Le blog de Renaud BELLIERE

08 août 2014

Le lavoir

Monsieur Roger Presson m'a envoyé un texte en me demandant de le publier.
Il concerne la restauration du lavoir de Pisseleux, sujet qui lui tient à coeur, ... ainsi qu'à d'autres cotteréziens.
Je romps donc la trève estivale du silence :

" Le Lavoir de Pisseleux

En 2008 je demandais à la municipalité JC PRUSKI l’éventualité de restaurer ce site.

En réponse, une estimation a été faite : 200.000 € sont nécessaires (bâtiment + système hydraulique d'écoulement). Nous envisageons donc un chantier d’insertion avec un lycée de Soissons (maçonnerie et charpente). Puis une autre réponse " Si sa réfection complète, telle qu’à l’origine n’est pas envisagée, nous avons néanmoins décidé d'un chantier jeune, dont l’objectif est la remise en état du lavoir" (29/10/2008)

Commentaire : Ce dossier n’a pas fait l’objet d’une information en Conseil Municipal et aucun dossier administratif n’a été monté pour obtenir des subventions auprès des organismes prévus a cet effet (Département – Région – Europe)

En 2011, le Maire, lui-même, annonce au cours d’une réunion au Fg de Pisseleux, la réfection du Lavoir.

L’architecte des Bâtiments de France informé donne son avis. « Étant donné le caractère d’un nouvel édifice, une certaine hauteur maximum du toit est à respecter. Dans le cas d’une  restauration pure et simple il était possible de garder les dimensions d’origine sans modification. »

Suite à l’intervention de la nouvelle municipalité et devant l’immobilisme du Lycée, M. Franck Briffaut intervient personnellement et met les responsables du lycée en demeure de mettre en œuvre ce qui a été décidé puisque l’on ne peut plus revenir en arrière.

Aujourd’hui  fin juin 2014, courant Juillet, le Lycée en question a mis en place la structure en bois (plots en pierre, poteaux et charpente). Je constate que la hauteur sous la ferme est de 2,30 m alors qu’à l’origine la hauteur des murs périphériques étaient de 3 mètres, où reposait les bois de la charpente. Le bâtiment se trouve abaissé de 0,70 m. Cet édifice se trouve complètement enterré dans la nature. La couverture en bardeaux de châtaignier est à venir, par un artisan, car le Lycée ne peut le faire.

Maintenant parlons du coût engagé (plots et ossature  bois) : 8 964.40 €

Il reste en attente 8 276.00 € pour la couverture.

Mais rien n’est encore engagé financièrement, et matériellement pour le système hydraulique, la réfection de la margelle et l’évacuation de l’eau vers la rivière.

De plus, les restes des murs périphériques en ruine sur un mètre de hauteur, à mon sens, devront être remis en valeur par un rejointoiement des pierres existantes ainsi que le coté source adossé au Chemin de la Fontaine.

Le pourtour, c’est à dire la végétation, devra être revu, et une maintenance devra être assurée suivant la saison.

Six années se sont écoulées depuis la première demande, combien de temps faudra-t-il pour inaugurer ce nouveau lavoir ?  
Tout en sachant que le coût d’objectif n’est pas connu.
Par contre je fais confiance à la nouvelle municipalité pour tout terminer dans les meilleurs délais.

Roger PRESSON 15 Juillet 2014 "

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16 juillet 2014

Vacances

Comme chaque année, le blog s'arrête, écrasé par le soleil ... qui revient.
L'actualité faisant souvent de même.
Rendez-vous après le 15 août.

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15 juillet 2014

Week-end

Aller-retour rapide à Béziers.
5 trains, 1 contrôle dans le train (Paris-Villers), 1 contrôle sur quai pour l'e-tgv.
La SNCF perd de l'argent ...

Sinon, on a beaucoup parlé de l'arrêté pris par le maire FN de Béziers interdisant le linge au fenêtre.
Effet d'annonce ?

Béziers

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11 juillet 2014

Conseil municipal

Conseil qui aurait pu être calme.
Mais il y a eu ce voeu au sujet de la réforme territoriale et le maintien de la Picardie.
Le maire a souhaité reprendre le texte de la délibération votée au conseil régional de Picardie, à l'unanimité par tous les groupes politiques.
Notre ancien maire a bondi et déclaré qu'il ne voterait que le même texte que celui du conseil régional, et s'est plaint de la formule qu'il jugeait grossière car ce voeu est destiné au président de la République.
Et de lire ce qu'il supposait être la délibération du conseil régional de Picardie.
Hélas, ce n'était pas la délibération qu'il lisait, mais la page de présentation. Évidemment intransposable d'une région à une commune.
Le maire lui a expliqué comment était conçue une délibération du conseil régional : présentation, imputation et délibération.
La délibération proposée était identique à celle du conseil régional.
Peine perdue. Je passe sur les échanges car de toutes façons un voeu ne sert à rien selon moi. Les gouvernements n'écoutent que les grévistes qui peuvent bloquer le pays plus de 3 jours !

Puis re-belote au sujet de l'autorisation donnée à un organisme HLM de vendre des logements aux locataires occupants.
Certes, les logements sont vétustes, mais l'organisme est tenu de les réhabiliter avant de les vendre, et le locataire est libre d'acheter ou non sans risque d'être mis à la porte s'il n'achète pas. Et avec des garanties en cas "d'accident de la vie".
L'ancien maire qui aime décider pour les autres s'y est opposé avec des arguments dogmatiques.
Nous avions déjà débattu de cela lors du précédent mandat.
Nous n'étions pas d'accord, mais ce n'est pas dans sa nature d'admettre qu'on puisse avoir des convictions différentes. Et il le fait savoir bruyamment.

A ce sujet qu'a t'il fait pour que cet organisme réhabilite ces immeubles ?
Nous, nous y étions bien arrivés : une première série d'immeubles avaient été réhabilitée pendant notre mandat.
Le maire a rappelé qu'il veillerait au respect des engagements de l'organisme HLM.
Je partage son point de vue, étant moi-même convaincu que chacun est libre de la conduite de sa vie et qu'il est préférable d'être propriétaire à l'aube de sa retraite (j'avais déjà traité ce dossier et expliqué comment, avec les aides et garanties, le coût de l'emprunt était équivalent à celui du loyer pour des petits revenus voir blogs "toujours égal à lui-même" du 23.11.12 et "étonnant" du 27.11.10)

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10 juillet 2014

Sollicitations

Nous sommes sans cesse sollicités pour des rendez-vous.
Pour un diagnostic, un abonnement téléphonique, une mutuelle ... soit par téléphone, soit par prospectus type "avis de passage".

Se méfier de ceux qui viennent de la part de la mairie, EDF, GDF, ORANGE ...
Ne pas oublier que laisser sa porte fermée est une bonne garantie contre toute commande intempestive. Après tout, vous n'avez rien demandé.
Si vous cédez à la curiosité, une règle : toujours vérifier qu'il s'agit de vrais professionnels, qu'ils ont une adresse fixe, un téléphone fixe, une inscription au registre des métiers, du commerce, et qu'ils soient assurés pour ce qu'ils font.
En principe, ils sont déjà repartis.
Et si vous êtes tentés ; prudence, demander un ou des devis comparatifs ... et si possible à des entrepreneurs locaux et connus.

Parmi ces solliciteurs, certains sont évidemment honnêtes, d'autres pas trop et certains pas du tout.
C'est pourquoi je vérifie toujours (déformation professionnelle) les renseignements qu'ils donnent lorsqu'il s'agit de "bâtiment".
Aujourd'hui, il s'agit d'une entreprise qui met en oeuvre un procédé (il y en a beaucoup d'autres) contre la remontée d'humidité dans les murs.
Ils indiquent en garantie ou référence  : un rapport d'enquête SOCOTEC : demandez-le, lisez-le, ça peut être instructif et vérifiez s'il y a une date limite de validité ;
et des attestations BCCA/CSTC : il s'agit d’un système belge de management de la qualité, de la sécurité et/ou de l’environnement.
C'est certainement bien, mais pas français.


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09 juillet 2014

Une belle ville

Certaines villes ou régions possèdent un patrimoine ancien exceptionnel qui attire les touristes.
Certaines villes ou régions se sont créé un patrimoine moderne remarquable qui attire les touristes.
Notre sud de l'Aisne, et Villers en particulier accueille des touristes que je qualifierais de spécialisés : (des amateurs de Dumas, Racine, des traces de la guerre ...), ou de passage sur le chemin des cathédrales, des vins de Champagne, de Center Parcs, ou s'égarant autour de Compiègne ou Pierrefonds.
Notre ville ne démérite pas, mais elle n'attire pas spécialement, bien que les touristes de passage trouve jolie la forêt est le centre ville.

Alors pourquoi pas (je l'ai dit souvent) profiter d'un futur aménagement du parc pour en faire un jardin moderne créé par un paysagiste talentueux. Il y a toute une clientèle pour ce type de jardins.
Je rappelle aussi pour mémoire l'apport économique (entreprise ou artisanat local mais aussi tourisme de plus en plus important) créé par la filière bois au Voralberg ou au Tyrol : la plupart des bâtiments neufs (industriels, publics, logements...) sont à ossature bois et d'architecture soignée.
Vous ne voyez plus comme "chez nous" des bâtiments industriels en bardage triste est sans recherche. Les industriels soignent l'image de leurs bâtiments car ils savent que c'est le premier regard sur l'entreprise ou l'atelier qu'en ont les acheteurs ou les donneurs d'ordre.
Et pour avoir visité plusieurs fois ces régions, je peux vous dire que le pari est gagné : économie prospère, touristes très nombreux.

A ce titre le fabricant de panneaux bois KLH est devenu leader dans le domaine.

Le moderne peut cohabiter avec l'ancien.

C'est pourquoi je suis triste de constater que de bonnes âmes, vraisemblablement avec les meilleures intentions du monde, mais ayant perdu toute culture peuvent arriver à faire du très laid récent. A l'entrée de la ville qui plus est !

Voyez le mur refait rue Pelet Otto :
Il se réalise actuellement un décor type "fausses chaînes". Cette technique était utilisée pour renforcer les murs en pierres. Tant qu'à faire un pastiche, autant le faire bien. Ce qui est fait est une fausse note.
Comment ne pas se rendre compte qu'il aurait fallu calculer les différences de hauteur du mur en fonction de ce futur décor.
Il est pourtant évident que ces différences de hauteur devaient être en alignement de ces chaînes, et régulières.
Quelle perte de savoir-faire ! Voilà comment petit à petit on défigure une ville, ou tout du moins on la rend insipide et banlieusarde.

mur

mur1mur2

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07 juillet 2014

Villers et les médias

Ouf ! Les médias parlent de Villers en termes positifs.
Grace à Myriam Bourhail qui a obtenu la meilleure note de France au bac.
Félicitations à Myriam.
Et souhaitons lui pleine réussite dans ses études à venir.
Il est souvent fréquent d'entendre dire que la démission des parents est à l'origine de l'échec scolaire, ce qui est vrai.
Dans le cas présent, l'engagement de sa famille mérite aussi d'être remarqué et salué. Tous leurs enfants font de brillantes études.
Notre jeune bachelière souhaite faire des études de médecine.
Espérons qu'elle s'installera à Villers en qualité de généraliste, car toute une génération vieillissante de médecins va bientôt partir en retraite.
Et nous ne voyons pas de jeunes praticiens commencer à préparer la relève.
C'est inquiétant pour tous les patients potentiels (ou actuels) que nous sommes.

Et qui soignera nos médecins retraités ?
 

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04 juillet 2014

Communication

Difficile pour les élus de résister aux sirènes de la communication.
A Villers, l'ancien maire avait fait fort : doublement du budget dès sa prise de fonction (et plus encore au fil du temps).
Doublement de la fréquence de parution d'un bulletin au contenu plus tourné vers la propagande que vers l'information.
Des pseudo interviews d'élus. L'embauche d'un chargé de communication.
Du lourd financièrement, mais bien léger en termes d'information.
Sans compter une intrusion dans laquelle je m'étais toujours refusé de mettre les doigts : répondre aux tribunes de l'opposition (que le maire a la possibilité de lire avant de faire rédiger sa propre réponse sous la plume d'un adjoint - ou du conseiller-com)

M. Briffaut qui a comme moi habité dans un immeuble, sait pourtant le nombre de bulletins municipaux non lus que l'on retrouve dans les poubelles.
Ce bulletin est donc dispendieux par rapport à son audience.

Et pourtant, peu de changement.
Sauf un, de taille : la suppression des tribunes de l'opposition 2 parutions sur 3.
Sauf si aucun élu ne rédige de texte dans ces bulletins vides de tribunes, il est contestable de priver l'opposition d'expression. Les juges le confirment.
Certes, ces tribunes ne sont pas toujours intéressantes, loin s'en faut, et souvent éloignées des préoccupations locales, mais c'est l'expression de la démocratie.
Un premier accroc ?

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03 juillet 2014

Fin du panneau

Ce panneau placé à l'entrée de la rue du général Leclerc connaît beaucoup de vicissitudes.
Mal placé, sur des emplacements mal positionnés qui font que les véhicules en stationnement gênent le passage des piétons malgré la largeur du trottoir, ce panneau est très régulièrement tordu.
Aujourd'hui, il est à terre. Symbole de l'ère Pruski ?

P

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01 juillet 2014

Cantine

Ca y est, nous sommes quasi champions du monde.
Mais cela ne change rien à notre vie quotidienne.
La dernière polémique locale a porté sur les tarifs de cantine.

Bon service à la population, en contrepartie d'une grosse dépense pour la ville.
L'ancien maire n'a jamais été capable (malgré plusieurs demandes orales ou écrites) de nous dire combien coûterait un repas après la construction de la deuxième cuisine centrale.
Facile pour lui de parler de ce qu'il ne connaissait apparemment pas : le prix du repas.

D'expérience, ce prix, amortissement, transport, surveillance des enfants et repas, tourne autour de 10 euros (fourchette plutôt basse).
Avec cette nouvelle cuisine, il va y avoir plus de repas servi, et donc de façon purement comptable, plus de dépenses à la charge de la ville.

Que certains enfants y prennent un des seuls repas équilibré de la journée est certain.
Je ne m'étendrais pas sur le sujet, mais on sait que manger équilibré coûte plus cher que faire des pâtes, mais ne l'oublions pas, moins cher qu'une pizza surgelée. 
Mais dès lors que le coût facturé du repas de cantine est équivalent à un prix de repas super économique chez soi, "gardiennage" de l'enfant en plus, il n'y a pas de raison de crier au scandale.
Les principales raisons d'être d'une cantine sont de permettre d'assurer un repas aux enfants des parents qui travaillent (ou qui doivent s'absenter pour une raison personnelle), et d'éviter de longs transports à des élèves qui habitent loin de l'école. Et aussi de fournir un repas équilibré.
C'est un service public coûteux pour la collectivité, chacun doit donc y participer à juste proportion, mais à minima à hauteur de ce que coûte un repas familial.

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