Le blog de Renaud BELLIERE

01 juillet 2015

Sacem

C'est la période des fêtes de fin d'année dans les écoles.
Parents et enseignants se mobilisent, organisent, font des gâteaux, préparent des animations.
La vente de gâteaux et de boissons permet de mettre de côté quelques sous qui alimentent la caisse de la coopérative scolaire.
La SACEM applique, si peu de morceaux sont joués, un forfait de base : 41 euros.
Dans une fête qui vient de se tenir : 1 chanson non libre de droit a été chantée par les enfants : 41 euros. 
La SACEM a gagné plus que la coopérative.
Espérons que les artistes ne reverseront pas leur cachet à une association politique ...

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30 juin 2015

Apolitique ?

Est-ce la proximité des vacances, mais il tombe un tas de choses à faire. Et par conséquence, plus le temps de m'occuper du blog.
Ni d'aller assister aux séances de conseil.
Le maire a pourtant à coeur d'expliquer sa politique. Ce qu'avait complètement oublié son prédécesseur qui n'était que colères et invectives.

J'ai appris que les Blérots de R.A.V.E.L., groupe qui s'était produit à Villers lors de la fête de la musique avaient reversé leur cachet à une association anti FN. Et qu'ils avaient dissous leur groupe.
C'est la perversité dans laquelle la fête de la musique s'est fourvoyée : c'était la fête des amateurs ou du moins de la musique, c'est devenu une soirée de travail pour nombre de musiciens.  
Que ces Blérots disposent de leur cachet comme ils veulent, certes, mais qu'ils disent qu'ils ne font pas de politique me laisse pantois. Que n'ont-ils alors donné leur argent à une association caritative ?

 

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18 juin 2015

Hep ! taxi

Vous vous souvenez des 40.000 euros de taxi dépensés en 10 mois par l'ex patronne de l'INA, aujourd'hui recasée à un autre poste.
Une enquête de l'IGAC révèle que cette efficace et très mobile fonctionnaire avait déjà dépensé 25.000 euros de taxi en 2013 et 15.000 au cours des 5 premiers mois de 2014 avant sa nomination à l'INA.
En 2009, le ministère de la culture avait dépensé 203.000 euros pour rénover les 216 m² du logement de fonction du président du Centre Pompidou.
(source : Canard enchaîné).
J'ai en souvenir un directeur de théâtre qui expliquait que dans sa région environ 80 fonctionnaires de la DRAC (affaires culturelles) travaillaient d'arrache-pied pour faire les comptes et lui dire qu'il n'y avait plus d'argent pour la création théâtrale.
On vit une époque formidable

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16 juin 2015

Accessibilité

Le 26 septembre, la totalité des lieux accessibles au public (bureaux, magasins, lieux publics ...) devront avoir remis un Adap (agenda d'accessibilité programmé) à l'administration.
Cela concerne tous les établissements d'un même propriétaire. Cet agenda devra lister les points de non-conformité, la façon envisagée d'y remédier et le délai (variable mais de 3 ans maximum). En cas d'impossibilité, les justificatifs très précis devront être joints (coût tel qu'il met en péril l'activité, impossibilité constructive ...) et étayer la demande de dérogation.
Il y a des cas où des aménagements simples et modificatifs permettent de respecter les textes.

L'accessibilité ne concerne seulement le déplacement des personnes en fauteuil, mais tous les handicaps physiques ou cognitifs (aveugles, mal-voyants, sourds, mal-entendants, personnes à mobilité réduite, personnes souffrant d'une déficience mentale ...)

La loi sur l'accessibilité a une dizaine d'années. Les dates limites pour la mise en conformité a été repoussée et les exigences légèrement revues à la baisse.
La dernière mouture date de fin 2014 (avec, comme souvent dans notre beau pays, des précisions et des formulaires disponibles en 2015).

Alors évidemment, c'est la panique de dernier moment.
Les hôteliers dans un récent article de l'UNION criaient à l'absurdité et à la complexité des textes.
C'est en partie vrai, mais l'obligation d'accessibilité n'est pas récente et un minimum d'anticipation aurait évité cette mobilisation de dernière minute.

A Villers, où j'avais pu constater que des établissements accessibles au public se faisaient en rénovaient ou se créaient sans respecter les règles d'accessibilité, j'avais plusieurs fois interpellé le maire d'alors pour qu'ils réunissent commerçants et "bureaucrates" pour leur expliquer textes et obligations ... si possible avant leurs travaux. 

Aujourd'hui, je constate avec tristesse que des commerces ou des bureaux récemment refaits, mais avec une pente trop forte devant l'entrée, sans palier horizontal, avec des poignées à moins de 40 cm du mur, des couleurs non contrastées, des puissances d'éclairage insuffisantes, sans guichet adapté, etc  ... ne sont pas conformes. Une simple rampe d'accès ne rend pas pour cela les locaux accessibles. Les exploitants l'ignorent.

Si des contrôles ont lieu en octobre 2015, le réveil sera difficile et coûteux (les contraventions ne sont pas légères; cela va jusqu'à des peines de prison).
Et pourtant, depuis la fin de l'année dernière les instances professionnelles des différents métiers ne cessent de diffuser l'information.

Un conseil : attention à choisir de vrais professionnels pour établir ces Adap : la réglementation est très complexe et a changé souvent.
J'ai à ce sujet, relevé des erreurs dans les propos rapportés par l'UNION. Les portes de 80 cm de large sont encore admises selon les locaux. Mieux vaut le savoir car élargir une porte pour rien a une incidence financière non négligeable (au minimum le coût que vous prendrait un professionnel compétent pour établir l'Adap.

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15 juin 2015

Moralité et honnêteté

Chacun est présumé innocent tant qu'il n'est pas condamné.

Je lisais deux choses dernièrement.

Une manifestation de soutien à Patrick Balkany par des habitants de Levallois-Perret en dit long sur cette présomption d'innocence.

BVA a publié un sondage concernant la perception la moralité et de l'honnêteté des partis par les français.
32 % font confiance au PS, 26 % au LR et 25 % au FN. Pour ces deux dernières formations, une nuance s'impose, le manque total de confiance est de 20 % supérieur pour le FN que pour LR.

Finalement, à quoi bon vouloir être ou paraître honnête et moral en politique ? Ce n'est peut être pas ce qu'attendent nos concitoyens ? Du moins ceux qui votent encore.
Il y a un gros problème, non ?

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12 juin 2015

Squatteurs

Il me semble avoir entendu ce matin dans les brumes du réveil qu'un texte "anti-squatteur" allait paraître.
Je me souviens, étant maire, avoir reçu un couple qui habitait en région parisienne et dont le logement avait été squatté pendant leurs vacances. Ils avaient dû venir loger dans une maison de famille près de Villers-Cotterêts.
Ils m'avaient conté l'histoire : serrure changé par les squatters, abonnement d'électricité au nom des nouveaux occupants, police impuissante car l'emménagement datait d'une semaine, préfecture sourde ...  
Et cerise sur le gâteau, vente de leurs objets lors d'une brocante locale !

J'avais écrit au préfet, mais ça il l'avait déjà fait. J'avais averti et transmis le dossier à Renaud Dutreil alors ministre, ainsi qu'au député Daniel Gard et au préfet de l'Aisne. J'avais demandé que le gouvernement ou le parlement légifère sur ce problème. Il y a environ 10 ans !
Si ce que j'ai cru entendre ce matin est vrai, J'AI GAGNE.
Plaisanterie à part, je ne comprends toujours pas comment une situation aussi révoltante puisse perdurer depuis si longtemps.
Il aura fallu le cas d'une octogénaire de Rennes, relayé par les médias, pour que ce sujet soit entendu.


On se demande parfois pourquoi les choses si simples peuvent être si compliquées à traiter

 

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11 juin 2015

Frais personnels

Un de mes confrères, Jacques Pompey nous livre souvent des histoires distrayantes dans une revue professionnelle.

En voici une, qui finalement n'a pas pris une ride.

Frais de voiture et frais divers
ou, comment revenir à 1880 ?

Nous savons que, chaque année, la très sérieuse Cour des Comptes épingle les mêmes déviations et entorses faites aux règles, et que ses sages membres répètent inlassablement les mêmes recommandations pour maîtriser les folles dépenses de l'Etat et des collectivités, ... recommandations qui ne sont jamais suivies d'effet ...

Ce n'était pas la même chose en 1880 ... époque de la troisième républi­que et de Jules Ferry passant de l'éducation à la présidence du Conseil ...

Donc, dans sa séance du 8 juin 1880, épluchant les comptes du Minis­tère des Finances la Cour fit un exemple en sanctionnant le ministre lui-même ...

Ce dernier, dans le cadre de sa haute fonction, bénéficiait d'un jeu de voitures à chevaux avec les employés chargés de leur conduite et entretien...

Mais ... il s'en servait, semble-t'il, un peu trop largement pour son usage personnel ... Madame trouvant fort agréable d'avoir à sa disposition voiture et cocher.

La Cour envoya un "référé" au Ministre précisant (je cite) :

" Les dépenses de location et d'entretien des voitures et chevaux affectés aux ministres et agents de l'Etat sont prises en compte dans le cadre strict de l'exercice de leur fonctions et non à leur service personnel".

 Le référé indiquait que la jurisprudence n'avait jamais varié sur ce point: de nombreux arrêts avaient rejeté les frais de cette nature, dont le montant avait été reversé dans les caisses du Trésor.

Et il concluait au reversement à l'Etat d'une part importante des frais engagés, réclamant la (modique ?) somme de 10 860 francs... (soit, au cours d'aujourd'hui, (approximativement coefficient 32 en francs) et donc autour de 53 000 €

Le Ministre des finances, fort vexé, répondit que les calèches fournies par l'Etat ou louées par lui avaient toujours été utilisées dans le cadre de ses fonctions ... et que le fait de les utiliser pour aller et venir de son appartement au ministère et lieux divers de rendez-vous ne pouvait être apparenté à un usage personnel.

Il se permit d'écrire au Premier Président de la Cour :

" Il conviendrait que la Cour use avec un plus grand discernement du droit qu'elle a de rejeter des dépenses qui ne lui paraissent pas incomber à l'État."

Ce dernier vit rouge à la lecture de cette réponse en forme d'avertisse­ment et confirma l'amende infligée au ministre coupable.

Et le ministre fut forcé de rembourser à hauteur de la sanction pronon­cée par la Cour ...

Mais, prévoyant l'avenir afin de faire face à ces désagréables sanctions, ... il s'empressa vite de faire avaliser par le Parlement une autorisation de prise en charge ( ...vaguement limitée... ) des frais personnels, considérant que les fonctions ministérielles conduisaient à une augmentation très notable de ces frais et qu'il fallait en tenir compte dans une compensation " raisonnée " ...

Et ... dans l'attente de la décision du Parlement (qui fut votée à l'unani­mité) ... à titre d'exemple, il s'abstint totalement de l'usage des voitures mises à sa disposition ...

Au départ limitée, cette prise en charge des frais personnels a connu de nombreux abus qui n'ont pas été sanctionnés ...

Nos ministres actuels bénéficient donc toujours de cette disposition et ils disposent tous de voitures avec chauffeur ... Certains en abusent ... d'au­tres ... montrent qu'ils peuvent venir en vélo à Matignon ou ... qu'ils savent conduire une mobylette pour leurs rendez-vous intimes ...

Il y a toujours eu des Présidents qui recevaient des compagnes éphé­mères aux frais de la Princesse, dont la célèbre " connaissance " perdue dans l'escalier tandis que le Président Félix Faure passait arme à gauche ...

Il serait peut-être temps de suivre l'exemple de nos voisins plus sérieux comme la Suède ou le Royaume Uni, pays où la mise à disposition d'une voiture avec chauffeur est, soit absente (pour la Suède ) , ou strictement limitée ( pour le Royaume Uni ) ....

Mais ... il ne faut pas rêver ...

A noter, en conclusion et pour faire bonne mesure, au bénéfice du gouvernement de Jules Ferry que j'ai cité en exemple :

A cette même époque, le traitement des ministres qui était de 80 000 francs annuels, fut ramené à 60 000 ... dans le cadre des économies budgétaires décidées ...

Et ce traitement s'arrêtait net en cas de perte de la fonction ...

Exemple à suivre ! .... ? .... Car ... :

Aujourd'hui, un ministre conserve (sous conditions) son traitement pendant 6 mois ... (le temps de trouver un boulot ou une bonne planque ? ...) et il a droit, comme nos sénateurs et députés, à une bonne " retraite" bien méritée (1 549 € / mois) que nous, pauvres contribuables, alimentons avec nos im­pôts ...

Une "haute fonctionnaire" vient, tout récemment, d'être épinglée pour des notes de taxis colossales (40 000 € ).... (Tiens ! : ce n'est pas loin de la "note à payer" par le ministre des finances en 1880 qui avait fait juste un peu mieux ... mais il est vrai que les taxis parisiens sont aujourd'hui moins cher que les calèches d'hier ) ... Elle a été priée de démissionner ...

Mais la presse titre : " Nos élus jouent avec des règles floues " et " Il y a une confusion de plus en plus grande chez les titulaires de fonctions publiques entre ce qui relève des biens communs et ce qui relève des biens privés"

Jacques POMPEY

 

Un lecteur de la revue a réagi :

« Vous vous rappelez que F. Hollande avait promis de baisser tous les traitements de ministres de 30 %, le sien y compris Et il l'a fait ... sauf que le Conseil Constitutionnel a abrogé ce décret le 9 août 2012.... car ... " c'est à l'exécutif de fixer les traitements et non à la Présidence de la République ".
Et l'exécutif s'est bien gardé de légiférer ...

Pour mémoire, le budget de la Présidence de la République (32 M €) est 15 fois celui de 1960 (inflation in­cluse soit seulement 1,5 à 2 fois celui de 1960 .... mais c'est énorme)

Et chaque ancien Président touche, jusqu'à sa mort, un traitement annuel de 73 000 € ... au lieu de rechercher des économies dans les aides au logement (il est question de supprimer l'APL), l'Etat devrait un peu regarder de ce côté ... »

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10 juin 2015

consanguinité destructrice d'emplois

La consanguinité (au sens figuré) entre décideurs qui passent d'un ministère à la tête d'une grande entreprise et vice-versa est à l'origine de réflexes pavloviens et d'une pensée unique.
Depuis de Gaulle, la France a pris le parti de se doter de très grandes entreprises.
Les temps changent, mais le réflexe reste le même : favoriser les grosses entreprises.
Devenues multinationales, elles délocalisent de plus en plus, surtout pour leurs impôts et détruisent peu à peu, mais de façon continue les emplois, y compris ceux de leurs sous-traitants.
Les dirigeants et les gouvernants étant les mêmes et interchangeables, ils influent évidemment beaucoup sur les décisions politiques.
On parle du ministre Macron aujourd'hui, ex-banquier d'affaires, mais cela a toujours été, de droite et de gauche.

Je prendrais deux exemples que je connais bien : l'urbanisme et le bâtiment.

La France est le seul pays à avoir laissé se développer la grande distribution. Avec une habile communication, ces groupes ont, avec la bénédiction inconsciente d'élus locaux et nationaux, fait croire qu'ils luttaient contre la vie chère. En fait, ils ont détruit les commerces de proximité, asphyxié les petits producteurs, accepté les ententes des gros producteurs (cf. l'histoire récente d'entente sur le prix des yaourts).
Conséquence, des centres villes qui se vident (voyez Soissons et les effets de la dernière zone créée à l'Archer)

La France est un des seuls pays à avoir laissé se développer les grandes entreprises générales du bâtiment au détriment des PME.
La loi Macron va encore renforcer cette mainmise en modifiant le Code des marchés publics sous couvert de dynamisation de l'économie.
Derrière cette loi, les 3 ou 4 grands groupes de construction.
Leur président Michel Gostoli déclarait il y a peu qu'ils représentaient 100.000 emplois (tous en France ?).
Ça sonne bien aux oreilles d'un ministre.
Sauf que les artisans à eux seuls représentent 300.000 emplois.
Emplois de plus en plus menacés par les travailleurs "détachés" employés massivement par les grands groupes.
Grands groupes qui, loi Macron aidant, vont devenir les "partenaires" uniques des collectivités qui traiteront avec eux seuls des contrats globaux de conception, construction, financement.
Ce type de marchés existait pour des opérations d'exception et a donné lieu à des dépassements phénoménaux de budget (grands stades, hôpitaux ...) qui ont défrayés la chronique. Le maire Manuel Valls avait su dénoncer les dérives du système qu'il avait connu lors de la construction de "son" hôpital.
Le premier ministre Manuel Valls a oublié
Mais qu'à cela ne tienne, le contribuable paye, et l'artisan sous-traitant étranglé ferme boutique après avoir payé sa TVA et son RSI.
Le travailleur "détaché" travaille

L'enfer est pavé de bonnes intentions.

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09 juin 2015

Rengaine

Cela devient rengaine :

un samedi matin ordinaire, avec des voitures en permanence sur la place.
Sans compter motos et camionnette encore plus avancées sur la place (mais je ne vais pas passer mon temps à tout photographier)

L'habitude est prise et bien prise, faute de réaction. La place piétonne le devient moins.
Et pourtant, ce jour-là, à cette même heure, des places étaient disponibles à proximité.

Souvenez-vous du sens de circulation avant l'ère Pruski : les 2 automobilistes que vous voyez stationnés sur la place pouvaient choisir de passer soit dans la rue de Verdun, soit le long de la place, et s'il n'y avait pas de place, revenir vers la place par la rue Léo Lagrange.

MoufPk


C'était une desserte plus naturelle de la place et de ses commerces.

 

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08 juin 2015

Silo

Le silo près de la gare est en cours de désamiantage.
La couverture est démontée
Du nouveau bientôt dans le quartier ?

 

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