29 janvier 2013

Budget : mode d'emploi

Lors du dernier conseil municipal, nous avons relevé que le fonds de roulement était particulièrement élevé, dépassant le budget d'investissement.
Le fonds de roulement est l'argent qui dort dans les caisses de la ville.
2, 3 mois de réserve sont en pratique un maximum à ne pas dépasser pour un bon gestionnaire, car au-delà, c'est qu'on a trop "tiré" d'impôt.
Je vous ai déjà raconté qu'en tout début de mandat, M. Poirier nous avait reproché d'avoir trop de fonds de roulement (cela représentait à l'époque 4 mois de réserve, mais il restait des factures à solder). Aujoud'hui, nous dépassons l'année ...
A ces remarques, l'adjoint aux finances a expliqué que des dépenses allaient être faites (cantine pour maternelles, extension de la halte-garderie, réfection du centre-ville si l'assurance remboursait mal). Bien qu'aucun chiffrage précis n'ait été donné, les bribes de chiffres égrenés par l'adjoint donnent un total proche du fonds de roulement actuel.
Mais c'est oublier que ces dépenses vont s'étaler sur 3/4 années budgétaires (c'est-à-dire grosso modo par an l'équivalent de 30 à 50 % du fonds de roulement actuel)
La bonne gestion voudrait que l'on baisse les impôts. Le maire a dit que ça ne se faisait pas, que ça ne s'était jamais fait et que telle était donc sa politique.
Rien d'étonnant de la part d'un maire qui défend SA ligne politique. Nous ne sommes pas d'accord avec lui, mais c'est son droit.
J'ai été beaucoup plus étonné lorsque interrogé par un correspondant de presse, celui-ci m'a répété les arguments du maire pour que je les commente (je lui ai donc expliqué ce que je viens d'écrire), puis qu'il ait voulu me convaincre avec insistance que le maire avait raison car une recherche internet lui aurait prouvé qu'aucune ville ne baissait les impôts, et que la ville envisageait des dépenses.
J'avoue être tombé de haut car le raisonnement est doublement faux :

1 - ça n'est pas, parce que l'habitude est de ne pas baisser l'impôt, qu'il faut en rejeter l'idée. Je peux comprendre qu'on ne baisse pas l'impôt en période faste pour équiper de plus en plus une ville, et qu'en période de "petite crise", on s'en serve pour relancer l'économie. Mais en période de "forte crise", on peut avoir un autre raisonnement. 

2 - l'impôt sert à couvrir les dépenses. En période faste, on ajuste les dépenses à l'impôt. En période de crise, on pourrait intelligemment  ajuster l'impôt aux dépenses strictement nécessaires (et aux capacités financières d'une population qui va déjà être fortement taxée par l'Etat)

Mais ce raisonnement facile qui est de dire qu'on ne baisse pas l'impôt et qu'on dépense ce qu'on a, ne pourra tenir que tant que le contribuable pourra être ponctionné.
C'est d'ailleurs ce que fait notre actuel gouvernement qui, ayant augmenté l'impôt, relance les dépenses (retraites, rythmes scolaires, enseignants ...). Notre maire est de la même veine.

En tous cas, chères cotteréziennes et chers cotteréziens, nous avons actuellement payé un an de budget d'investissement pour rien, car le maire l'a dit : l'impôt ne baissera pas. Il augmentera d'ailleurs de 1,8 % en 2013 alors que les dépenses prévues sont déjà grandement financées par le fonds de roulement. Décidément, la mécanique des finances locales a beaucoup de mal à être comprise.

Mais si vous aimez cette politique, ne boudez pas votre plaisir lors des prochaines élections.

 

Posté par BELLIERE à 05:17 - Commentaires [11] - Permalien [#]

Commentaires sur Budget : mode d'emploi

    Moi je pense que le raisonnement est de remplir les caisses pour pouvoir tout dépenser avant les élections de façon à laisser des caisses vides à ses successeurs et ainsi pouvoir dire : mais eux non plus ne diminuent pas les impôts .....

    Posté par Dénié, 29 janvier 2013 à 07:04 | | Répondre
  • C'est peut être pour financé un gros gros gros pot de départ ?

    Posté par C, 29 janvier 2013 à 11:21 | | Répondre
  • Alors que chaque contribuable prolonge le raisonnement absurde tenu plus haut en réclamant le trop perçu .

    Étant donné le peu d'émoi suscité par le montant de ces impôts scandaleusement élevés , on peut en déduire que bien peu ,ici, s'acquittent de ces taxes .

    Une taxe est souvent inique.
    À Villers, elle l'est doublement .

    S'expatrier serait une solution au goût amer d'abdication.
    Mais ,sans nous, comment financer partiellement ces dépenses compulsives ?

    Je reste au titre d'une ancienneté et non par solidarité .
    Celle-ci est trop souvent à géométrie variable pour être crédible .

    Posté par WeiWei, 29 janvier 2013 à 13:25 | | Répondre
  • Je pense tou pareil que Dénié, son pas à un culot prés cé Jambier!
    Gardé lé bien eau chaude, cé ti pas demain la saint bling bling, qui zauront pas fini encore tous de trinqué sur notre compte et à nous autres Santé!

    Posté par Poliveau, 29 janvier 2013 à 19:22 | | Répondre
  • je mens, donc je suis... comme d'hab

    Posté par casse-croute, 29 janvier 2013 à 19:35 | | Répondre
  • Salut mec, ça va? tu vas bien? Une dernière pour la route.... TAXE
    Nous sommes les frères qui rapt TOUT !!! ......................................
    http://www.youtube.com/watch?v=zl9D4JenPxQ

    Posté par j'toffre impôt??, 29 janvier 2013 à 19:42 | | Répondre
  • Quelle grande peine de lire celà ! Ce Monsieur Prusky n'aura pas été pour Villers-Cottêts le maire qu'il fallait! J'espère qu'il n'aura pas l'audace de se représenter mais surtout qu'en face de lui une liste unie, démocrate, non sectaire, ouverte a tous sera bien présente, si tel était le cas ce serait formidable et toute cette bande de profiteurs,d'amateurs de pots en tous genre, de colériques serait aux oubliettes mais malheureusement aura laisser des vilaines traces dans la patrie de Dumas !!!!!!!

    Posté par valentine, 30 janvier 2013 à 10:24 | | Répondre
  • D'accord avec Valentine, on est ouvert d'esprit, bénéfice du doute est accordée à une nouvelle équipe qui se présente et qui a rencontré le choix des électeurs.
    Mais que dire au final, de ce qui se passe là?
    Un homme est élu et on ne peut pas s'entretenir avec lui? On ne peut pas débattre avec lui d'un problème? Lui avoir donné ces voix, c'est pratiquement lui avoir donné tous les pouvoirs, une sorte de droit de vie et de mort sur la destinée de la commune, de ses habitants et de ses fonctionnaires, le pouvoir de décision absolu sans avoir à répondre aux questions, sans avoir à consulter quiconque? Comme cela, comme ça lui passe par la tête lorsqu'il se lève de mauvaise humeur le matin ou qu'un conseiller (mauvais, mais bardé de pins pour la gloriole ) qui n'ait jamais le payeur final, l'a influencé par un tour néfaste que sous-tend simplement un intérêt personnel, quand ce n'est pas le sien qui est directement en jeu? On ne devrait pas disperser, diviser l'action sociale pour qu'elle porte effectivement ses fruits, c'est même prévu réglementairement d'ailleurs tant c'est mauvais pour les gens qui sont dans une situation de détresse sociale. Le Bel Philippe n'avait paraît-il que la raison d'état en tête, c'est du moins ce qu'il prétendait pour justifier que les français aient tant à souffrir. Ce n'est pas ainsi que je conçois le socialisme, l'esprit altruiste qui est contenu dans cette pensée politique, la belle idée qu'on s'en fait et qu'on aimerait concilier avec l'esprit d'entreprise et la création de richesses favorables à la société et à ses citoyens. La réussite du système suppose un échange constructif entre tous les intervenants, tous les pôles d'action, la mise en relation de tous les postes, les uns à l'appui et aux services des autres si l'intérêt général y sommeille et même si cela veut dire " travailler aussi avec l'opposition". Mais qu'est-ce que c'est que ce cloisonnement de fait, cet ostracisme de principe, ce rideau de fer baissé pour interdire tout passage: aucun drapeau blanc à l'horizon, jamais! Toujours cette guerre de position sans ambition et stérile qui ne revient qu'à faire du mal aux gens, un par-ci touché, un par-là touché et au bout du compte quand même un paquet de monde tout à fait dégoutté à bout portant. C'est n'importe quoi d'agir systématiquement de cette façon.

    Posté par Jean-Claude, 31 janvier 2013 à 12:32 | | Répondre
  • Bravo Jean-Claude, si seulement ce que vous dites pouvait être positif et faire réfléchir ! Au moins celà est rassurant que des personnes comme vous lisent ce blog! MERCI

    Posté par VALENTINE, 31 janvier 2013 à 17:06 | | Répondre
  • L'Union et le Conseil municipal du 24 janvier.

    Concernant le conseil municipal du 24 janvier dernier, je vous invite à lire le compte rendu qui en est fait dans le l'Union d'aujourd'hui, jeudi 31 janvier...
    .
    Le journaliste semble avoir bien été briefer par l'équipe en charge des affaires de la ville.

    C'est la vie en rose à Villers-Cotterêts, je cite :

    "Avec une volonté affichée de maîtrise des dépenses de fonctionnement...",
    "Les dépenses couvrent les projets terminés dans l'année mais également les projets en cours..."

    L'opposition ? : "Elle l'a (le budget) assez peu discuté".

    Le journaliste concède, tout de même, que la principale intervention de l'opposition portait sur le fonds de roulement. Mais le journaliste n'en dit pas plus...on ne saura pas quelles questions ont été posées par l'opposition...

    Par contre, nous avons droit à la retranscription de la réponse de l'adjoint aux finances....C'est d'ailleurs avec ses propos que le journaliste conclue son article.

    Ce qui est certain, c'est que ce journaliste, qui ne signe pas son article, ne risque pas de se fâcher avec l'équipe actuelle. Gageons qu'il a d'ores et déjà sa place de réserver pour le prochain conseil. Il fait si bien son travail.....

    "Suis la ligne du parti, la ligne du parti, la ligne du parti", Alain Chanfort, "Bons baisers d'ici" extrait de l'album "Secrets glacés", 1983.

    http://www.jukebo.fr/alain-chamfort/clip,bons-baisers-dici,uxvl5.html

    Posté par oncle picsou, 31 janvier 2013 à 20:13 | | Répondre
  • UN PEU DE GRAMMAIRE et tout est compris dedans pour le même prix.

    "Le substantif désigne:

    - ou une substance réelle comme LIVRE,
    - ou une substance fictive comme VERTU...

    IDOLE:

    ce substantif féminin a été mis au masculin par La Fontaine:

    "A la fin se fâchant de n'en obtenir rien,
    Il vous prend un levier, met en pièces l'idole,
    le trouve rempli d'or." [Fab.8, Liv IV]


    OFFICE:

    Ce mot masculin est seulement féminin, lorsqu'il signifie:

    - GARDE-MANGER,
    - PREPARATION DES DESSERTS,
    - LIEU OU ON LES PREPARE "

    exemple

    " Ah que voilà de belles offices, on peut y travailler au grand oeuvre, regarder SECRET STORY à la recherche du secret de faire de l'or car un bel écran plat y est installé et l'on peut tirer leurs rideaux neufs sur la peine qu'on y prend à cuisiner des desserts et les déguster entre amis de flambyserie."

    Posté par VINCENTD LESAVU, 25 mars 2013 à 20:59 | | Répondre
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