Vous connaissez mon leitmotiv concernant la dette et par conséquence directe l'usage de l'impôt.
Chacun aujourd'hui encense François Mitterrand, et Jacques Chirac, devenu "grand père des français". L'homme est sympathique (du moins médiatiquement car je ne le connais pas). Mais ces présidents (et le nouveau) ont laissé filer la dette.
Et avec eux des ministres divers dont MM Rocard, Balladur, Juppé, Sarkozy, Coppé, Mauroy, etc ...
Aucun n'a voulu ou pu stopper le développement de cette gangrène française (française pour son montant). Aucun n'a voulu ou pu diminuer les dépenses de l'état. Et l'opposition n'a jamais été citoyenne sur ce point. Ceci explique peut-être pourquoi d'autres pays ont pu le faire.
On peut applaudir le travail de fourmi de M. Dosière qui, année après année, dénonce les dépenses de l'Elysée, toujours croissantes. C'est un symbole, mais hélas une goutte d'eau.
Alors je trouve indécent aujourd'hui que des membres du gouvernement (et le Figaro reprenait tel que,et sans analyse, l'information) accusent les régions et départements d'avoir embauché à qui mieux mieux depuis 20 ans.
C'est vrai que ces collectivités auraient dû mieux faire en ce domaine, mais comment l'état peut il avoir le culot de ne pas rappeler qu'il a fallu que ces collectivités embauchent le personnel que l'état débauchait en transférant les routes, le personnel d'entretien des lycées et collèges, le RMI, etc ... Pour ce personnel, l'état n'était même pas capable de dire combien il avait de personnes (véridique !).
Et malgré ces transferts, l'état n'arrive pas à désendetter le pays, bien au contraire.
C'est un mal bien français que de ne pas vouloir faire des économies et de ne pas avoir le courage de dire NON à certaines dépenses.
Les signes de notre appauvrissement sont bien réels : il va falloir consacrer l'argent public qui va se raréfier à des missions essentielles. Et ceci est valable pour l'état, mais aussi pour les collectivités territoriales et les villes.
A ce propos, j'attends toujours copie de l'audit que j'ai pourtant payé.
Le lecteur qui me trouvait critique a certainement raison, mais je ne me guérirais pas : je pense qu'il est de mon devoir d'élu de dénoncer le gaspillage d'argent public. Pour Villers, nous avons dû augmenter l'impôt pour rétablir les finances; et j'en suis malade de voir l'utilisation qui en est parfois fait maintenant. Les cotteréziens ont déjà suffisamment payé pour qu'on respecte leur argent.