hui, fait fausse route en évoquant le transfert des transports scolaires aux communautés de communes alors qu'il n'en respecte pas le découpage dans sa carte scolaire.

Évidemment, parler de cela et d'autres vrais sujets aux électeurs n'est pas glamour, mais aurait au moins l'avantage de lancer le débat et de ne pas attirer l'électeur sur la seule bonne tête du candidat.

(*) maigre programme : à décharge des candidats, il faudrait que les futures compétences des conseils départementaux soient figées.
En l'état : votez et vous verrez ensuite ... Mais de ce point de vue là, rien de nouveau.

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13 mars 2015

kiosque

Certains se souviennent peut-être du projet que nous avions présenté lors de l'élection municipale de 2001.
Nous avons réalisé environ 90 % de nos prévisions.
L'une d'entre elles n'a pas vu le jour, et j'en ai été malheureux.
Construire un kiosque à musique sur la place face à l'école Léo Lagrange pour permettre à la Batterie-fanfare d'y jouer.
J'avais essayé de récupérer des kiosques anciens démontés par certaines communes. En vain.
Et voilà que je découvre à Marseille un kiosque en résine (certes petit) mais plutôt rigolo. Une ville doit être ludique
Une idée pour un futur projet ?

kio

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12 mars 2015

RSI

On a beaucoup parlé des dysfonctionnements du RSI (caisse de sécurité sociale des travailleurs indépendants).
Notre caisse (professions libérales), la RAM, a fusionné avec le RSI il y a quelques années.
Tout va bien dit la nouvelle direction, les ennuis sont derrière nous ... pendant qu'un mouvement de protestation énorme a vu le jour.

Pour ma part, je voulais m'inscrire sur le site du RSI.
Je tape comme indiqué mon n° de sécu plus mon adresse mel. Je reçois un code par courrier. Il est écrit d'entrer ce code, de cliquer sur OK et que je recevrai un mot de passe temporaire à mon adresse mel. Rien !
4 essais. 4 réclamations, 4 codes reçus par courrier du RSI.
Appel téléphonique au RSI. Accueil très cordial : votre n° de sécurité sociale ? Ah non, pour vous, il faut s'inscrire sur le site de la RAM ...

4 timbres dépensés pour rien par le RSI

Site de la RAM : je suis les instructions du RSI et vais à la rubrique" mon compte". J'entre le dernier code reçu du RSI. Refusé, il faut 9 chiffres. Les codes RSI ont 6 caractères.
Peu importe, je choisis "nouvelle inscription". Je tape mon n° de sécu : il y a déjà un compte à cette adresse mel !!!
Il faut que j'indique un identifiant (9 chiffres) et un mot de passe ...

Je vais écrire une vraie lettre. Peut-être cela marchera t'il mieux ?

Ah oui : je paye mes cotisations au RSI, mais je suis remboursé par la RAM.
On nous l'a dit : simple et plus efficace depuis que le RSI et la RAM ne font qu'un.

message personnel : j'ai reçu d'un certain "Lafiotte" un commentaire. J'ai apporté une réponse à son adresse mel indiquée : retour du message - adresse non valide. J'ai donc effacé le commentaire.
Mais pourquoi tant de messages avec de fausses adresses : lâcheté ? peur (de quoi ?) ? grossièreté ? bêtise ?

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11 mars 2015

Proximité

Proximité : maître mot de la décentralisation et, avouons-le, excuse pour ne rien changer au mille-feuilles administratif et électif coûteux.

Marie-Françoise Manière, cotterézienne et présidente nationale du syndicat français d'architectes majoritaire a été reçue à dîner ce mois-ci, avec une petite dizaine d'autres confrères, par le président de la République et deux ministres concernées. L'Etat peut se montrer proche des préoccupations des citoyens.

Notre cabinet qui emploie localement 15 personnes a été écarté de façon incompréhensible d'un concours d'architecture lancé par l'APEI-COYOLLES sous la maîtrise d'ouvrage de l'OPAL (HLM du département de l'Aisne).
Perdre un concours fait partie du job même si ce n'est jamais réjouissant, mais ne pas avoir le droit de concourir alors qu'on a les références et les capacités, et cela sans aucune explication malgré plusieurs demandes à l'OPAL et à l'APEI laisse très amer.
D'autant que les 3 candidats retenus sont ou parisiens ou auvergnats ! 
Nous avons donc écrit à l'APEI, à l'OPAL, au député, aux conseillers généraux administrateurs de l'OPAL et à notre conseiller général.

2 réponses : l'une de Roland Renard (conseiller général de Saint Simon) et l'autre de Jacques Krabal (député).
Nos autres élus proches de nous et défenseurs de l'emploi local sont très certainement en train de peaufiner leur réponse à notre lettre du 16 janvier.

Comme quoi la proximité est une notion relative !


Pour les plus curieux, notre lettre :

" Nous recevons votre invitation à la cérémonie des vœux 
Nous vous présentons les nôtres pour cette nouvelle année.

Pour notre part 2015 ne pourra être pire que 2014.
Nous tenions à vous faire part de notre profond désappointement et de la grande peine des 15 membres de notre agence d’architecture lorsque nous avons appris que nous n'étions pas retenus pour concourir à la réalisation de l’hébergement à Coyolles.
Vous avez choisi de retenir 2 cabinets parisiens et un cabinet auvergnat.
 
Outre le fait que les agences d’architectures picardes comprennent mal d’être souvent écartées totalement des consultations locales, particulièrement en cette période de crise économique aigüe, nous ne comprenons pas à titre personnel les motivations de notre éviction.

Nous ne pouvons pas imaginer avoir été éliminés par faute de compétence, sinon, pourquoi avoir attendu si longtemps avant de s’en rendre compte ?
Nous vous rappelons en fin de courrier les très nombreuses études faites gratuitement à votre demande, pour lesquelles l'APEI s'était engagée à nous confier les opérations lors de leur concrétisation, comme le permettent les marchés privés.

Nous sommes également intervenus à chaque fois que vous le demandiez, que ce soit pour imprimer des plans, pour vous renseigner sur tel ou tel règlement de construction, des règles de sécurité applicables au type J, ou pour vous assister lors des commissions de sécurité y compris des bâtiments qui ne nous concernaient pas …

Certes un service gratuit n’a pas de valeur et cela explique peut-être que parfois nous ayons reçu, pour remerciement, des reproches injustifiés, comme par exemple de ne pas avoir assisté à une réunion d’expertise amiable car notre collaborateur XX était souffrant, alors que tous les renseignements avaient été fournis lors de la première réunion.

Il est également apparu normal que ce même XX ait écourté ses vacances pour venir vous assister lors d’une commission de sécurité.

Vous trouverez en annexe une liste non exhaustive des dossiers que nous avons étudiés.

Elle ne reprend pas les études antérieures à  2006, ni les conseils et services tels des tirages de plans, qui nous ont été demandés depuis près de 15 ans. Dossiers restés sans suite, et la plupart du temps sans nous en informer.

Chaque étude d’extension ou de réhabilitation a, d'autre part, nécessité que nous fassions un relevé des locaux, qui vous a été gracieusement remis à chaque fois.

Pour imager notre propos, cela correspond à la mise à disposition gratuite d’un architecte dédié exclusivement à l’APEI pendant environ un an et demi à deux ans.

Nous n’avons cependant jamais rechigné à vous répondre car nous avions à cœur, en qualité d’architectes locaux impliqués dans le tissu local d’aider votre association si particulière et si dévouée.   

A cette lecture, vous pourrez, nous en sommes certains, comprendre notre déception, et à tout dire, notre incompréhension sur la correction du procédé.

Nous vous renouvelons, ...

 

ANNEXE (des ETUDES FAITES GRATUITEMENT)

2006 : études infirmerie Le Cèdre avec plans au 1/50

Septembre 2006 : étude n° 1 extension, restructuration du foyer d’hébergement le Cèdre avec plans au 1/100

Octobre 2006 : étude n° 2 extension, restructuration du foyer d’hébergement le Cèdre avec chiffrage par ratio ; plans au 1/100

Novembre 2006 : étude n° 3 extension, restructuration du foyer d’hébergement le Cèdre avec chiffrage par pré-métré ; plans au 1/100

Novembre 2006 : étude n° 4 extension, restructuration du foyer d’hébergement le Cèdre avec chiffrage par pré-métré ; plans au 1/100

Mai 2007 : étude n° 5 extension, restructuration du foyer d’hébergement le Cèdre avec note explicative et descriptive de 12 pages ; chiffrage par pré-métré ; plans au 1/100

Décembre 2007 : étude n° 6 extension, restructuration du foyer d’hébergement le Cèdre avec note explicative et descriptive de 12 pages ; chiffrage par pré-métré ; plans

Avec 9 réunions au cours de ces études

Décembre 2006 : étude n°1 création d’un foyer d’accueil médicalisé le Cèdre avec chiffrage par ratios; plans

Janvier 2007 : étude n°2 création d’un foyer d’accueil médicalisé le Cèdre avec chiffrage par ratios; plans au 1/100

Avril 2007 : étude n°3 création d’un foyer d’accueil médicalisé le Cèdre avec note explicative et descriptive de 9 pages ; chiffrage par ratios; plans

Avec 4 réunions au cours de ces études

Décembre 2007 : études extension MAS le Cèdre avec note explicative et descriptive de 9 pages ; chiffrage par pré-métré ; plans au 1/100

2007 : études atelier bois avec note explicative et descriptive de 7 pages ; chiffrage par pré-métré ; plans au 1/200

Avec 4 réunions au cours de ces études

2008 : études blanchisserie – installation classée

avec chiffrage par pré-métré ; plans au 1/100 et 3 réunions au cours de ces études

2008 : réaménagement de l'IME

Relevé et esquisses de faisabilité

2008 - 2009 : aménagement d'un centre de jour dans le grand hexagone

Dossier mené jusqu'à la consultation des entreprises, comprenant  esquisses, avant- projet, de dossier de consultation des entreprises avec descriptifs et plans détaillés.

2012 : réaménagement des services généraux

Etudes avec note explicative et descriptive de 7 pages ; chiffrage par pré-métré ; plans au 1/100

Avec 4 réunions au cours de ces études

2012 : concours, non rémunéré, pour un nouveau foyer d'hébergement

Réalisation d'une première étude comprenant : plans, perspectives, descriptif sommaire et estimations

Puis d'une seconde étude, suite à votre décision de modifier la capacité du foyer.

Ce bâtiment se développait en extension du foyer de vie et de la MAS, comme le stipule le programme de l’actuel concours pour lequel nous n'avons pas été retenus; alors que nos études semblaient vous avoir convenues. "

 

 

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10 mars 2015

Villers médiatique

Avant, lorsque les journalistes venaient à Villers, c'était plutôt pour Alexandre Dumas, voire pour le château (grand oublié hier de l'émission de Franck Ferrand).
Dorénavant, c'est pour rencontrer des électeurs du Front national ou pour attendre les faux pas de la municipalité.
Hier, c'était BFM qui voulait interroger des français "basiques", électeurs du Front national.
Lundi matin vers 11 heures, le passant est rare. Je ne suis pas certain que la journaliste ait rencontré ce citoyen lambda électeur du Front.

La force du FN est de ne pas dévoiler grand chose, sauf à se déclarer contre tout ce qui a été fait avant.
Tentant donc pour l'électeur déçu des politiques (souvent assez lâches) menées depuis des décennies (disons depuis Mitterrand), de croire à ce qu'il a envie de croire puisque par principe il ne croit plus à grand chose, sauf à ce que ça change ...
C'est toute la force du Front National : dénoncer les actions des autres et promettre que ça va changer ...

Chacun y trouve donc son compte.
Oui, mais demain, le FN finira par être aux commandes. Pour quelle politique ? 
Comme les autres partis ont dégoûté de la politique, le FN décevra et accentuera ce dégoût.
Cela me fait penser à ce que vit la Grèce aujourd'hui : un parti qui suscite un impossible espoir et qui ne peut rien faire car les promesses étaient intenables et irréalistes.Ou au parti communiste, aussi généreux qu'utopiste.
Qui arrivera après la vague FN.
Les chevaux de retour. Un dictateur ?

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05 mars 2015

Un parti comme les autres !

Un ami me demandait ce que je pensais de la montée du Front national.
Je l'ai déjà écrit : à force de pif-paf gauche-droite, sans réelle amélioration ressentie et sans impression d'être écoutés, les électeurs se tournent vers un parti neuf, en ce sens qu'il n'a jamais eu à gérer la vie publique.
Évidemment, on sait l'absence de programme national crédible de cette formation, mais ça pèse peu.

Je suis de ceux qui pensent depuis longtemps qu'il faut que des élus issus de ce parti aient l'occasion de diriger des collectivités.
C'est le seul moyen de de se rendre compte des limites de leur capacité (je ne parle pas de leurs promesses, ils ont la prudence de n'en faire jamais, jouant plutôt sur la critique de ce que font les autres).
L'autre problème du FN est que ce parti qui a le vent en poupe attire non seulement des électeurs en mal de repères, mais aussi des candidats qui voient s'ouvrir des possibilités d'être élus. Ces candidats "viennent" de tous les horizons : gauche, droite, centre ... A chaque "prise" un peu emblématique, Marine Le Pen s'en réjouit.
Je vous parie que la joie sera de courte durée, et que le bazar va bientôt s'installer au sein des instances du FN.
Chaque nouvel adhérent arrive avec ses convictions profondes anciennes, son ignorance des règles de discipline et son envie d'être rapidement chef.
C'est la dure réalité dans les partis "anciens" : PS, UMP ... 
Je l'ai bien connu au MoDem, également nouveau parti ayant le vent en poupe après les présidentielles de 2007 : la dure réalité a fait que de nombreux aventuriers en quête de places en sont repartis et que les clivages traditionnels gauche-droite ont refait jour entre les militants.
On commence à entendre ce genre de bruit au FN (dernièrement sur Soissons par exemple).
Oui le FN va devenir un parti comme les autres. Avec des personnes fréquentables et d'autres moins.
Lui reste à trouver un projet national assumé et avoué.

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