Le blog de Renaud BELLIERE

15 octobre 2014

L'Aisne la honte !

Du grand délire.
Que des journalistes puissent se prêter à cela laisse rêveur sur la qualité de la vérification de l'information diffusée par certains médias.
Le choc des photos ... mais aussi le poids des mots !

Copiez ces adresses et lisez.
Les bras m'en tombent.

http://www.lemouv.fr/diffusion-fn-a-villers-cotterets-comment-ca-va 

http://www.lemonde.fr/politique/portfolio/2014/10/13/le-front-national-a-la-conquete-de-l-aisne_4505228_823448.html

Morceaux choisis sur lemouv. 

Je les vois en fermant mon restaurant, ces hommes qui se mettent à plusieurs pour aller casser du noir et de l'arabe. Ils sont en train de monter nos quartiers les uns contre les autres mais personne ne dit rien. Maria Anna tient une pizzeria dans le centre de Villers Cotterêts

A Villers n y'a jamais rien qu'est fait pour nous à part le foot. On n'a pas de centre social, pas de local associatif et même pas de mission locale ! s'énerve Wallid, 21 ans.

Pour les non cotteréziens : je n'ai pas encore entendu parler de ces hommes qui cassent du noir et de l'arable.
Il y a une antenne "mission locale", il y a environ 90 associations (il suffisait de se rendre au forum des associations), il y a des activités périscolaires, Villers est réputée pour la qualité de ses équipements sportifs, plutôt surabondant par rapport à la taille de la ville.
En cas d'ennui pathologique, les Petits boulots, Restos du coeur, Secours catholique, Croix rouge et les associations en règle générale seraient ravies de recevoir de l'aide de gentils bénévoles.
Un Moyen de se rendre utile !

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14 octobre 2014

Plus c'est gros ...

Monsieur Pruski n'a peur de rien.
Il reproche à la nouvelle municipalité d'avoir jeté aux oubliettes la maison des associations.
D'abord on n'en sait rien, mais surtout, sa première décision à peine élu a été d'ARRETER le projet de la maison des associations que nous avions lancé.
Cette maison, située près du stade côté collège Max Dussuchal devait également abriter un local de rangement pour les associations sportives.

Le local de rangement a été réalisé (ailleurs). Pas la maison des associations (ça coûtera donc plus cher lorsqu'elle se fera).
Allez visiter les très vétustes locaux de la Croix Rouge ou du Secours catholique qui font pourtant beaucoup pour les cotteréziens dans le besoin.
Et vous comprendrez immédiatement ce que signifiait la solidarité à la "sauce Pruski" envers les plus démunis.

Mais un mensonge, plus c'est gros, mieux ça marche.

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11 octobre 2014

Ecotaxe

Ségolène voulait être ministre. Elle l'est. Pourquoi ?

L'écotaxe sera payée par les utilisateurs d'autoroutes (nota : souvenez-vous la colère de Bayrou lorsque les concessions en ont été confiées au secteur privé). Et le démantèlement des portiques par le contribuable.
N'aurait-il pas été préférable de baisser le prix des autoroutes et maintenir l'écotaxe ? Cela aurait peut-être calmé les routiers. Pas les bretons puisque leurs (presque) autoroutes sont gratuites.

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09 octobre 2014

Passion d'entreprendre

Mardi après-midi, les entrepreneurs de l'Aisne avaient rendez-vous pour un colloque dont le thème était Passion d'entreprendre.
Témoignages d'entreprises qui ont choisi de s'installer dans l'Aisne et d'entreprises qui innovent. Avec en point d'orgue, une conférence-débat avec Luc Ferry : bousculer le présent pour bâtir l'avenir.

Je trouve ahurissant dans ce pays que la déclaration "j'aime l'entreprise" d'un Premier ministre socialiste fasse la une des journaux et l'objet de critiques de la part de certains syndicats ou élus.
L'entreprise crée l'emploi jusqu'à preuve du contraire. Et on manque d'emploi que je sache.
Que l'on critique certaines pratiques patronales, soit, mais l'entreprise en tant que telle !

Cette manifestation était organisée par les organismes patronaux.
Ce n'était ni les politiques, ni les syndicats non patronaux, mais bien les entrepreneurs locaux qui se mobilisaient pour l'activité et l'emploi dans l'Aisne.

Après-guerre, et depuis de Gaulle, la France a parié sur les grandes entreprises, formant des élites à l'X, Centrale, Ponts ... pour les diriger.
Vous me direz qu'il y a pire maintenant : l'ENA faite pour diriger l'administration sous le contrôle d'élus. Mais ces énarques ont vite supplanté les élus et pris le beurre et l'argent du beurre. Avec le résultat d'un modèle français apprécié des entreprises étrangères qui rachètent peu à peu nos entreprises nationales.

Ces mastodontes créés après-guerre sont devenus des multinationales car l'entrepreneur s'adapte au marché (ou mieux le précède).
L'Allemagne a développé un tissu de PME.
Aujourd'hui les multinationales délocalisent alors que les PME le font peu ou pas.
Mais la France et quelques syndicats d'un autre âge continuent à mettre dans le même sac entreprises et multi-nationales.
Les textes de lois, la fiscalité, le Code du travail, les aides ... tout est raisonné sur le modèle des très grosses entreprises.
Il faut un comptable pour faire une fiche de salaire, il va falloir une personne à quart ou mi-temps pour une petite entreprise pour tenir à jour le compte-pénibilité, il faut un avocat pour licencier si l'activité baisse tant, que c'est le seul rempart contre la fermeture, ...
A 50 personnes, vous devenez une grosse entreprise avec des frais supplémentaires.

Luc Ferry disait que l'économie est mondiale et la politique nationale.
On comprend par ce constat simple l'impuissance du politique sur l'économie.
Alors au lieu de nous sortir de pseudo aides à l'emploi et à l'économie qui n'ont aucun effet pour une PME et ne sont souvent que des effets d'annonce assortis de charges ou difficultés administratives supplémentaires, il serait tellement plus bénéfique de simplifier vraiment la création et l'activité des entreprises.
Est-ce vraiment insurmontable d'avoir une fiche de salaire de 5 lignes, un Code du travail lisible, une sécurisation du contrat de travail délié de l'appréciation du juge ?

A villers, serait-il possible de se pencher sur ce déficit des transports qui coûte 700.000 euros aux entreprises locales ?

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07 octobre 2014

Budget

Notre gouvernement a de fortes chances de devoir revoir sa copie budgétaire.
"Bruxelles" juge, à juste titre, que l'enfumage (qui prospère depuis bien des années et bien avant F. Hollande) lors des présentations budgétaires doit cesser.
Oui, il faut faire des économies, car augmenter l'impôt pour compenser des dépenses qui augmentent et créent du chômage n'aboutit à rien. Et payer finalement pour rien conduit à l'exaspération ... et à une économie parallèle. On sait que déjà, le rendement de l'impôt baisse.
M. Valls peut crier son respect de l'entreprise (ahurissant que cela puisse choquer), l'emploi continue à se délocaliser et pire, les diplômés s'enfuient de la France pour éviter ce carcan réglementaire, fiscal et social.

La gauche n'est plus crédible, même pour ceux qui continuent vaille que vaille à une gauche qui dépense plus qu'elle ne gagne (le modèle français, au demeurant repris par aucune autre nation). La droite à force de guerre intestine et de revenant changeant, repousse plus qu'elle ne rassemble. Le centre, tué par la droite, agonise. Le FN ou plus exactement son chef a les faveurs du moment, mais quel programme ? Il est beau de se raccrocher à un homme, une femme en l'occurrence. C'est arrivé avec de Gaulle. Mais la comparaison s'arrête là. Il avait un projet, il traçait une route, il avait de l'envergure, il était droit.  Qu'en est-il du projet FN à part accéder au pouvoir. Pourquoi ? Comment ?

Et les pilotes grévistes, aussi bien inspirés que la SNCM torpille l'avenir de leur société et de leurs enfants. Demain, on nous annonce que les routiers vont s'y mettre.
Pourquoi ne vont-ils pas bloquer l'Allemagne qui applique cette taxe depuis des années.
Pourquoi tous ces gens tuent-ils réforme et avenir du pays ?

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06 octobre 2014

Pouvoir d'achat

Vous savez que le gouvernement veut augmenter le pouvoir d'achat. Peut-être pour mieux imposer ensuite les contribuables que nous sommes ?

Voici quelques pistes :

les CPAM, caisses primaires d'assurance maladie à statut privé, mais remplissant une mission d'intérêt public (un peu comme les notaires, huissiers, médecins, ...) pourraient utilement être regroupées et mieux contrôlées dans leur gestion.

les grandes surfaces, à l'instar de ce que préconise le gouvernement pour les professions réglementées, pourraient être contraintes d'appliquer une marge nécessaire et suffisante à leur activité. Évidemment les actionnaires et dirigeants en pâtiraient, mais les prix baisseraient et les producteurs souffriraient peut-être moins.

les footballeurs, les grands patrons, dont nombreux sont d'anciens énarques, pourraient, etc ...

Je suis certain que ces sources d'économie représenteraient bien plus que la régulation des notaires, huissiers, médecins, coiffeurs ou même taxis ...

Mais ils ont tellement plus de poids financier

 

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01 octobre 2014

L'affaire

L'affaire locale du moment est bien celle de l'altercation à la sortie de la gare dans laquelle l'adjoint au logement, patrimoine et environnement paraît tenir le rôle principal.

Il est question de la carte tricolore d'adjoint. Cette belle carte avait déjà été remise par M. Pruski à chaque adjoint et conseiller. Ça n'a aucune base légale, mais son existence a donc survécu au mandat précédent.
Franchement, ça sert à quoi ? Pour essayer d'obtenir des passe-droits, pour impressionner ses voisins ? Je sais que la mienne avait rejoint illico la poubelle.
Je rappelle au passage que les cocardes tricolores qui fleurissent sur certaines voitures de maires, adjoints, conseillers généraux sont interdites (elles sont strictement réservées aux parlementaires et membres du gouvernement).

Sinon, attendons les décisions de justice concernant cette affaire car des plaintes seraient déposées.

Du point de vue de la gestion communale, une seule question :
le développement et l'avenir de Villers en matière de logement, patrimoine et environnement sera t'il plutôt urbain ou plutôt cambrousse ?

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30 septembre 2014

En grève

Pourquoi ?

Chaque profession libérale (elles sont nombreuses, allant des interprètes, formateurs, détectives aux auto-entrepreneurs, médecins, avocats, notaires ...)  a décidé de faire grève aujourd'hui.
Le rapport préparé par l'administration des finances à la demande d'A. Montebourg (voir mon blog précédent) pour offrir à l'Europe une réforme facile est si mensonger qu'il a choqué ces professionnels peu habitués à s'arrêter de travailler.
Je passe sur l'absence de corrélation entre le nombre d'heures travaillées et les revenus, ces professionnels ayant encore souvent la possibilité de travailler le temps qu'ils veulent, c'est à dire beaucoup.
Un des gros soucis est l'ouverture des sociétés des professions libérales aux actionnaires.
On a vu les ravages que cela a fait à la Poste et France Telecom où le profit a remplacé le service ... avec une baisse des prix furtives.
On voit le ravage fait par les grandes surfaces qui n'ont jamais baissé leur marge, mais simplement étranglé de plus en plus les fournisseurs qu'ils ont vont chercher dans les pays les plus pauvres. Étonnant que le gouvernement n'ait pas imaginé brider leur marge. Il y aurait peut-être trop de gain de pouvoir d'achat ? Mais les lobbies des groupes capitalistes sont bien puissants, plus que celui des professions réglementées (et non protégées, je vous ai déjà expliqué la différence).
Une profession libérale est une profession offrant un service d'intérêt public, mais exercé par des privés dans un cadre réglementaire strict, avec une formation très encadrée.
Pour parler de la pharmacie par exemple, vous n'empêcherez pas la grande surface à exiger de ses pharmaciens une certaine rentabilité et un certain chiffre. Comme aujourd'hui à la Poste ou à France Telecom. Vous pensez vraiment que le conseil sera toujours le bon ?
Et de pression en pression, je pense que l'origine des médicaments pourra être de plus en plus floue.
Nous vivons un monde merveilleux.

P.S. une grève de profession libérale : ça signifie bureau fermé, mais la plupart du temps, les gens bossent quand même sur les dossiers car le respect du client reste le moteur principal pour ces libéraux.
J'espère qu'il n'y aura pas trop de pilotes malades aujourd'hui ...

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26 septembre 2014

professions libérales

Dégager 6 M€ de pouvoir d'achat en libéralisant les professions protégées.

Voici l'idée vendue dernièrement par le gouvernement. Annonce plus faite pour essayer de démontrer aux européens que la France fait de grandes réformes plutôt qu'à destination des consommateurs que nous sommes tous.

Le rapport dressé par l'Inspection générale des finances circulait par bribes (une soixantaine de pages). Le gouvernement l'a enfin mis "en ligne" avant-hier : 869 pages.

Tout d'abord, les professionnels protégés sont les énarques et les fonctionnaires. Les professionnels libéraux sont des professionnels réglementés. C'est différent : cela signifie qu'ils ont une formation validée par un diplôme, qu'ils ont une déontologie (et peuvent être interdits d'exercer s'ils font une faute grave), que leur casier judiciaire est vierge, qu'ils sont soumis au secret professionnel, qu'ils sont assurés pour les actes qu'ils font ... Il est quand même mieux d'avoir à faire à un médecin diplômé, un huissier assermenté ... Certaines de ces professions appliquent un barème décidé par l'Etat.

Alors comment gagner 6 M€ de pouvoir d'achat en libéralisant les professions protégées ?

Je vous jure que c'est vrai :

Vous prenez des gens et leur posez 2 questions : à votre avis combien gagne tel professionnel ? A combien estimez-vous ce que devrait gagner ce professionnel ? Ensuite, l'Etat regarde le revenu médian (ce n'est pas une moyenne, mais le montant situé entre le plus haut et le plus bas). Vous comparez et calculez la différence entre le revenu médian et le revenu estimé correct par l'homme de la rue; vous multipliez par le nombre de professionnels, vous ajoutez les professions et vous trouvez 6 M€.

Impressionnant de la part du ministère des finances.

Pour ma profession d'architecte : coup de chance si je puis dire, les estimations du public sont supérieures à la réalité (il est vrai que nous sommes en liberté des prix depuis des décennies).

Je vous redonnerai quelques autres informations plus tard. Ce texte est déjà bien long.


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25 septembre 2014

NAP

Villers-Actu se fait l'écho d'un évènement qui s'est produit dans le cadre des NAP (ce nom donné pour les activités extra-scolaires, les fameux rythmes scolaires)

Je cite sans rien modifier :
"Et voilà 1er accident dans les NAP (enfin en tout cas c'est le 1er qu'on me rapporte) Ce vendredi a l'ecole de Pisseleux (Haute Borne) un enfant s'est cassé la cheville et personne n'a rien dit . Sa maman l'a recuperer comme ca et emmené aux urgences. verdict cheville cassée il est donc platré : BRAVO !!! :("

Pour ma part, l'information que j'ai est qu'heureusement la cheville ne serait pas cassée, mais qu'il s'agirait d'une entorse, faite en jouant au football.

Un accident est toujours très regrettable. Est-ce pour cela que l'organisation de ces NAP est dangereuse. ?
Travailler avec des enfants n'est pas une sinécure : joueurs, souvent dissipés, imprudents, le pépin plus ou moins grave est toujours possible; c'est l'anxiété pour ceux qui ont des enfants en charge.
La difficulté est l'appréciation de la gravité. Une entorse peut, par exemple, ne pas se déceler au premier coup d'oeil lorsque les muscles sont "chauds".
La prudence est d'appeler les parents et d'apprécier s'il faut prévenir le SAMU.
Pas facile, facile. On ne peut pas appeler le SAMU en permanence.

Affaire à suivre.

D'autres affaires beaucoup plus graves et inquiétantes ne font l'objet d'aucun suivi par la presse : celles des accidents mortels ou très graves sur les routes à cause d'un véhicule qui quitte sa route sans explication.
J'ai très récemment été frôlé par un véhicule qui partait sur sa gauche, avec son conducteur les yeux sur son portable.
Pourrait-on avoir des chiffres sur ce type d'accidents ?

Posté par BELLIERE à 06:39 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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